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Plus que 3 jours et l'étoile brésilienne débarquera au PSG. Malgré la concurrence qui y règne, le jeune auriverde dispose de tous les atouts pour faire honneur à sa réputation.

Depuis l’été 2011, le PSG a basculé dans une nouvelle ère. Celle d’une équipe très ambitieuse et qui s’offre toutes les recrues qu’elle veut à coup de millions. En un an et demi, ils ont été nombreux à débarquer du côté du Parc des Princes avec le fameux folklore médiatique qui va avec. De Pastore à Thiago Silva, en passant par Alex, Lavezzi et Ibrahimovic, les supporters franciliens ont eu leur lot de stars aux noms ronflants. Toutefois, à en croire les spécialistes, mais aussi et surtout Carlo Ancelotti, le transfuge qui « incarne le mieux le futur du club » n’a pas encore enfilé la tunique parisienne. Ça sera fait le 2 janvier prochain. Il s’appelle Lucas Moura et il vient de Sao Paulo. Acheté pour une somme de 45M€, ce jeune brésilien d’à peine 20 ans personnifie les ambitions qu’ont Leonardo et Al-Khelaifi de faire du club de la capitale l’une des valeurs sûres du football européen. Saura-t-il se montrer à la hauteur de ses énormes attentes ? En France, il y a encore débat, mais, au Brésil, plus personne n’en doute comme en témoigne un rédacteur de l’édition Goal.com concernée, Matheus Harb.

Va-t-il réussir au PSG ?

Paris est connu comme étant le club français qui a le plus fait confiance aux joueurs brésiliens et cela avec une certaine réussite. A l’exception de quelques rares échecs (Souza et Everton), le PSG ne s’est jamais trompé sur ses investissements Outre-Atlantique et il n’y a aucune raison de penser que ça sera le cas pour Lucas Moura. Même s’il n’a que 20 ans et qu’il n’a encore rien prouvé sur l’échelle internationale, ce dernier apparait être idéalement armé pour ce défi. « Il est jeune, mais jusque-là il a accompli tout ce qu’on attendait de lui, souligne Matheus. Comme tout joueur, il a connu des hauts et des bas, mais il a été capable de ramener à Sao Paulo plein de trophées. Par ailleurs, il a connu des progrès tangibles au niveau de la maturité, sûr et en dehors de terrain, ce qui a fait de lui l’un des meilleurs joueurs durant l’année qui s’apprête à s’écouler. Donc oui, je crois qu’il a les ressources mentales et surtout les qualités techniques pour se faire une place dans le championnat français, le plus faible de tous les championnats majeurs européens ».

A quel genre de joueur le PSG doit s’attendre ?

Du côté du Camp des Loges, on est convaincu que Lucas Moura peut apporter un grand plus à la formation francilienne. Mais, la question qui se pose c’est dans quel registre et au sein de quel système ? Durant ses derniers mois au Brésil, il s’était illustré dans un rôle de meneur de jeu. A Paris, Carlo Ancelotti vient d’opter pour une tactique où il n’y a pas trop de places pour un créateur. « Je pense quand même qu’il peut être d’une grande utilité aux côtés des Pastore et Ibrahimovic, nous assure Matheus. Lorsqu’il aura le ballon, il va certainement le niveau offensif de son équipe ». Un peu comme l’a fait Ronaldinho à son arrivée en France en 2001 ? « Les deux contextes ne sont pas comparables, mais peut-être que c’est la meilleure analyse à faire, reconnait notre journaliste. Il n’est pas aussi flamboyant que Gaucho, mais on connait déjà tous la menace qu’il peut avoir balle au pied et en déboulant sur les ailes ». Menez et Pastore, qui ont actuellement la responsabilité de ce genre de tâches, n’ont qu’à bien se tenir.



Parviendra-t-il à se faire une place de titulaire d’entrée ?

C’est en fin de semaine que Lucas Moura rejoindra son nouveau club du côté du Qatar où le leader de la Ligue 1 est actuellement regroupé. Il n’est pas sûr qu’il puisse disputer le match amical face à Lekhwiya, mercredi, mais il y a des chances pour qu’on le voit faire ses débuts officiels dès le week-end prochain face à Arras (CFA2) en 32e de finale de la Coupe de France. Pour toute recrue, il n’est jamais facile de s’imposer et conquérir une place de titulaire d’entrée. Mais, Lucas n’est assurément pas une recrue comme les autres. « Je ne vois pas pourquoi il ne sera pas capable de tirer son épingle de jeu au détriment de Lavezzi et de Pastore, qui, si je me souviens bien, ne sont pas vraiment à la hauteur depuis le début de la saison, s’interroge Matheus. Nous savons tous à quel point les entraineurs se montrent prudents lorsqu’il s’agit de lancer un joueur extra-européen dans un football de culture différente. Mais, je suis convaincu que si Carlo Ancelotti lui offre une chance, Lucas saura parfaitement la saisir. Et s’il ne le fait pas dans l’immédiat, il travaillera dur pour cela, comme il l’a toujours fait en grand professionnel qu’il est ». Les fidèles du Parc des Princes ne demandent assurément qu’à le vérifier.

Comment le Brésil a réagi à son départ ?

Le Brésil est connu comme étant une nation de foot qui cajole ses talents. Lucas Moura n’a pas fait exception à la règle. Même quand il était moins performant, ce dernier a toujours bénéficié du soutien extérieur, y compris celui de la presse. Dans ce contexte, son départ vers l’Europe a dû attrister plus d’un. Néanmoins, globalement, tout le monde se réjouit du fait qu’il ait décidé à franchir le pas afin de passer un palier. « On n’est pas vraiment surpris par le fait qu’il s’en va à un âge aussi précoce et pour un montant aussi mirobolant » indique Matheus, avant d’enchérir : « tout le monde s’attendait à ce qu’un club européen parie sur lui et c’est une belle opportunité pour qu’un autre international brésilien fasse étalage de son talent ailleurs. Notamment en vue de la Coupe du Monde 2014 ». Est-ce aussi l’avis de ses anciens dirigeants de Sao Paulo ? La réponse de Matheus : « Ils perdent certainement un joueur de qualité, mais l’argent qu’ils ont touché en échange a de quoi les aider. Et puis, c’est tout de même, qu’un jeune issu de leurs rangs puisse évoluer au plus haut niveau avec l’éventualité de devenir l’un des meilleurs au monde ». Un peu comme ce fut le cas de Kakà au début des années 2000. Espérons pour Lucas qu’il puisse connaitre le même itinéraire que l'ancien Ballon d'Or, avec, en sus, un peu plus de constance sur la durée.

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