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Afin de sortir de la spirale négative dans laquelle il s'est engouffré, l’OM n’a pas pour intention de révolutionner son jeu. Pour Elie Baup, le rebond passe par la persévérance.

Cinq points pris en cinq rencontres. Tel est le triste bilan qu’affiche l’Olympique de Marseille depuis le début de la nouvelle année civile. La machine phocéenne a déraillé. Cela ne fait plus aucun doute. Plus rien ne fonctionne comme avant, et il n’y a pas vraiment de signes laissant supposer un réveil rapide. Autant de données qui pourraient inciter Elie Baup, le coach de l’équipe, à essayer de nouveaux schémas dans l’espoir de provoquer un éventuel électrochoc. Mais, ce n’est pas du tout ce qu’il envisage de faire. En vue du duel face à Valenciennes, ce samedi au Vélodrome, l’entraineur à la casquette compte bien reconduire son schéma fétiche, à savoir le 4-2-3-1. Une disposition tactique qui a si bien fonctionné durant la phase aller de la Ligue 1 et qui, selon lui, ne peut pas être devenue mauvaise du jour au lendemain.

La motivation fait défaut

« Le 4-2-3-1 est le système qui nous équilibre le mieux, je parle à l'intérieur du jeu, car dans les couloirs quelque soit le système c'est identique, on a toujours deux joueurs (l'ailier et le latéral), parce que je demande beaucoup de dédoublements » a-t-il déclaré en conférence de presse. Bien que son onze titulaire actuel n’est plus tout à fait le même que celui du début de la saison (Rémy, Kaboré et Cheyrou ont été remplacés par Jordan Ayew, Romao et Barton), il est donc de ceux qui jugent que mieux vaut s’entêter avec les vieilles recettes plutôt que d’en expérimenter des nouvelles. « Pour certains joueurs, les systèmes de jeu sont vraiment des repères importants » justifie-t-il. En d’autres termes, il est recommandable de ne pas tout chambouler au milieu d’une saison, indépendamment des résultats enregistrés.

Si Baup n’est pas chaud pour révolutionner l’animation de son équipe, c’est aussi pour ne pas perdre trop de temps à chercher un nouvel équilibre. Et puis, il n’est pas du genre à miser tout sur l’attaque et ce même s’il y a un besoin urgent de prendre des points. Son explication : « À l'intérieur de jeu, le 4-2-3-1 permet d'avoir un premier rideau qui fait des cadrages pour ralentir les actions adverses et donne à la défense centrale la possibilité d'assurer une bonne couverture. C'est aussi une base d'appui pour assurer des relances sures vers les joueurs offensifs qui sont dans les zones hautes ». D’une manière plus claire, la priorité est de recouvrir une certaine solidité défensive. En 2013, l’OM a toujours pris au moins lors de chacune des 7 rencontres qu’elle a disputées. Et ce n’est pas forcément encourageant par rapport aux ambitions fixées par ce club.

Face à Valenciennes, l’OM va donc s’appliquer à retrouver ce qui faisait sa force lors des cinq premiers mois de la saison. Il y a l’aspect tactique, mais pas seulement. Les Provençaux ont également le devoir de renouer avec la motivation et la confiance qui les caractérisaient avant la trêve. Et dans ce domaine précis, il y a encore du travail si l’on en juge les propos tenus par Nicolas N’Koulou en milieu de semaine. Le défenseur camerounais a choqué pas mal de monde en affirmant « qu’il y a des matins, où on n’a pas envie ». Surprenant d’entendre ces paroles de la bouche d’un professionnel et qui plus est d’un joueur évoluant à Marseille. Contrairement au dispositif tactique, ce genre de discours, qui traduit un état d’esprit défaillant, ne peut perdurer du côté de Vélodrome. Et le réveil sportif, si attendu, ne risquerait pas de survenir de si tôt.

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