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Impressionnant de régularité lors de la 1e moitié de saison, le buteur suédois du PSG connait un léger déclin depuis quelques matches. Son investissement est remis en question.

Dimanche soir, lors du Classico face à l’OM (1-0), et comme ce fut le cas lors du match aller, Zlatan Ibrahimovic a rempli sa part principale de travail, qui était de marquer. L’avant-centre attitré du PSG a porté le score à 2-0 à la 90e minute de jeu, signant sa 22e réalisation en 24 matches de Ligue 1. S’il n’y avait que cette lecture-là à sa performance, il aurait été difficile d’émettre le moindre reproche à celui qui pèse à lui seul 44.8% des buts (22 sur 49) de l’équipe francilienne. Mais, ce n’est pas le cas. Au niveau de l’engagement et des efforts fournis pour l’équipe, le buteur scandinave a affiché un visage peu convaincant et cela ne différait pas vraiment par rapport aux autres sorties livrées depuis le début de l’année 2013. S’il reste décisif et aussi élément le plus important du PSG, Ibra n’est manifestement plus ce joueur qui illuminait les pelouses de la Ligue 1 à chacune de ses apparitions.

Des statistiques en baisse

Ce n’est peut-être qu’un coup de mou et cela se comprendrait au regard du nombre important de matches qu’il a joués cette saison, mais la question mérite d’être posée ; Ibrahimovic a-t-il décliné au niveau de l’impact et de l’efficacité ? Face à l’OM, cette thèse fut tout à fait défendable puisqu’en 90 minutes de jeu, il n’a signé qu’un geste de grande classe ; en tout début de partie, il lançait Ezequiel Lavezzi vers les buts à travers une merveille de déviation. A part cela ? Rien. Le néant total. Le but qu’il met relève plus de la chance que d’une quelconque promptitude ou combativité. Même l’entraineur Carlo Ancelotti, qui se garde généralement à souligner en public les manquements individuels de ses joueurs, n’a pu que reconnaitre qu’Ibrahimovic n’était pas au top de sa forme. « On ne peut pas être toujours à 100%, a-t-il rappelé. Il a eu des difficultés parce que nous avons joué beaucoup de contre-attaques. Tout le monde sait qu’Ibra n’est pas un joueur de contre. »

La physionomie du match n’a certes pas vraiment aidé l’ex Milanais à tirer le meilleur de son potentiel. Mais elle ne différait pas vraiment des rencontres de la première partie de la saison et on se rappelle qu’à l’époque cela n’avait en rien gênait l’intéressé pour se mettre en évidence. Même les statistiques sont là pour appuyer le fait que le numéro 10 parisien n’est plus aussi prolifique. Quand en 2012, il marquait 1.13 but par rencontre, en 2013 il en est à 0.57 seulement. Il est donc passé d’un but toutes les 79 minutes à une réalisation toutes les 141 minutes. Et il n’y a pas que sur le plan de l’efficacité qu’il est en phase de régression. Même ses prises d’initiative se font désormais moins répétitives : le géant scandinave ne tente plus « que » 3.9 tirs par match alors qu’avant la trêve hivernale ce chiffre était de 5.1. Difficile de fermer l’œil sur toutes ces données et il est encore plus compliqué d’occulter la nonchalance dont il fait de plus en plus souvent montre sur le terrain.

En effet, outre son efficacité devenue moins ébouriffante, c’est son comportement qui laisse à désirer. Alors que son équipe est confortablement installée en tête de la Ligue 1 et qu’elle a un pied en quarts de finale de la Ligue des Champions, Ibrahimovic devient de plus en plus agaçant depuis quelques matches. S’il n’a jamais été un joueur qui parcourait plus de 10km par rencontre, il lui arrivait quand même de rabattre un travail défensif respectable. Désormais, il ne semble plus être concerné par ses tâches ingrates, tout comme il ne sent plus la nécessité de se replacer sur les phases offensives adverses. Et cela dure depuis le mois de janvier dernier. Une période compliquée qui s’étend et qui coïncide avec l’arrivée au club d’un autre joueur de classe internationale, David Beckham. Faut-il y voir une corrélation ? Ce n’est pas sûr, mais il y a comme l’ombre d’un doute et Ibra serait bien inspiré de nous le faire ôter rapidement.

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