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La personnalité de Gaby Heinze fut saluée aussi bien à Paris qu'à Marseille.

Ligue 1, Clasico - Le onze des "traîtres" !

La personnalité de Gaby Heinze fut saluée aussi bien à Paris qu'à Marseille.

Avant le Clasico entre l'OM et le PSG, Goal vous livre l'équipe-type de quelques acteurs ayant porté les tuniques des deux clubs les plus populaires de l’hexagone.

Le Clasico revient une nouvelle fois en tête d'affiche dans cette campagne 2013-2014. Un duel au sommet que l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain vont se livrer dimanche soir. Si cette affiche - née d'une rivalité médiatique devenue historique - cristallise aujourd'hui toute la passion, certains acteurs, actuels ou retraités, ont eu le privilège de se plonger dans l'intimité des deux clubs. Goal passe en revue ces joueurs pas comme les autres. Détestés, parfois, mais pas toujours...



Jérôme Alonzo est le gardien de ce temple bien singulier. L'actuel consultant télé s'est fait connaître à Saint-Etienne, avant d'être sous le feu des projecteurs à Paris et de terminer sa carrière à Nantes. Mais on occulte souvent son passage à l'OM, entre 1995 et 1997. Une carrière gratifiante pour cette ancienne figure de Ligue 1 qui n'aura quasiment fréquenté que des grands noms du football français.

Devant lui, on retrouve une charnière centrale composée d'Alain Roche et Zoumana Camara. Ce dernier, originaire de Colombes, n'a jamais caché son amour pour le club de la capitale, comme l'atteste son professionnalisme exemplaire. Mais "Papus" -  qui comme Alonzo a aussi fréquenté Sainté - a fait ses armes à l'OM entre 2000 et 2002. Il fait partie des joueurs encore en activité dans notre onze. Alain Roche, à ses côtés, entretient également un lien étroit avec le club de la capitale. L'ancien international français a évolué six saisons au PSG, pendant la gloire de l'ère Canal, avec une Coupe des Coupes décrochée à son palmarès en 1996. Un seul exercice à l'OM, en revanche, pour celui qui restera, aussi, le prédécesseur de Leonardo au poste de directeur sportif à Paris quelques années plus tard...

Jocelyn Angloma, notre arrière droit, a connu un cheminement inverse. Le Guadeloupéen est passé directement de Paris à Marseille, mais c'est sous les couleurs de l'OM qu'il a savouré les plus illustres moments de sa carrière avec, entre autre, le fabuleux sacre en Ligue des Champions de 1993. Le très rugueux Gabriel Heinze complète notre arrière-garde. L'Argentin a connu Paris au début de la dernière décennie, avant de rebondir à Marseille après des passages à Manchester United et au Real Madrid. Il a d'ailleurs confié récemment l'anecdote de son retour au Parc des Prince sous le maillot phocéen, dans un entretien accordé à Canal +. "Le match qui m’a touché, c’est quand je suis revenu à Paris avec le maillot de Marseille. L’entraîneur m’a dit que je ne jouerais pas, mais je lui ai demandé de le laisser faire mes preuves. J’appréhendais quand même l’entrée au Parc, et ce fut vraiment terrible." Champion avec l’OM, certes, mais toujours très attaché au PSG.

Notre entrejeu est un bel alliage de technique et de combativité. L'OM fut le dernier club de Claude Makélélé avant son départ pour l'étranger, en 1998. Dix ans plus tard, après avoir pris une dimension internationale au Celta Vigo, et surtout au Real Madrid et à Chelsea, l'ancien Bleu rejoignait le club de la capitale pour y terminer sa riche carrière... Et faire partie du staff de Carlo Ancelotti, puis de Laurent Blanc. L'Albanais Lorik Cana, actuellement à la Lazio, a découvert le professionnalisme au PSG avant de passer directement à l'ennemi. Ses valeurs d'abnégation et sa personnalité en feront une figure incontournable du club phocéen de 2005 à 2009.

Jérôme Leroy, de son côté, a réussi l'exploit de quitter une première fois le PSG pour l'OM, en 1999, avant de faire un come back dans la capitale en 2002 ! Des choix controversés, à l'image de cet artiste parfois incompris dans le paysage du foot français. Daniel Bravo, qui complète notre milieu, a connu la grande époque de Canal à Paris. Le consultant actuel de la chaîne cryptée a également bénéficié d'une expérience à l'OM, mais à un stade beaucoup plus avancé de sa carrière… et à un poste plus reculé (C'est Luis Fernandez qui l'avait replacé dans un rôle plus défensif). Dans notre onze, le "Petit Prince" est toutefois chargé de l'animation offensive.

Enfin, en attaque, les postulants ne manquaient pas, mais nous avons retenu deux noms issus de deux époques bien distinctes. Georges Weah, déjà, qui a atteint son apogée sous le maillot du PSG. Ce goleador mémorable est resté trois ans à Paris, disputant 198 matches pour 55 buts inscrits. Ses prouesses sur la scène européenne ont marqué l'histoire du club de la capitale. Son style, alliant des qualités athlétiques et une technicité hors-norme, fut une référence. Quelques mois après son départ pour le Milan AC, le buteur décrochera d'ailleurs le Ballon d'Or, devenant le premier joueur non-européen à se voir gratifié de la distinction individuelle suprême. Marseille ne fut, en revanche, qu'une étape en fin de parcours pour cet immense attaquant. Weah évoluera sur la Canebière lors de la saison 2000-2001, disputant 20 petits matches pour 5 réalisations. Avant-dernier épisode d'un beau feuilleton conclu aux Emirats Arabes Unis avant sa reconversion politique.

Fabrice Fiorèse, qui l'accompagne sur le front de l'attaque, est un nom bien connu des fans des deux écuries, mais peut-être pas pour les mêmes raisons. Fiorèse, formé à l'Olympique Lyonnais, a d'abord vécu une première partie de carrière honorable avec Paris, devenant même un chouchou du Parc. Mais après trois saisons dans la capitale, l’attaquant est directement passé dans le camp ennemi au terme d'un transfert particulièrement controversé. Pas vraiment apprécié en dehors de Paris avant de quitter le PSG, le natif de Chambéry n'est pas parvenu à augmenter sa popularité à Marseille. Mais ce furent surtout les supporters parisiens qui se montrèrent particulièrement véhéments après ce choix. Désigné comme un traître du PSG, laissé sur la touche à Marseille, Fiorèse a ensuite enchaîné les prêts et terminé sa carrière dans le quasi-anonymat. La plus grosse "victime" de l'historique rivalité entre les deux clubs, assurément.

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