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Ligue 1, PSG - Un titre en dix dates

Le Paris Saint-Germain a été sacré champion de France pour la troisième fois de son histoire. Petite rétrospective sur dix matches charnières de cette campagne à succès.

C'est la fin du film. Paris est champion. Le contrat est rempli, mais la décompression sportive a déjà laissé place à un déchaînement médiatique. En cause, les incidents, certainement évitables, d'une (première) fête gâchée. Mais changeons de refrain... Cette nouvelle tourmente ne doit pas occulter le parcours des hommes de Carlo Ancelotti. Un long fleuve tranquille ? Pas tant que ça. Entre victoires salvatrices et défaites alarmistes, des plus beaux coups de cœur aux coups de gueule les plus fermes, Goal.com retrace dix dates, dix étapes pas comme les autres, qui ont mis, ou remis, Paris sur la voie du succès. Voici le feuilleton de la saison en dix épisodes. Action !

PSG - Lorient (2-2), irrésistibles Merlus


Onze août. Lever de rideau. Soir de première pour les nouvelles stars parisiennes. Au menu du jour, Lorient, habituel adversaire estival du club de la capitale. Les Merlus débarquent au Parc des Princes avec l'ambition de prouver que leur réputation de bête noire du PSG n'est pas usurpée. Une mission (presque) réussie pour les hommes de Christian Gouruff, qui ont mis les coéquipiers de Sirigu en grande difficulté, menant 0-2 à la pause suite au but contre son camp de Maxwell (4e) et à une superbe réalisation d'Aliadière (45e). Zlatan Ibrahimovic redonnera l'espoir peu après l'heure de jeu en transformant un penalty avec conviction (64e), avant d'égaliser à la dernière minute su un but opportuniste (90e). Le goleador avait raison, il ne connaissait pas la Ligue 1, mais la Ligue 1 le connaît déjà. Paris ne gagne pas, mais sa star suédoise a planté le décor. C'est déjà ça.


Lille - PSG (1-2), premier choc, premier succès


Deux septembre. L'été va se terminer, et le PSG n'a pas l'allure de l'ogre annoncé. Trois matches nuls lors de ses trois premières sorties ont alimenté les premiers doutes. C'est donc avec la volonté d'envoyer une réponse claire à la Ligue 1 que les Parisiens se déplacent dans l'antre du Grand Stade, nouveau petit bijou lillois. Dès la première minute de jeu, Zlatan Ibrahimovic débloque la situation. Et malgré l'égalisation de Chedjou dix minutes plus tard, l'artilleur suédois redonne rapidement l'avantage aux siens (21e). Paris fait taire ses détracteurs grâce à l'inévitable Ibra face à l'un des outsiders déclarés du championnat. Première grosse perf. Et si les hommes de Carlo Ancelotti tatônnent encore à trouver le système idoine, leur style de jeu, basé sur l'art du contre, saute aux yeux. La machine est lancée.


PSG - Saint-Etienne (1-2), les Verts, premier revers


Trois novembre. Après avoir débuté sa campagne européenne, Paris passe un nouveau test face à une séduisante équipe de Saint-Etienne. Peinant à imposer son jeu au Parc contre un bloc compact et regroupé, le PSG perd son rapport de force tactique et se fait contrer par des Verts ultra-opportunistes. Le redoutable Aubameyang flambe, avec un doublé à la clé (55e, 73e). Décisif pour les visiteurs, qui resisteront à une réaction trop tardive des Parisiens suite à la réduction du score d'Hoarau (88e). Invincible jusqu'à ce stade de la campagne, Paris enregistre sa première défaite en championnat, présage d'un mois de novembre qui s'annoncera délicat...


PSG - Rennes (1-2), la douche bretonne


Dix-sept novembre. Le cœur de l'automne a laissé des traces sur les organismes. Paris est bien entré dans sa phase de poules en Ligue des Champions, mais les hommes d'Ancelotti éprouvent des difficultés à switcher avec le pain quotidien de la Ligue 1. Cette réception de Rennes est pourtant une occasion rêvée pour se rassurer après le premier revers en championnat contre Sainté. Malheureusement pour les coéquipiers d'Ibra, si le scénario, beaucoup plus animé, diffère, le résultat est bien le même. Victime des coups d'éclats d'Alessandrini (13e) et Féret (35e), et malgré un but d'un Nenê revanchard (22e), Paris s'incline. Pire, les hommes d'Ancelotti terminent ce match à onze contre neuf, après les expulsions de Costil (25e) et Makoun (52e). A court d'idées, un peu, et de réussite, surtout (trois poteaux), le PSG plonge dans la crise de novembre. La nouvelle ère ne déroge pas aux (mauvaises) traditions.


PSG - Evian (4-0), un 4-4-2 pour marcher sur l'eau


Huit décembre. La semaine précédente a vu les Parisiens traverser toutes les émotions. Après leur troisième défaite du mois à Nice (2-1), les médias grondent, la sonnette d'alarme est tirée. C'est pourtant dans ce climat asphyxiant que Carlo Ancelotti réalise un coup déterminant. Il abandonne ses systèmes précédents, 4-3-3 ou 4-3-2-1 (le fameux sapin de Noël qui n'était déjà plus d'actualité), pour passer à un schéma classique en 4-4-2 qui remettra le PSG sur les bons rails, définitivement. Terriblement efficace, sans changer son identité pour autant (l'attaque rapide), l'armada offensive parisienne trouve son rythme de croisère grâce à une réelle connivence. La défense est stabilisée, la formation équilibrée. Porto en fait les frais en C1, avant Evian, victime d'un festival agrémenté en deux temps quatre mouvements par Ibrahimovic (28e) et Lavezzi (31e), puis Thiago Motta (84e) et le super sub Gameiro (86e). L'heure du renouveau.


PSG - Ajaccio (0-0), fraîche reprise


Onze janvier. Les festivités de fin d'année sont terminées. Après un stage à Doha pendant la trêve, les Parisiens se sont replongés dans le bain de la compétition avec le traditionnel match de Coupe de France, à Arras (3-4). Un début d'année timide, qui se confirme par un score nul et vierge contre Ajaccio pour le premier match de la phase retour en Ligue 1. Une rencontre qui marque toutefois les grands débuts de Lucas Moura, diamant brésilien à polir, titularisé d'entrée pour sa première apparition en équipe première. Les premiers dribbles déroutants du jeune crack réchauffent le Parc. Bem-vindo, Lucas !


PSG - Marseille (2-0), un Spice Boy, des Clasico


Vingt-quatre février. La neige abonde, les Parisiens s'apprêtent à disputer leur troisième Clasico de la saison. L'affiche qui déchaîne les passions entre les deux clubs les plus populaires de l'hexagone tourne pour le moment à la faveur des Parisiens, qui n'ont pas encore perdu contre le rival marseillais. Et le rapport de force ne s'inverse pas dans ce choc intense, à défaut d'être franchement spectaculaire. Nicolas Nkoulou ouvre le score bien malgré lui en début de match (11e), avant qu'Ibra n'y aille de son petit but hebdomadaire en toute fin de rencontre (90e). David Beckham dispute ses premières minutes sous le maillot parisien, quelques jours avant une titularisation en Coupe de la Ligue contre l'OM, toujours, et gagnée sur le même score (2-0). Le chambrage de Joey Barton n'a pas suffi...


Reims - PSG (1-0), pas de Champagne pour Leo


Deux mars. Le Paris Saint-Germain, plongé dans le prestige de sa phase finale de Ligue des Champions, se loupe franchement sur le terrain du promu rémois. Suffisants dans l'attitude, insuffisants dans la production, les hommes de Carlo Ancelotti font face à leur grand obstacle des matches retours, la concentration contre les équipes de bas de tableau. Le maître à jouer rémois Krychowiak valide un succès gratifiant pour les siens (69e). Leonardo, lui, allume une nouvelle mèche. "On a créé une équipe pour jouer plus la Ligue des champions que le championnat. On ne sait pas encore comment appréhender des matchs où la situation n’est pas facile, où le terrain est difficile et qu’on a un match important dans trois jours…" Des mots qui heurtent les acteurs du foot français, forcément. Mais si la forme interpelle, le fond n'a t-il pas une once de vérité ? Sacré Leo...


PSG - Valenciennes (1-1), une attente dans le rouge


Cinq mai. L'excitation est palpable. Le jour J est peut-être arrivé. Les Parisiens sont à une petite victoire de leur sacre. Et c'est Valenciennes qui se présente avec le costume de victime expiatoire. C'est en tout cas ce que l'on croit avant qu'un scénario insoupçonné ne se dessine, encore une fois. Paris, sans inspiration durant le premier acte, y est pour quelque chose. Et l'avantage au score des Nordistes, signé Danic (18e), n'est pas immérité. Mais monsieur Castro n'y est pas étranger non plus. En expulsant Thiago Silva juste avant la pause (43e), l'arbitre déclanche l'exaspération dans les rangs parisiens. Alex égalise en fin de match (82e), mais Leonardo manifeste publiquement sa colère. Le champagne était au frais, il attendra...


Lyon - PSG (0-1), la délivrance



Douze mai. Le grand jour. Cette fois-ci, les Parisiens ne manquent pas une nouvelle occasion de décrocher le titre. Comme souvent, c'est dans l'adversité que les hommes d'Ancelotti montrent leur visage le plus séduisant. Les coéquipiers d'Ibra s'en nourrissent. À Lyon, dans un choc de haut de tableau, capital également pour l'OL dans l'optique vitale de la C1, Paris sort tous les ingrédients pour réaliser la prestation parfaite. Maitrise collective, solidité défensive, et réalisme offensif. Dans une intensité de tous les instants, Jérémy Ménez enfile le costume du sauveur et délivre le peuple parisien d'une frappe croisée imparable (53e). Ce but restera éternel pour l'attaquant international français, parfois décrié, mais aussi pour les supporters, qui revisionneront l'image pour explorer l'histoire. Un palmarès qui ne demande qu'à s'étoffer avec le début de cette nouvelle ère. Mais malgré le gouffre économique qui le sépare de ses concurrents, le Paris Saint-germain a dû s'employer pour faire parler la vérité du terrain. Et c'est certainement plus magique comme ça. Comme l'a rappelé Nasser Al-Khelaïfi. "Quand tu manges des pâtes, c'est meilleur avec du parmesan et une sauce. Des pâtes natures, ça n'a pas de saveur."

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