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Arrivé à Marseille avec l’étiquette d’un joueur à fort caractère, le milieu de terrain anglais tarde à réellement s’imposer du côté du Vélodrome. Le temps presse pour lui.

En aout dernier, lorsqu’il a débarqué de QPR, Joey Barton avait suscité de nombreux débats concernant son aptitude à apporter un plus à l’OM. Presque six mois après, la question est toujours de mise. Si avec les médias, il s’est révélé  être un excellent communiquant, sur le terrain, en revanche, le milieu offensif anglais ne parvient pas à se faire respecter et faire honneur à sa réputation. A l’exception d’un bon match réalisé à Brest (2-1), le 2 décembre dernier, le natif de Huyton n’a pas vraiment fourni de prestations réellement convaincantes. Et le plus décevant, c’est qu’en cherchant à éviter les foudres des observateurs pour cette première expérience à l’étranger, il a, au grand dam de ses admirateurs, dénaturé son jeu. Ca ne réussit ni à lui, ni à son équipe phocéenne. Une tendance qu’il a devoir d’inverser d’ici la fin de la saison s’il veut prolonger son séjour sur les bords de la Méditerranée.

Le Classico, une belle occasion pour se racheter

Malgré ce premier bilan très moyen, Barton a déjà affirmé qu’il se voyait à Marseille la saison prochaine. « J’aimerais rester à l’OM, on me pose souvent cette question sur mon avenir et je veux rester, a-t-il confié. Marseille a cru en moi quand plus personne ne croyait en moi. Je veux rembourser cette marque de confiance et je veux le faire par le biais de mes performances ». Jusque-là, force est de reconnaitre qu’il ne s’y prend pas de la meilleure des façons, mais il ne baisse pas les bras. Avec la blessure de Benoit Cheyrou et le futur départ en Russie de Charles Kaboré, l’ancien Citizen peut désormais évoluer sans cette crainte de jouer sa place. Son coach, Elie Baup, le titularise systématiquement depuis quelques rencontres et l’association avec le Togolais Alaixys Romao a débouché sur une première satisfaction, le week-end dernier lors de la victoire face à Valenciennes (1-0).

Barton peut et doit mieux faire néanmoins. Il doit surtout éviter de s’en prendre à ses partenaires lorsque les choses ne vont pas comme il le souhaite. C’était le cas notamment mardi où au centre d’entrainement RLD, l’Anglais s’est accroché verbalement avec le défenseur Kasim Abdullah. Etait-ce une manière d’évacuer la pression qui se fait de plus en plus pesante sur ses épaules ? Possible, toujours est-il que l’intéressé s’est empressé de minimiser l’incident. « Pendant ma carrière, j’ai vu 30 ou 40 disputes sur un terrain d’entraînement, a-t-il déclaré sur OMtv. Ces disputes entre deux personnes n’ont rien à voir avec l’équipe ou avec le club. Cela devrait être réglé en privé mais c’est normal car notre sport crée des passions. Nous sommes tous des compétiteurs, et en match ou en entraînement, on veut toujours gagner et parfois on va trop loin. L’important est de savoir tourner la page et faire la paix. Ce qui se passe en général, comme hier d’ailleurs. J’aime la passion et j’aime être entouré de joueurs qui, quand les choses sont dures, montent au créneau. » 

A moins d’une semaine du Classico face au PSG, son tout premier sur le plan personnel, Barton a donc prouvé qu’il n’était pas à court de motivation. Et il semblerait qu’il a déjà saisi tout ce que ce match peut représenter. « C’est le match de l’année en France, et celui du week-end en Europe. Je connais la rivalité qu’il y a entre deux clubs » a-t-il assuré. Il sait, par ailleurs, aussi qu’une victoire au Parc, surtout dans les circonstances actuelles, n’a pas d’égal aux yeux des supporters phocéens : « Les joueurs sont conscients de l’importance du match et nous y allons avec une attitude positive grâce à notre victoire du week-end dernier. Paris est premier mais sort d’une défaite. Mais dimanche, ce sera 11 hommes contre 11 hommes et chacun voudra gagner. Il faut juste être prêt pour dimanche. Il faudra contrôler ses émotions, se concentrer et conserver la bonne ambiance dans le groupe. » De jolies paroles, mais qu’il convient encore de traduire en actes. Et depuis son arrivée en Ligue 1, Barton ne l’a pas encore suffisamment fait.

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