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4 jours après une première sortie poussive contre les faibles Islandais (3-2), l'équipe de France doit montrer un autre visage pour balayer les doutes contre la Serbie, ce jeudi.

Sans faire injure à l'Islande, battue sur le fil dimanche, ni aux Estoniens, que les Bleus affronteront le 5 juin au Mans, les Serbes sont assurément les adversaires les plus coriaces proposés aux troupes de Laurent Blanc d'ici le 6 juin, date de leur arrivée à leur camp de base de Donetsk. Même si elle n'a pas su se qualifier pour le Championnat d'Europe, la Serbie devrait opposer des arguments bien plus consistants et aucun écart, comme ceux entrevus contre les Nordiques, ne sera toléré.

« Pas prêts »

"On n'est pas prêt", avait lâché dimanche Laurent Blanc. Il s'agira donc de savoir où en sont les Bleus et quel est leur réel état de forme à un peu plus de dix jours de leur entrée en lice à l'Euro, le 11 juin contre l'Angleterre. Montent-ils petit à petit en puissance, ou les errements défensifs constatés dimanche sont-ils des signes avant-coureurs d'une nouvelle débâcle? Le capital confiance semble en tout cas au plus haut. L'équipe de France est certes passée tout près de la catastrophe dimanche mais elle a montré des ressources mentales pour finir par l'emporter et porter à 19 rencontres sa belle série d'invincibilité. C'est le principal enseignement, mais pas le moins négligeable avant d'aborder un grand tournoi.

Les deux grands évènements de mardi, l'officialisation de la liste des 23 et les départs de Yoann Gourcuff et de Mapou Yanga Mbiwa, ne sont pas non plus de nature à créer un traumatisme, le milieu lyonnais étant totalement marginalisé au sein du groupe alors que le défenseur montpelliérain était déjà tout heureux de figurer dans une pré-liste élargie.

Transformer l’essai

Reste à gommer les carences entrevues dans le jeu face aux modestes Islandais, et elles ont de quoi jeter le trouble. Il est très probable qu'en raison du faible laps de temps séparant les deux matches, Blanc fera tourner son effectif avant d'aligner son équipe-type pour l'Euro contre l'Estonie. Mais quel que soit le onze de départ, les Bleus devront rassurer sur un point essentiel: la tenue de la défense. Le quatuor de derrière (Debuchy-Rami-Mexès-Evra) a sérieusement tangué devant l'impact physique des colosses Islandais.



Même si le sélectionneur décide de faire souffler les titulaires et donne sa chance aux remplaçants, il faudra guetter le comportement de l'arrière-garde tricolore contre une équipe bien plus technique, dirigée depuis à peine dix jours par l'ancien international yougoslave Sinisa Mihajlovic. Des réponses sont également attendues sur le front offensif. Franck Ribéry doit ainsi confirmer que sa belle entrée en jeu en fin de rencontre dimanche à Valenciennes et son premier but en bleu depuis plus de 3 ans (1er avril 2009) ont constitué un déclic. La complicité entrevue avec Olivier Giroud, qui devrait être titulaire après ses deux belles passes décisives dimanche, est aussi gage de belles promesses. Il ne manque plus qu'à transformer l'essai.

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