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Depuis début janvier les résultats lyonnais sont sur le déclin, les Gones sont même apparus totalement impuissants face au LOSC.

Battu deux fois de suite pour la première fois de la saison, avec un score de 3 à 1 dimanche contre Lille, Lyon, 2e de la Ligue 1, décroche avec six points de retard sur le Paris Saint-Germain, subissant encore les répliques de son mercato d'hiver.

L’OL paye son mercato

L'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, Rémi Garde, souhaite désormais une rapide remise en question de ses hommes. "Je suis déçu du manque d'envie et de détermination. Nous avons affiché une faible opposition aux Lillois", regrette-t-il. "Dans les périodes où cela sourit, cela peut être un atout mais dans les moments plus difficiles, c'est peut-être à ce moment-là qu'il faut s'appuyer sur plus d'expérience. Mais contre Lille, ni les jeunes, ni les plus expérimentés n'ont réussi à montrer quelque chose de positif, rien n'a fonctionné", déplore-t-il encore.

Lyon peut s’en vouloir car si son effectif, s’il n’est pas indigent, il a l’air trop juste pour rester au top. Même si Michel Bastos a été le seul attaquant à avoir quitté le club, ce départ a un peu plus asséché l'effectif en joueurs offensifs de couloirs. Certes, Bastos n'a pas toujours été constant dans ses performances, sans oublier qu'en 2012 il a souvent été indisponible. Mais le Brésilien était le seul garçon expérimenté de formation pour tenir un poste excentré, et l'éclosion du jeune Rachid Ghezzal ne compense pas encore son absence, malgré ses progrès. «Mangé» dans l’agressivité, gêné tactiquement, l’OL a offert des boulevards aux Lillois et notamment à Dimitri Payet, lui-même un joueur à la Bastos, offensif et évoluant sur les flancs. Un signe.

Manque d’ambition et retour de bâton

Mais Garde a beau pester contre l’état d’esprit et le manque d’envie, c’est peut-être le manque d’ambition qui est en train de tuer l’OL. En effet, le mercato a aussi eu des répercussions sur le comportement de plusieurs joueurs habitués à faire la différence comme Bafétimbi Gomis et Lisandro. Même si les manques d’inspirations des deux buteurs patentés de l’OL peut être imputé au fait que Jean-Michel-Aulas considère leur association comme superfétatoire, c’est tactiquement que ça ne va plus. Le souhait de Lisandro de ne plus jouer à gauche redistribue également les options offensives. Faut-il que ces deux joueurs soient associés ou bien faut-il chercher une alternative entre deux profils différents ?

C'est une question supplémentaire pour Garde, déjà privé de Bastos sur les côtés, qui doit aussi tenir compte dans ses choix de l'utilisation des meneurs de jeu Clément Grenier, décevant contre Lille, ou Yoann Gourcuff, resté collé sur le banc. La baisse de régime de Gomis, meilleur buteur de l'équipe (12 buts en L1) mais qui n'a marqué qu'une fois en L1 en 2013, et remplaçant contre le LOSC, ajoutée au moindre rendement dans l'entrejeu de Steed Malbranque, patron et baromètre de l'OL en première moitié de saison, peuvent également être des explications à cette mauvaise période.

Le 16e de finale aller d'Europa League contre Tottenham est programmé jeudi et arrive à point nommé pour Lyon qui aura une occasion en or de chasser les doutes. Mais quelque soit le score face à la nouvelle équipe d’Hugo Lloris, les insuffisances rhodaniennes en ce début d’année 2013 demeurent.

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