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Au lendemain de la perquisition intervenue à l’Olympique de Marseille, Goal.com tente d'apporter plus de clarté sur cette nouvelle affaire qui touche le football français

Une perquisition a eu lieu mercredi matin au siège administratif de l'Olympique de Marseille dans le cadre d'un vieux dossier d'extorsion de fonds liant le club phocéen au grand banditisme corse, a-t-on appris auprès de la direction club de football, nos confrères d'Aujourd'hui France et de source policière. En effet, dans un communiqué, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, a confirmé qu'une perquisition "avait bien été effectuée ce matin dans les locaux professionnels de l'OM à Marseille".

Le Parisien révèle ce jeudi que le parquet avait mis sur écoute le directeur sportif olympien José Anigo durant une partie de l'été 2011. Des écoutes téléphoniques qui ont entraîné les policiers de la brigade financière à demander l'ouverture de l'information judiciaire. Dans leur rapport de fin de surveillance du 22 juillet 2011, les policiers avaient indiqué qu'Anigo entretenait «des relations professionnelles semblant correspondre aux responsabilités qu'il assume au sein du club».

"Anigo lui indique qu'il a surévalué le prix du joueur auprès de ses dirigeants"

Cet ancien latéral de l’OM aujourd'hui personnage influent du club n'avait donc a priori rien à se reprocher. Cependant, plusieurs conversations privées du directeur sportif ont éveillé les soupçons des enquêteurs, comme par exemple celle du 17 juin 2011 avec Maxime Nana, l'agent de Nicolas Nkoulou.«Anigo lui indique qu'il a surévalué le prix du joueur auprès de ses dirigeants, rapportent les enquêteurs. L'agent s'emporte et rétorque qu'il y a des choses qu'il ne faut pas dire au téléphone. On comprend lors de la conversation suivante entre les deux hommes, que le sujet était celui des rétrocommissions».

L'objet de l'enquête qui a motivé cette perquisition ne vise pas le club

En outre, les enquêteurs soupçonnent un agent de joueurs, proche de José Anigo, d'avoir également perçu des rétrocommissions lors des transferts de l'attaquant André-Pierre Gignac et du défenseur Souleymane Diawara, en faveur de membres influents du milieu régional. Il s'agit d'une enquête "qui concerne des gens liés au club mais pas l'OM en tant que structure", a-t-on précisé de source policière. "L'ensemble des bureaux ont été ouverts et ce n'est pas seulement le bureau du directeur sportif José Anigo qui a été ouvert", a affirmé pour sa part le directeur de la communication de l'Olympique de Marseille, Luc Laboz. "L'objet de l'enquête qui a motivé cette perquisition ne vise pas le club mais s'inscrit dans le cadre d'investigations en cours concernant d'autres dossiers", a ajouté M. Laboz.

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