thumbnail Bonjour,

En ce début de saison, le PSG a montré qu'il savait gérer son avantage. Peu importe l'adversaire ou la situation, Paris ne panique jamais.

Paris a montré depuis quelques semaines une aisance presque insolente à savoir gérer ses matches. En effet, le PSG a ouvert onze fois le score cette saison, pour dix victoires. Seul Montpellier a réussi à rattraper l’avantage parisien, alors que ceux-ci étaient à dix, après l’expulsion de Sakho. Il ne faut tout d’abord pas oublier les origines footballistiques du mister du PSG. Carlo Ancelotti a fait ses études sur des bancs tels que celui de la Juventus ou encore le Milan dans les années 2000, et si bien attaquer était une condition sine qua non pour gagner, défendre était un art.

La toile parisienne

Gagner 1-0 était une victoire parfaite pour un entraîneur en Serie A. Cela montrait que son équipe avait fait ce qu’il fallait pour prendre l’avantage, puis avait été capable de contrer toutes les offensives adverses. La victoire face à Lyon a été l’exemple le plus flagrant que cette nouvelle culture instaurée par le coach italien. Plus que de bien défendre, Paris a totalement annulé l’équipe lyonnaise. D’abord en bloquant Malbranque, véritable pierre angulaire des Gones, puis en sevrant Gomis et Lisandro de ballons. Evidemment, cette opération est plus facile quand il y a Thiago Silva, Thiago Motta, Matuidi et Sakho, mais tout de même, le bloc parisien a montré une extrême facilité à se déplacer pour attirer dans son pièges les attaquants lyonnais, qui, malgré des latéraux censés jouer haut, ont été obnubilés par le centre.

Le fait de s’appuyer sur le contre est aussi un autre paramètre à prendre en compte. Mais cette option a été prise de plus loin que le terrain. En choisissant des joueurs tels que Ménez et Lavezzi, les dirigeants parisiens ont clairement misé sur la vitesse, attendre et piquer. C’est peut-être pour cela que Paris marque le plus souvent lorsque l’adversaire s’y attend le moins.

Cette capacité à garder un résultat s’inculque avec le temps, et peut-être que le travail de longue durée entamée il y a un an par l’ancien coach de Chelsea commence finalement à porter ses fruits. Un travail de sape qui porte finalement des résultats. Et des résultats qui pourraient donner une autre dimension à l’équipe, celle que veut le président Al-Khelaifi. Car beaucoup d’équipes sont capables de bien jouer, la Roma, Arsenal, le Villarreal d’il y a quelques années. Mais combien de titres ont cumulés ces équipes lors de la dernière décennie ? Peu, bien trop peu. En revanche, des équipes cyniques et efficaces tel la Juve ou encore Manchester United gagnent des titres, des vrais, ceux qui font l’histoire.

Relatifs

From the web