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Dans un registre qui lui est propre cette saison, Marseille a battu difficilement Montpellier samedi (3-2). Mais pour les Phocéens, cette victoire a beaucoup d’aspects positifs.

Pour trouver des raisons de croire à une lutte pour le titre contre le PSG, Marseille avait de meilleures façons de s’y prendre pour battre Montpellier (3-2), ce samedi. Contre les Héraultais, la formation olympienne n’a guère convaincu en terme de jeu et il était difficile, au sortir de cette soirée, de clamer une quelconque ambition par rapport au titre de champion. Néanmoins, pour retrouver le moral après une entame d’année poussive, les protégés d’Elie Baup ont assurément opter pour le scénario optimal. Menés à la marque jusqu’à la 79e minute de jeu, ils ont fait appel à leurs ressources les plus enfouies pour inverser le cours du match. Même si ce n’est pas la première fois cette saison qu’ils s’imposent dans des circonstances compliquées, cette victoire a tout l’air d’un succès fondateur. Celui qui leur permet d’avoir des certitudes quant aux qualités collectives et l’engagement de chacun dans le projet du club.

Une semaine bien négociée

« Il y a un déclic » a observé Elie Baup juste après la fin du match. L’entraineur phocéen a accepté de fermer l’œil sur tout ce qui n’a pas marché durant cette rencontre, car « l’explosion » qu’il y a eue vers la fin compense parfaitement les manquements affichés. « On retiendra qu’on est allé chercher ce succès. C’est ça le sport, a-t-il déclaré. Avec ce mental et cette solidarité, avec cette envie de bousculer les choses qui se dégage, on peut espérer prendre encore des points et ennuyer des plus grosses équipes ». Son joueur, Rod Fanni, s’est montré tout aussi euphorique dans son analyse lorsqu’il a parlé d’une « victoire à l’anglaise ». « On gagne avec le cœur » a-t-il poursuivi avant de souligner les vertus qui ont permis à lui et ses coéquipiers d’éviter le piège pailladin : « j’avoue que le deuxième but qu’on encaisse fout un coup au moral. Même personnellement, je doutais un peu. Et puis, on a fini par redévelopper du jeu, c’est revenu naturellement. On a fait des belles phases de jeu. Et dès qu’on a égalisé, j’ai senti qu’on pouvait encore faire basculer le match ».

En s’imposant contre le champion de France, Marseille a porté à 13 son nombre de succès depuis le début de la saison. L’OM est aussi revenu à un point du leader lyonnais au classement. Qui l’aurait cru au terme d’une semaine qui a vu le club perturbé par de nombreux problèmes, comme cette perquisition à la Commanderie ou encore le transfert compliqué de Loic Rémy ? Pour le Ghanéen André Ayew, il n’y a pas 36 explications à cela : « Notre groupe est soudé. Nous ce qui nous importe c’est le terrain. On fait confiance aux dirigeants pour s’occuper de tout ce qui se passe autour ». Même son de cloche chez son frangin, Jordan Ayew, qui a parlé « d’un esprit de revanche » suite à la sortie de route subie à Sochaux (1-3), dimanche dernier. « On a réussi, on n’a pas lâché. Ca n’a pas été notre match de la saison, mais avec l’envie et la détermination, on a été récompensés ». Un discours qui n’a rien de bien révolutionnaire, mais qui illustre une certaine continuité et une cohérence dans les intentions affichées depuis l’été dernier.

Marseille s’est donc rassuré, mais il va sans dire que tout n’a donc pas été parfait durant ce match et que pour aspirer à une fin de saison glorieuse, l’équipe phocéenne se doit d’être plus constante dans ses efforts sur l’ensemble d’un match. A ce sujet, personne n’est dupe et c’est là aussi la preuve que tout le monde tire dans le même sens. André Ayew : « On va essayer de vite gommer les erreurs commises aujourd’hui, parce que je suis sur que ce sont des buts que nous pouvons éviter ». Fanni essaye même d’aller plus loin dans l’autocritique en pointant du doigt le (non) respect des consignes qui parfois pénalise le groupe. « Ca n’a pas été flamboyant » a-t-il admis, poursuivant : « Il y a eu une grosse force mentale, mais il ne faut pas trop jouer avec ça. Montpellier a eu des situations et cela aurait pu nous couter plus cher. J’aimerais qu’on ne s’expose pas à ce genre de risques. Je préfère qu’on se fasse moins peur. Je ne m’attendais pas à un match pareil. Je n’ai pas l’explication, mais il faut qu’on change ça ». Si en plus, l’OM arrive à en finir avec ses insuffisances, ça peut faire très mal et le PSG n’aura qu’à bien se tenir.

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