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Rapide, technique et percutant: Lucas n'a pas raté ses grands débuts au PSG, mercredi à Doha contre Lekhwiya (5-1) en amical, et promet d’avoir un énorme impact à Paris.

Roulettes, passements de jambes, accélérations : Lucas s'est aisément fondu dans le moule parisien malgré une reprise tardive et seulement deux entraînements dans les jambes, sa dernière rencontre officielle remontant au 12 décembre et la finale de la Coupe sud-américaine remportée avec son ancien club de Sao paulo. Dès la 55e minute, l'international brésilien de 20 ans (22 sélections, 3 buts) a ainsi décoché la première frappe de sa toute jeune carrière parisienne et aurait même pu corser encore un peu plus l'addition, seul face au but dans le dernier quart d'heure (75e).


Un Top Player

Si sa première victime est Guillaume Hoarau, promis d’ores et déjà à un lointain exil en Chine, ce ne sera assurément pas la dernière. Menez (le Brésilien peut jouer en pointe, sur les ailes et en numéro 10 et n'a jamais porté d'autre numéro que le 7) et surtout Pastore ont du souci à se faire. Car après seulement deux séances d'entraînement et un bout de match amical, Lucas, présenté mardi et recruté pour plus de 40 millions d'euros, a déjà conquis les Parisiens.

"C'est un joueur avec beaucoup de qualités, un « top player », techniquement très fort. C'est très bien pour nous. Son arrivée va améliorer la qualité offensive de l'équipe", a déclaré l'entraîneur Carlo Ancelotti. Même le volcanique Zlatan Ibrahimovic y est allé de son compliment ("C'est un joueur fantastique") avant de lui donner quelques conseils: "Il faudra juste qu'il s'adapte à la mentalité française, à la ville de Paris et qu'il se montre patient". Certes, Lucas sera bientôt confronté à des adversaires bien plus coriaces et compétitifs que le champion du Qatar, Lekhwiya, en Championnat de France et surtout en Ligue des champions. L'Europe sera le véritable défi pour un joueur à l'expérience internationale très limitée et encore loin d'être titulaire en sélection. Lucas ne s'y est pas trompé en expliquant que le "plus dur commenç(ait)" pour lui.

Menez et Pastore ont du soucis à se faire

En le positionnant sur le côté droit dans son 4-4-2, Ancelotti a clairement envoyé un message à Javier Pastore. L'Argentin, première acquisition d'envergure de QSI (Qatar Sports Investments) pour plus de 40 millions d'euros, reste une énigme après un an et demi de présence dans la capitale. Malgré quelques fulgurances et des statistiques plutôt flatteuses, "El Flaco" ne pèse pas assez sur le jeu parisien. Jusque-là, Pastore avait été protégé par son statut de première star de l'ère qatarie. Mais l'arrivée de Lucas change la donne et l'Albiceleste va être confronté à une sévère concurrence et sera possiblement l’une des victimes collatérales de l’impact de l’arrivée de l’auriverde dans la capitale.


Lucas Moura n'a pas non plus tout réussi en l'espace de 45 minutes et a même marqué le pas en fin de match mais sa capacité de percussion et sa vitesse risquent de faire très mal dans les semaines qui viennent. Sera-t-il aligné dès dimanche contre Arras en 32e de finale de la Coupe de France à Arras ? "Il peut jouer, je n'ai pas encore pris la décision sur l'équipe, mais il n'a pas de problème pour jouer", avait déclaré un peu plus tôt Carlo Ancelotti. En clair, on n’a pas fini de mesurer son impact sur la planète football.

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