thumbnail Bonjour,

A quelques encablures du Classico face au PSG, Joey Barton est revenu sur sa première saison à l’OM dans les colonnes de l’Equipe.

Après de bons débuts en Ligue 1, le milieu de terrain anglais de Marseille Joey Barton marque légèrement le pas depuis quelques rencontres mais, avant une double confrontation avec le Paris SG, il se dit "impatient" de disputer son premier clasico et croit même encore au titre. «A la minute où je suis arrivé ici, on m'en a parlé. On est juste derrière au classement (5 points), on arrive à la fin février et c'est maintenant qu'un Championnat se gagne ou se perd. On est outsiders, mais ça nous va bien. Personne ne s'attend à ce qu'on gagne alors que pour Paris, ne pas être champion serait une catastrophe.»

« Beckham, une marque importante »

Pour que l’OM puisse offrir ce succès à ses supporters, il lui faut d’abord battre un PSG à l’effectif bourré de vedettes internationales, avec notamment Ibrahimovich et Beckham dans les rangs. «Si la réussite, c'est de gagner des trophées, alors cet argent va évidemment les aider. Pour un fan du PSG, j'imagine quand même que c'est une super période. Ibrahimovic ? J'aime le personnage. C'est un joueur incroyable. Il dit souvent que les gens qui parlent de lui en ont peur, et je ne voudrais pas qu'il ait une impression erronée. Je n'ai pas peur. Beckham, c'est une marque importante. C'est un super ambassadeur pour le foot anglais. Après, ce n'est plus le même athlète qu'il y a cinq ans, parce que, sans vouloir manquer de respect à la MLS, ce n'est pas tout à fait le même niveau. Après, c'est probablement le meilleur centreur que l'Angleterre ait jamais connu.»

Dans les colonnes de l’Equipe, Barton a également livré son analyse sur le football en France et sur son adaptation ces derniers mois.  «Chaque jour, je continue à apprendre. Ici, on me demande de jouer un rôle qui n'est pas naturel pour moi. Moi, je suis un milieu à l'anglaise. On attaque, on défend, on attaque, on défend... En Angleterre, les entraîneurs te demandent de marquer. Ici, de ne pas prendre de but. J'ai l'impression de découvrir un nouveau sport ! Le coach (Elie Baup) veut que les deux milieux aient une grosse responsabilité défensive. Donc je dois défendre beaucoup plus. Tant que l'équipe gagne, tant que le coach est content de moi, ça me suffit (...) La mentalité est différente aussi. En France, quand tu travailles dur, ça sous-entend que tu n'as pas de talent. Les joueurs français, ils n'aiment pas bosser. Ils n'aiment pas se salir (...) Je suppose qu'il faut essayer de les énerver un peu. Moi, de toute façon, je n'ai pas de talent, alors il faut bien que je bosse !»

Comme sur les terrains, Barton, qui a disputé 15 matches cette saison (12 en L1, 3 en C3), n'est donc pas avare de tacles. Mais dans un club où la pression est quotidienne et où les grandes personnalités se font désormais rares, il n'est pas surprenant que le joueur de 30 ans, prêté jusqu'à la fin de saison par les Queens Park Rangers, ait vite trouvé ses marques. La question de son avenir va d'ailleurs se poser assez vite : «J'ai parlé à des gens ici. Et apparemment, ils veulent que je reste. Mais ce n'est pas si évident que ça. Le manager de QPR a changé (Redknapp a remplacé Hughes) et j'ai de bonnes relations avec celui qui vient d'arriver. Lui aimerait me faire revenir, mais je ne me vois pas y retourner. Moi, j'ai envie de rester ici. Marseille m'a soutenu quand j'étais suspendu, donc s'ils veulent que je reste, ce sera ma priorité.»

Relatifs

From the web