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Opposé à Bastia, dimanche lors de la dernière journée de Ligue 1, le FC Sochaux ne veut pas penser au scénario catastrophe qui le verrait réléguer en seconde division.

De toutes les équipes de Ligue 1 qui étaient censées se battre pour le maintien jusqu’au bout, le FC Sochaux va être finalement la seule, avec l’ESTAC de Troyes, à vivre une dernière levée stressante avec une épée de Damoclès sur la tête. En perdant samedi dernier face à Toulouse (1-2), les Lionceaux ont, en effet, « gagné » le droit de trembler à l’occasion de cette ultime journée et ce malgré leurs trois points d’avance sur les Aubois avant le début de la fameuse soirée. En cueillant un point à Bastia, la bande à Hély sera sauvée, mais au sein de l’équipe, chacun se veut prudent car s’il y a bien une constante avec le FCSM cette saison, c’est qu’il déçoit souvent lorsqu’il est attendu au tournant et vice-versa.

« Garder le même état d’esprit »

Vincent Nogueira, l’un des anciens de l’équipe, n’a pas eu de problèmes pour reconnaitre ce péché mignon qui fait que son équipe n’a toujours pas validé son maintien. « Le truc, c’est que lorsqu’on joue avec la peur au ventre, on ne fournit pas de bonnes prestations, a-t-il admis. C’est aussi ce qui s’est passé à Brest en première période. On était tétanisés ». Le risque d’un énième dérapage, celui aux conséquences irréversibles, existe donc. Mais, du côté de Bonal, on ne se refuse de trop y penser. « Le coach a bien compris le souci, et nous a demandé de nous lâcher ensuite. Ça a marché, ajoute le milieu doubiste. À Bastia, je pense qu’y aller pour gagner ne serait pas une mauvaise chose, en tout cas dans l’esprit. Mais on ne peut pas enlever l’idée qu’un seul point suffirait… ».

Les Franc-Comtois ont donc pleinement conscience de la mission qui les attend. Néanmoins, en même temps, ils essayent de ne pas se laisser trop inhiber par l’enjeu. Car, ça serait assurément le meilleur moyen d’échouer. « On fait tout pour dédramatiser, poursuit Nogueira. Même si c’est difficile de ne pas penser au match de dimanche. Tout le monde sait à quel point il est important, et il n’y a pas besoin de mettre l’accent là-dessus cette semaine. On a tous Bastia en tête, le coach n’a pas besoin de nous rassembler ». Ce dernier s’est plutôt attelé à rappeler aux siens qu’ils ont leur « destin entre leurs mains » et leur certifier qu’ils ont « les ressources pour aller chercher quelque chose en Corse ». « Il y aura de la pression là-bas, mais il faut continuer avec notre état d’esprit actuel » a-t-il conclu.

En effet, s’il y a bien un domaine où les Sochaliens ont progressé durant la phase retour du championnat c’est celui de l’attitude. Autrement, ils n’auraient certainement jamais réussi à battre successivement l’OM, le PSG et l’OL. Malgré cela, ils n’ont pas réussi à s’éloigner de la zone rouge. « On a toujours été dans le dur, entre la 17e et la 20e place. On a déjà vécu des « dernières chances », et on a su relever les défis à chaque fois, rappelle Nogueira. Ça ne tourne pas à l’obsession. C’est presque notre quotidien, sauf qu’une fois encore, on n’aura pas le droit à l’erreur ». En cas d’erreur, ça serait un véritable cataclysme et la fin d’un séjour de 49 ans dans l’élite sans discontinuité. Mieux vaut pour Boudebouz et ses coéquipiers de ne pas trop y songer.

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