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Ligue 1 - Que va apporter Blanc au PSG ?

La probable nomination de Laurent Blanc au Paris Saint-Germain soulève quelques interrogations. Goal se penche sur les principes de celui que l’on surnomme "le Président ".

Après avoir sondé la majorité des techniciens étrangers cotés du Vieux Continent, le Paris Saint-Germain a donc jeté son dévolu sur Laurent Blanc. Sans poste depuis son départ de l’équipe de France, il y a un an, l’ancien sélectionneur va donc avoir l’occasion de revaloriser une image quelque peu égratignée par une expérience en dents de scie lors du dernier championnat d’Europe des Nations. Même si les caractéristiques de son contrat évitent toute projection à long terme, il est intéressant de se pencher sur les principes du technicien français. Analyse.

Le projet de jeu


Joueur, Laurent Blanc faisait partie de cette catégorie des défenseurs racés et élégants. Dans toutes les écuries qu’il a fréquentées, le champion du monde et d’Europe a construit sa légende sur son profil technique, sa qualité de relance et la bagatelle impressionnante de buts qu’il a inscrits, loin du style besogneux d’une grande partie de ses compères du poste. Il est donc tout à fait logique de voir cette caractéristique se prolonger depuis le début de sa jeune carrière d’entraîneur. Blanc est un dogmatique, adepte inconditionnel d’un football de possession. Son jusqu’au-boutisme tactique et son admiration pour la référence en la matière, l’Espagne, ne l’ont pas toujours aidé dans ces expériences récentes. Mais l’échec relatif de la fin de son aventure en Bleu s’explique, inévitablement, par les limites techniques des joueurs qu’il avait à disposition pour mener à bien ce projet de jeu séduisant. Ce ne sera pas le cas à Paris, même si c’est bien dans l’art du contre que le PSG s’est illustré la saison dernière…

L'image


C’est un dossier auquel les dirigeants parisiens accordent une importance primordiale. L’image d’une puissance financière à l’assise illimitée n’a pas toujours renforcée la cote de sympathie du club de la capitale auprès de l’opinion publique. L’effectif pléthorique et multiculturel du PSG est pourtant une richesse incommensurable pour le football français, mais le débat, parfois scabreux, de l’identité du club, est souvent revenu sur la table. Quelques personnalités du football qui ont soutenu Laurent Blanc, comme Christophe Dugarry ou Guy Roux, ont simplement mis en exergue l’intérêt d’avoir un entraîneur français aux commandes de la meilleure équipe de l’hexagone. C’est également l’objectif de QSI, quelque part, puisqu’Arsène Wenger, qui dispose d’une excellente image reconnue sur le plan international, constituait la priorité pour remplacer Ancelotti. Et cela devrait encore être le cas si il n’a toujours pas prolongé son contrat l’été prochain… En revanche, dans ses rapports avec les médias et son tempérament, Laurent Blanc ne devrait pas franchement contraster avec Ancelotti. Les deux techniciens, consensuels et élégants, ne sont pas du genre à faire des vagues. Reste le recrutement, qui pourrait être moins « italien », mais pas moins ambitieux…

Les résultats


Lorsqu’il a confirmé publiquement son souhait de quitter le Paris Saint-Germain, lors d’une soirée qu’il l’a vu recevoir le prix de meilleur entraîneur de Ligue 1 aux trophées UNFP (avec Christophe Galtier), Carlo Ancelotti avait atteint le point culminant de son passage à Paris. Une expérience d’un an et demi, qui l’a donc vu mettre fin à une période de disette du club avec le titre de champion, mais qui ne doit pas occulter un bilan plus mitigé sur les autres tableaux. Cette saison, Paris a été éliminé des trois coupes dans lesquelles le club était engagé, sans perdre, au stade des quarts de finale. Un mauvais concours de circonstance, peut-être, mais pas que... L’Italien a parfois tâtonné, dans ses choix et son projet, avant de trouver la bonne formule. Et il a surtout échoué la saison dernière, terminant l’exercice sans titre, à la seconde place derrière Montpellier. Mais son aura était réelle dans la gestion de groupe. En grand habitué des pléiades de stars, Ancelotti s'est parfaitement entendu avec des joueurs du calibre d'Ibrahimovic ou Thiago Silva. Laurent Blanc sera attendu sur ce terrain. « Le Président » était une valeur montante à Bordeaux, un bâtisseur sur un champ de ruine en équipe de France, mais sa fin de parcours orageuse en Bleu a terni son image et son management. C'est la loi de la dernière impression laissée... Blanc a donc l’occasion de prouver qu’un titre de champion de France et une Coupe de la Ligue avec Bordeaux, ainsi qu’une série d’invincibilité de vingt-trois matches avec l’équipe de France, ne sont pas que des faits d’armes dérisoires et lointains. Lors de son avant-dernière rencontre sur un banc, ce fameux match contre la Suède à l’Euro, l'ex-sélectionneur des Bleus aurait certainement aimé que l’artiste du jour, Zlatan Ibrahimovic, soit dans ses rangs. Cette fois-ci, il aura une formule 1 à conduire pour retrouver le devant de la scène. La pression est forte, le virage est sec, mais l’occasion est parfaite.

 

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