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De passage sur les ondes de RMC, l’ancien président de l’OM Pape Diouf a réglé ses comptes avec bon nombre de ses anciens ennemis.

C’est le tonton flingueur et il veut dézinguer tout le monde. Pape Diouf n’a pas sa langue dans sa poche ni le cœur sur la main. Et s’il garde une rancœur envers ses anciens « amis » de l’OM, ses anciens « ennemis » du PSG ne sont pas non plus oubliés dans sa diatribe. Florilège des meilleurs piques de l’homme à la langue de velours et à la poigne de fer.

"Les Qataris ? Des hypocrites"

L’ancien agent de joueurs et businessman est très sceptique à l’égard des investisseurs qataris qu’il traite allégrement d’hypocrites dans leur approche du Football français. Invité par les journalistes de RMC à commenter le choix -tardif il est vrai- de Laurent Blanc comme entraineur à Paris, Diouf se lâche : « Cette unanimité sur Blanc est une façade. Aujourd’hui, on s’aperçoit que les Qatariens préfèrent les joueurs étrangers. Les Qatariens laissent au football français une part du gâteau en recrutant un entraîneur français. Il y a une sorte d’hypocrisie. Laurent Blanc a suffisamment de qualité. Si les Parisiens avaient trouvé leur entraîneur, Laurent Blanc ne serait pas au Paris Saint-Germain ».

Traduction sans sous-titrage du sentiment général mâtiné de prédictions à la Cassandre et d’un alarmisme résolu sur le nouveau papa gâteau du Football français, le Qatar : « Quand on a autant de moyens, les choses deviennent infiniment plus faciles. Le projet est un peu illisible. Cependant, ce qui est vrai, avec beaucoup d’argent, quand vous êtes en situation de recruter Ibra et Thiago Silva, on voit les résultats. L’année dernière, le PSG ne s’est pas trompé. Je ne sais pas jusqu’à quel point le Qatar est une bonne nouvelle pour le football français. Ces pays ont des moyens sur tous les marchés. Le Qatar s’est attaqué à tous les domaines. Une crise qui n’est pas à exclure pourrait tout remettre en question ».

Le Qatar construirait-il un château de cartes avec que des valets et des princes à Paris ? C’est l’opinion de Diouf qui n’oublie pas néanmoins de « saluer » l’un de ses anciens amis marseillais :  « J’ai travaillé avec José Anigo en bonne intelligence pendant cinq ans. Il avait promis de partir si nous, l’équipe en place, partions. Il ne l’a pas fait. Aujourd’hui nous n'avons plus les relations que nous avions à l'époque. Je ne pense pas que José Anigo m’appelle et moi je ne l'appellerais pas non plus, je n'ai rien à lui dire » L'ancien président de l'OM a donc clairement coupé les ponts avec celui qu'il affublerait presque de "traitrise" envers l'ancienne équipe dirigeante. Entre aigreur et analyse objective, la dernière sortie de l’ancien cacique phocéen ne laisse pas indifférent.

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