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Retrouvez tous les enseignements et faits marquants de la 3ème journée de Ligue 1.

Le top du week-end : Lens

Lorsqu’il a repris ses fonctions, au cœur d’un été agité, Antoine Kombouaré a immédiatement demandé des renforts. Mais le paradoxe, c’est que ses éléments importants de la dernière campagne lui ont offert un beau cadeau pour débloquer le compteur de Lens dans l’élite, au terme d'une rencontre maîtrisée, sur la pelouse de Gerland. Pour les configurations des matches à l’extérieur, au moins, le club artésien a trouvé son style. Celui d’une machine à contre-attaque, avec une coordination intéressante sur chaque attaque rapide et un vrai danger pour l’adversaire dans les phases de transition. Lyon a pu l’attester, en multipliant les erreurs, dans la relance comme dans le placement. La défense rhodanienne a été mise au supplice sous les coups de butoirs incessants de Touzghar et Coulibaly. Ce dernier, très précieux dans ses appels, s’est mué en passeur pour Nomenjanahary dès le début de la rencontre en profitant d’une intervention manquée de Koné, et aurait pu continuer à soigner ses stats si les Sang et Or avaient concrétisé leurs multiples opportunités de break. La simple énumération de ce scénario interpelle, pour l’OL. Son effectif décimé n’a pas les ressources nécessaires. Ce type de bilan dès le mois d’août est assez alarmant.

Le flop du week-end : PSG

A quoi à bien pu servir la mi-temps pour le PSG, vendredi soir, alors que le score était de 0-0 et l’impression dégagée par les joueurs de la capitale plus que moyenne ? Tenue en échec à Annecy par l’Evian Thonon-Gaillard de Pascal Dupraz après 45 minutes, la formation de Laurent Blanc est revenue inchangée au retour de la pause, autant dans sa composition que dans son animation. Trop de joueurs à la base de la construction (Marquinhos, David Luiz, Marco Verratti, Yohan Cabaye, Blaise Matuidi, Javier Pastore), pas assez dans la projection et dans les 30 derniers mètres adverses. Une domination stérile, une domination immobile : peu de mouvement, des joueurs dans les mêmes zones, notamment sur la moitié gauche du terrain où Matuidi et Pastore ont rarement agi de manière synchronisée. Lavezzi a finalement remplacé Lucas à la 75ème minute, mais c’était bien trop tard - Cabaye avait déjà été exclu pour deux tacles non maîtrisés - et bien trop peu. Un changement d’homme et non de système, un milieu toujours à trois, alors que les matchs précédents avaient montré que Blaise Matuidi n’était pas nécessaire face à ces équipes regroupées bas devant leur but, ces défis tactiques où l’exigence est aussi technique, et où le Français n’est qu’un ralentissement de plus dans la circulation du ballon.

L'oeil tactique du week-end : Monaco et le pressing haut

Leonardo Jardim a sans doute été soulagé par cette victoire heureuse à la Beaujoire. La deuxième période, et les dernières minutes de la rencontre auraient pu bien plus mal se passer. Une fois que Michel Der Zakarian a fait passer la formation nantaise en 4-4-2, et parié sur la qualité de centre de ses ailiers, notamment avec l’entrée de Vincent Bessat sur le flanc gauche, Monaco a terriblement souffert. De la faiblesse de sa défense centrale et du flétrissement de son pressing haut, touché par la fatigue. La première période avait pourtant été encourageante, avec un Falcao important sans le ballon, coupant les lignes de passes entre les deux défenseurs centraux canaris et leur gardien. Nantes, forcé à jouer long, a perdu de nombreux ballons ainsi. Installé dans le camp adverse, Monaco a affiché une vraie compétence à récupérer le ballon haut, mais peine toujours à créer des décalages en attaque placée. Le départ de James, dépositaire du jeu munegu depuis le passage au 4-3-1-2 en fin d’année 2013, n’a toujours pas été compensé, ni par Jardim ni par le mercato.

L'ennui du week-end : Saint-Etienne-Rennes

Ce n’est pas parce que ce Sainté-Rennes a été l’un des deux 0-0 du week-end qu’il remporte la palme dans cette catégorie peu flatteuse… La concurrence était rude dans une journée particulièrement terne, mais l’impression laissée dimanche par les acteurs de Geoffroy-Guichards surpasse le reste. Un seul chiffre, assez ahurissant, plante déjà le décor : il n’y eut que deux tirs cadrés dans cette opposition ! Le rapport de force, pourtant intéressant sur le papier, a mis en exergue les caractéristiques de deux formations athlétiques et sans génie. Rennes, qui était venu pour éviter un revers, aurait même pu arracher un succès sur un contre mal fini. Les Verts, de leurs côté, ont déçu. Après la désillusion du milieu de semaine en barrage aller de Ligue Europa, les hommes de Galtier ont encore montré leurs limites dans un secteur offensif ronronnant. L’effectif a peu bougé, c’est une vertu pour la construction d'un effectif, mais un frein pour son émulation. Ils auraient pu voir le vent tourner, sur un penalty inexistant, mais Erding a personnifié les insuffisances du moment en manquant sa tentative. Sur ce coup, il y avait une justice...

Le geste du week-end : Anthony Martial remplacé après être entré

L’affront a été vu, et revu, dans la longue histoire du foot, mais il ne passe jamais inaperçu. Anthony Martial est entré à l’heure de jeu avant de sortir à la 88ème minute, lors du match de Monaco à Nantes, dimanche soir. Pour le jeune international Espoir, l’impact psychologique de ce petit épisode laissera forcément des traces. Leonardo Jardim a justifié son geste en conférence de presse, indiquant qu’il souhaitait bloquer les côtés en fin de match, mais la liberté qu’il s’est octroyée est un luxe dangereux dans son management. Martial est très jeune (18 ans), il a montré les prémices de son talent la saison dernière, et il pourrait désormais se laisser tenter pour ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière, si une opportunité se présente dans la semaine. Dans le flou qui entoure la situation de l’attaquant, Jardim a aussi assuré vouloir le conserver… Un message officiel pour couvrir un signal abaissant.

 

 

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