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Selon les documents consultés par RMC Sport, l’ancien président du club phocéen Pape Diouf, serait mouillé dans le transfert de Nasri.

RMC Sport révèle aujourd’hui des documents qui mettraient en évidence les relations entre l’OM et la pègre de la cité phocéenne.

Mis sur écoute pour les besoins d’une enquête sur des présumés liens entre l’OM et le grand banditisme, José Anigo, l’actuel directeur sportif de l’OM déclarait à l'agent Philippe Piola : « Sur les transferts qu’il (Pape Diouf ndlr) faisait, il était rémunéré parce qu’il y avait les primes. C’est-à-dire que quand il a acheté par exemple un mec à 1 million, s’il le vendait 3 millions, il avait un pourcentage sur la plus-value. Quand on vend Nasri 16 millions, je ne m’explique pas tellement comment il reste 10 millions dans les caisses du club. Peut-être que Pape Diouf il les a pas mis dans sa poche » a-t-il affirmé. Une accusation à laquelle Pape Diouf s’est empressé de répondre : « Ce que je dois dire, c’est que dans ce transfert-là, l’actuel président du club, qui était à l’époque le président du conseil de surveillance (Vincent Labrune, ndlr), avait donné son aval. Le fait d’être parti de ce club, avec l’image que j’ai laissée, une image très propre, évidemment ça en gêne certains qui, aujourd’hui, essaient de tout faire pour troubler cette image-là. C’est peine perdue. ».

Détournement d’argent ?

Sans être sûr de rien, Anigo s'interroge donc sur l'ancien président olympien et pointe également du doigt l'agent de Nasri. Ces nouvelles révélations dans l’affaire des liens présumés entre l’OM et le grand banditisme corso-marseillais confirme les soupçons de la police qui accuserait la pègre marseillaise d’avoir touché de l’argent sur des commissions versées par le club phocéen lors de transferts de joueurs. Depuis 2001, la police enquêtait sur certains dirigeants du club, comme José Anigo. Une information judiciaire avait été ouverte en juillet 2011 pour « extorsion en bandes organisées et associations de malfaiteurs ». José Anigo, directeur sportif, a depuis cette date, été placé sur écoute téléphonique en raison de ses relations avec Richard Deruda, ami de longue date fiché au grand banditisme.

Le 16 janvier dernier, la police avait déjà procédé à une perquisition au centre d’entraînement et administratif de l’OM. Elle serait venue chercher des documents concernant certains transferts suspects. D'après les documents de l’enquête consultés par RMC Sport, les arrivées de Nicolas N’koulou et d’André Pierre Gignac auraient également été suivies de retro-commissions en faveur du grand banditisme marseillo-corse. A deux jours du Classique, Autant dire que le ciel s'assombrit un peu plus pour l'OM après la révélation de ces écoutes. En attendant la confirmation ou non de ces informations, la justice n’en a surement pas fini avec l’Olympique de Marseille.

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