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Le manager général de Rennes Pierre Dréossi évoque le cas Yann M'Vila et son entraîneur Frédic Antonetti.

Pierre Dréossi, comment analysez-vous ce match nul arraché face à Marseille (2-2), samedi ?
On a fait un bon match. On est revenu deux fois au score. Cela montre le mental qu’a cette équipe depuis un certain temps. Concernant l’erreur de Mandanda, on l’a provoquée. Chaque but, il faut une erreur, plus ou moins grosse et plus ou moins individuelle. On a été la chercher.

Le Stade Rennais est quatrième au classement. Vous devez être satisfait par ce début de saison…
Oui, on est au-dessus de nos espérances. Après, je ne sais pas si c’est au-dessus de nos moyens. On est en finale de la Coupe de la Ligue. On est bien classé en championnat. Etre bien classé en janvier, c’est bien, mais être bien classé en mai, c’est mieux… On est sur la bonne route. Par rapport au début de saison qu’on a fait, on est content de ce qui nous arrive.

Frédéric Antonetti s’est un peu emporté récemment en conférence de presse concernant le manque d’ambition de votre équipe. Qu’en pensez-vous ?
Il faut positionner le Stade Rennais où il est, c'est-à-dire un club qui doit avoir le septième budget français. Le travail est bien fait. Il y a beaucoup d’équipes qui ont un budget supérieur au nôtre. Il faut le comprendre et comprendre le positionnement du club.

Yann M’Vila a rejoint cet hiver le Rubin Kazan pour une dizaine de millions d’euros. Etes-vous satisfait d’un point de vue économique ?
Tout d’abord, on n’a pas communiqué sur la somme mais on a donné suite à la meilleure offre reçue. C’est une offre intéressante dans le marché actuel qui est très difficile. Cela va permettre d’équilibrer notre budget.

Sur le plan sportif, ce départ ne serait-il pas trop préjudiciable ?
Bien sûr. On sait bien que quand on perd Yann M’Vila, cela va être préjudiciable. Après, il y a des réalités économiques. C’était le moment où il fallait que Yann parte. Il est parti dans de bonnes conditions financières. Il aurait pu partir avant mais ça ne s’est pas fait. Comme on le fait souvent, d’autres jeunes joueurs vont prendre sa place. C’est aussi ça le Stade Rennais. Yann M’Vila a pris la place de quelqu’un donc le cycle va se répéter.

Concernant son remplaçant, le nom d’Alou Diarra (West Ham) a été évoqué. Avez-vous engagé des discussions avec lui ?
Moi aussi, j’ai entendu parler de ça (ironique). Voilà (rires). Il n’y pas de contact particulier avec Alou Diarra. Nous ne sommes pas en contact avec son club.

Etes-vous entré en contact avec le milieu de terrain camerounais Eyong Enoh (Ajax Amsterdam) ?
C’est pareil, il n’y a pas de contact. On n’est pas nécessairement obligé de trouver un milieu défensif d’ici à la fin du Mercato. On est à l’écoute de tout ce qui est possible économiquement et sportivement. Pour le moment, il n’y a pas de décision à ce niveau-là.

D’un point de vue général, comment expliquez-vous cet exode cet hiver de bons joueurs de L1 vers l’étranger ?
Par un manque de moyens des clubs français, c’est aussi simple que ça. On peut voir que QPR (ndlr : dernier de Premier League) reçoit 80 millions d’euros de droits télés alors que nous, par exemple, qui sommes quatrièmes, nous n’allons récupérer que 40 millions. On voit tout de suite la différence. Indépendamment des droits télés, il y a tout le reste : les sponsors et la billetterie qui s’approche souvent du double, voire du triple, des clubs français. Il y a donc un fossé entre la Premier League et la L1.

Quel est le profil de votre recrue norvégienne Andres Agnes Konradsen (22 ans) ?
C’est un jeune milieu de terrain, un n°8 très technique qui devrait, dans un certain temps, jouer pour notre équipe. Il faudra du temps pour qu’il s’adapte. C’est notre politique de prendre des jeunes pour qu’ils puissent progresser afin qu’ils deviennent des joueurs intéressants.

Le retour de John Mensah était-il un souhait de la part de votre staff ?
C’était une opportunité plus qu’un souhait. Le souhait, c’était de trouver un joueur plus « fiable ». On sait bien que John Mensah est souvent blessé. Il fallait trouver un joueur libre et qui rentrait dans notre logique économique. On espère que cette opportunité sera gagnante. Sportivement, on connaît le joueur et, financièrement, il n’y a pas eu de soucis. L’arrivée d’Hérita Ilunga est dans cette même logique. Il est là pour remplacer Yassine Jebbour qu’on a prêté à Nancy.

Frédéric Antonetti est en fin de contrat à l’issue de la saison. Avez-vous engagé des discussions concernant une prolongation ?
On a toujours dit qu’on commencerait à discuter à la fin du Mercato d’hiver. On a prévu d’en parler début février donc on ne va pas tarder à faire une réunion.

La tendance est-elle à la prolongation de contrat ?
A priori, pour l’instant, il n’y a aucune tendance. On se verra début février pour en parler.

Le Mercato du Stade Rennais est-il clos ?
Il est clos le 31 janvier. Tout est possible d’ici là. Vous savez, il y a des gens qui disent que le Mercato s’arrête le 24 ou le 25… Souvent, ça s’accélère à la fin donc on est en éveil jusqu’au bout.

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