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Après une saison 2012/2013 plutôt compliquée, Florent Balmont a retrouvé son meilleur niveau. Et c’est tout le LOSC qui en tire profit.

En difficulté lors de la campagne écoulée, Florent Balmont, l’aboyeur lillois, avait alors donné l’impression de décliner. A 33 ans, il n’y avait dans ce fait rien de vraiment illogique. Au bout de 12 saisons passées au plus haut niveau, il était normal que ce milieu travailleur connaisse une régression. La question était de savoir si elle était irrémédiable ou pas. L’intéressé apporte la réponse depuis l’entame de l’exercice en cours. Malgré le poids de l’âge, le natif de Sainte-Foy-lès-Lyon a su parfaitement se relancer. Son niveau de performances actuel a même de quoi laisser admiratif. C’est simple ; il est l’un des principaux hommes forts d’une équipe qui occupe la 2e place au classement de la Ligue 1 et qui ne cesse d’impressionner par sa solidité.

Pas de regret par rapport aux Bleus

Sous les ordres de René Girard, qui a pris la succession de Rudi Garcia l’été dernier, Balmont a retrouvé toutes ses qualités. Celle d’un brillant récupérateur, efficace mais aussi hargneux et combatif. Titulaire lors de 12 des 14 premiers matches des Dogues, il est aussi redevenu ce leader dont toutes les équipes ont besoin. Avec son pote Rio Mavuba, il compose de nouveau l’une des meilleurs paires défensives du championnat. Une paire qui joue un rôle prépondérant dans l’excellent rendement défensif affiché par la formation nordiste. Sans vouloir s’en attirer les éloges, il n’a pas manqué de le préciser ce vendredi en conférence de presse : « On y prend gout au fait de ne pas prendre de but. C’est quand même beau ce qu’on fait. C’est un esprit de groupe. Il y a Vincent, mais il y a aussi toute l’équipe qui est là pour éviter de prendre ce but et d’en marquer un de plus que l’adversaire ».

Avec ce qu’il est en train de réaliser avec son équipe lilloise, Balmont a de quoi voir l’avenir avec beaucoup d’excitation. Même si, sur le plan personnel, il ne devrait pas être très long dans le football. Il le sait, et c’est profite au mieux des moments présents. Il évite également de se retourner et se rappeler ce qu’il n’a pas pu accomplir durant son long parcours. Comme, par exemple, honorer une sélection en A. « C’est sur qu’à un moment donné, j’aurai bien voulu une sélection. Ca aurait été bien. Mais, je n’ai aucun regret par rapport à cela. Je suis comme je suis et ça se passe très bien » a-t-il affirmé. D’une manière indirecte, en félicitant son ancien coéquipier Mickaël Landreau pour le record, il fait remarquer qu’il pouvait difficilement faire mieux pour taper dans l’œil des différents sélectionneurs : « Quand on a fait autant de matches durant sa carrière, c’est qu’on a été sérieux et régulier ».

Peut-être que la cape en question va finir par arriver et Balmont aurait tort de perdre complètement espoir. Néanmoins, à défaut de vivre les soirées internationales, il a pris comme résolution de savourer les grands matches qui lui restent à jouer, comme celui qui représente ce samedi face à Valenciennes. Un derby où il donnera tout, comme à son habitude. « Ca représente toujours quelque chose de spécial, a-t-il indiqué. Le classement ne compte pas dans ce genre de rencontre. Si nous sommes plutôt en haut et Valenciennes un peu moins bien, sur 90 minutes, tout est possible. Je pense que le coach saura faire passer ce message aux jeunes : un derby est un match à part et comme on dit, il faut le gagner. » Et si Balmont s’y illustrait en mettant un but ? Ca serait bien, car sa dernière réalisation lors d’un derby remonte au 26 février 2005 (avec Nice, il avait marqué un but contre Monaco (2-1).

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