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David Beckham va raccrocher les crampons à la fin de la saison. A 38 ans, il a décidé de s’en aller par la grande porte et au bout d’une carrière qui aura été exceptionnelle.

Le 26 mai prochain, le stade Moustoir de Lorient sera le centre du monde et pour cause ; c’est en terre morbihannaise que l’on va assister à la clap de fin de l’un des meilleurs footballeurs des deux dernières décennies. David Beckham, la star anglaise du PSG, a décidé à 38 ans de mettre un terme à son parcours footballistique. Celui que l’on surnomme le Spice Boy s’en va sur un titre de champion de France et un bilan personnel de 21 ans de carrière qui a de quoi faire jalouser beaucoup de ses compères. En effet, la carte de visite du natif de Londres est des plus impressionnantes et renvoi l’image d’un grand professionnel qui a presque tout gagné dans sa carrière et ce dans de nombreux championnats de prestige.



Une carrière riche en titres

Entre ses débuts avec les pros de Manchester United en 1993 et son tout dernier match, joué le week-end dernier à Gerland face à l’OL (1-0), Beckham aura tout connu durant sa carrière. Des hauts et des bas, mais il est certain que les moments forts ont été plus nombreux dans le parcours de ce grand champion. Sa meilleure période, il l’a connue à la fin des années 90. En 1999, il fut tout près de remporter le Ballon d’Or France Football (devancé de quelques votes par le Brésilien Rivaldo) et sur le plan collectif, il s’est adjugé un triplé historique en compagnie de son équipe des Red Devils. Il était alors au summum de sa carrière, même s’il y a eu derrière quatorze autres années de brillantes performances et d’accomplissements de tout genre.

Avec MU, son club de cœur, il est resté jusqu’en 2003 avant de filer au Real Madrid. Contre une somme de 35M€, le club espagnol a réussi à faire de lui un « Galactique », au grand dam du rival barcelonais qui espérait l’enrôler également. Du côté de Bernabeu, Beckham n’a gagné qu’un seul titre de la Liga (2007). Mais, il a tout de même eu le privilège de côtoyer de très grands joueurs, et cela l’a incontestablement aidé à grandir en tant que personne. Zidane, Ronaldo et Figo, pour ne citer que ceux-là, l’ont accompagné durant son séjour à Madrid et aujourd’hui, il s’en félicite au plus haut point. Sa sortie, en janvier 2007 (départ vers le Los Angeles Galaxy) n’a, certes, pas été aussi glorieuse qu’il pouvait l’espérer, mais, du côté de l’Espagne, tout le monde se souvient encore de lui comme d’un joueur de qualité et surtout un homme admirable.



Un finish de rêve

Après le passage au Real, Beckham a donc fait le choix de s’exiler à MLS. Il n’avait alors "que" 32 ans et beaucoup se sont alors interrogés sur les motivations de son choix. On lui prêtait comme principale intention d’améliorer son image sur le plan médiatique. Des remarques face auxquelles il n’est pas resté insensible, même s’il a laissé paraitre le contraire. « Je disais que ça ne me touchait pas, mais ça m’a touché quand même. Les gens ont parlé d’autre chose que du football et cela a éclipsé mes prestations sur le terrain, a-t-il déploré lors de sa dernière interview. Mais bon, en fin de compte, je suis un footballeur qui a joué pour de très grands clubs, en compagnie de très grands joueurs et sous la coupe de très grands entraineurs. Et puis, j’ai presque tout accompli dans le football ». Sur ce dernier point, personne ne pourra le contredire. Il est même le seul joueur britannique à avoir remporté quatre titres dans quatre championnats différents.

En Californie, Beckham a garni son palmarès personnel avec deux titres de MLS (2011 et 2012). Ce n’est pas une mince performance, mais, il ne se voyait pas, probablement par souci de faire taire ses détracteurs, s’arrêter aux Etats-Unis. D’où le choix qu’il a fait de retourner en Europe avec cette pige de six mois au Paris SG. Un choix qu’il n’a pas eu à regretter. « Si on m’avait dis il y a huit mois que je reviendrai en Europe et que je serai champion avec le PSG en ayant disputé de nombreux matches, je n’y aurai pas cru » a-t-il confié. En effet, et même s’il n’a été qu’un remplaçant de luxe, l’Anglais a joué un rôle important dans le premier sacre national de l’équipe francilienne depuis 19 ans. D’autre part, il a énormément apporté à ses partenaires de part son expérience et aussi l’exemplarité affichée à chaque entrainement.



Des qualités contestées, mais pas le professionnalisme

En somme, Beckham a donc de quoi être fier de ce qu’il a réalisé pendant sa longue carrière. Il y a eu aussi, à contrario, des moments compliqués, comme celui qu’il a dû endurer pendant le Mondial 1998 et durant les mois qui ont suivi. Son geste d’humeur sur l’Argentin Diego Simeone en 8e de finale de la Coupe du Monde lui a valu un rouge qui fut lourd de conséquences. Toute l’Angleterre s’est alors retourné contre lui et il était alors à deux doigts de basculer dans le doute, voire même la dépression. Mais, pris sous la coupe de son mentor Sir Alex Ferguson, il a su parfaitement se relever et, pour beaucoup, c’est cet admirable rebond qui est à retenir en premier lieu de son parcours. On dit que le propre des grands sportifs est de savoir se remettre de leurs échecs. Sur ce plan-là, Beckham n’a manifestement pas déçu.

Dans les prochains jours, voire semaines, la carrière de Becks va encore être longuement décortiquée. D’aucuns ne cesseront de mettre en exergue la régularité qu’il a eue au plus haut niveau, laquelle est également symbolisée par un total de 115 capes réussies avec la sélection anglaise. D’autres, par contre, parleront d’un footballeur surestimé, et dont les valeurs techniques étaient assez limitées, si l’on excepte la qualité de ses passes et ses coups de pieds arrêtés. Mais, il sera quand même compliqué, sauf si on le fait exprès, d'omettre de dire que ce fut un footballeur de renom, qui s’est engagé à fond dans sa discipline, et qui, surtout, a marqué le monde du ballon rond de par son empreinte.

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