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L'attaquant marseillais André-Pierre Gignac revient en conférence de presse sur son retour victorieux après sa blessure face à Troyes.

Attendu comme le sauveur à Marseille, André Pierre Gignac n'a pas déçu les attentes. En effet, déjà buteur face à Toulouse, l'attaquant olympien compte bien enchaîner.

André-Pierre Gignac, comment avez-vous vécu votre retour dans le groupe ?

J’ai quitté le groupe en confiance. Après sept longues semaines d’absence, je le retrouve comme je l’avais quitté, parce qu’on a bien travaillé avec le staff médical et le staff technique et que j’ai bien été aidé par mes coéquipiers. Donc le retour est plus facile.

Serez-vous bientôt au top de votre forme ?
Je ne suis pas à 100%, mais je vais retrouver mon meilleur niveau grâce à l’entraînement, même si le rythme des matchs, ce n’est pas pareil. Je compte beaucoup sur cette préparation hivernale. Pour moi, c’est très important, j’y attache beaucoup d’importance.

Durant votre absence, l’OM a connu une mauvaise période…
Moi, j’étais derrière le but, ce n’était pas facile non plus pour moi. Après, qu’on le veuille ou non, c’est peut être mieux pour nous d’être sorti de la Ligue Europa. Aujourd’hui, il nous reste la Coupe de France et le championnat, je pense qu’on peut en faire nos deux objectifs. Mais quand on ne peut pas jouer, c’est sûr que ce n’est pas facile de vivre des moments difficiles en dehors du groupe ni de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice, mais les blessures font partie d’une carrière de footballeur.

Comment expliquer la métamorphose Gignac ?
Il y a eu un changement de staff. Je pense que ces deux dernières années à cause de mes blessures et de mes contres performances, mon temps de jeu a été cohérent. Je n’ai rien à dire par rapport à ça. Je n’ai pas eu la chance de faire de préparation estivale. Quand je suis arrivé, j’étais blessé et la préparation suivante, j’ai été opéré, donc, forcément, je n’étais pas dans les meilleures dispositions. Mais cette saison, j’ai eu la chance de pouvoir faire une préparation complète avec la confiance de mes coéquipiers et de l’entraîneur, donc ça change tout forcément.

Votre état d’esprit a-t-il changé ?
Mon état d’esprit est toujours le même, j’ai toujours la même envie de jouer, de prouver et de marquer, qui plus est pour mon club de cœur. Mais quand on n’est pas dans des dispositions physiques, c’est plus difficile. Quand le corps ne suit pas, le mental est affaibli. Mais même si j’ai passé deux années compliquées, je n’en veux à personne, c’est le passé. Maintenant, je n’ai plus le temps de calculer, c’est ma troisième année ici et il faut que je réussisse quelque chose.

Avez-vous gambergé lorsque vous avez été blessé ?
On se demande quand ça va s’arrêter mais dès que je joue, j’oublie tout. Je suis un peu foufou, je ne pense à rien sur le terrain, surtout pas à la blessure possible.

Comment expliquer votre retour aussi rapide ?
Il y a la confiance. Contre Troyes, j’ai joué 18 petites minutes mais le match d’avant, j’avais marqué deux buts face à Paris, donc forcément j’étais en confiance. Après, je suis rentré sept ou huit minutes à Bastia, j’ai eu deux ballons à négocier, j’ai cadré deux fois, le gardien les a sortis. J’aurais pu mieux faire, j’aurai préféré marquer, mais c’est une bonne chose de retrouver des sensations devant le but. Ça s’est confirmé à Toulouse.

Pensez-vous à l’équipe de France ?
J’ai été absent deux mois, il y a des joueurs qui ont marqué, qui ont confirmé. Je pense à Bafé (Gomis) qui fait une belle saison. Il a marqué contre l’Italie. Giroud fait une belle saison, même s’il a eu un peu de mal à Arsenal, mais moi je ne lâche jamais. Je suis attaché au maillot bleu, je ne suis plus sélectionné depuis ce fameux épisode, disons que j’aimerais finir sur une bonne note.

Combien de vies estimez-vous avoir eues à l’OM
J’ai un parcours compliqué, ce n’est pas facile, c’est comme ça, mais j’ai toujours été le même. Demandez au vestiaire, mon état d’esprit et mon implication n’ont pas changé. Mais quand le corps et la tête ne vont pas, c’est difficile d’être performant. Quand on arrive sur le terrain et qu’on a des gênes sans cesse, on se dit « qu’est ce qu’il va m’arriver encore aujourd’hui ? » Mais je pense que les opérations m’ont été bénéfiques parce que je n’ai plus de problème aux adducteurs. Malheureusement, mon pied a cédé mais j’espère que maintenant tout est derrière.

Est-ce qu’il vous tarde que le Vélodrome soit inauguré en 2014 ?
Oui, ce match-là va faire du bruit. Mais je serai là. Je dois encore deux années à l’OM et ça ne me dit trop rien de partir. Quand on est à l’OM et que ça se passe bien, il n’y a pas mieux. Pour un gars du sud comme moi, réussir ici c’est terrible.

Les supporteurs ont-ils déjà vu le vrai Gignac ?
En six buts, non pas encore, j’en veux encore plus. J’espère qu’en deuxième partie de saison, je vais être sur le même tempo, parce que je leur dois encore plus. Même si j’ai été absent un mois et demi, je préfèrerais avoir un peu plus de buts.

Le coach dit que vous avez des buts à rattraper. Vous n’avez pas toujours eu de bons rapports avec lui…
Il en veut toujours plus. Ça a été difficile à Toulouse, mais quand il est arrivé ici, on s’est expliqué. J’ai fait de meilleures performances donc ça a été mieux.

Vous êtes-vous inquiété quand Elie Baup est arrivé ?
Non il y eu du temps qui est passé, j’ai pris de la maturité. J’avais 21 ans quand je suis arrivé à Toulouse. Je venais d’être papa, le contrat a été beaucoup plus important qu’à Lorient, l’attente était différente, il y avait la Ligue des Champions, Elmander qui avait marqué le club la saison précédente et, comme à mon début à Marseille, je n’ai pas fait tout ce qu’il fallait pour être irréprochable à Toulouse. Mais avec Elie (Baup), maintenant, c’est nickel.

Souhaiteriez-vous livrer un match à distance à Zlatan Ibrahimovic ?
Il faut être lucide, il n’y a pas de match. Moi je suis dans l’optique de prendre match après match, je dis ça depuis l’âge de 20 ans et je ne vais pas changer mon objectif maintenant. Je veux aider mon équipe et être décisif, que ce soit par une passe ou un but. Bien sûr, je préfère marquer un but parce que c’est mon métier. Mais après, quand on gagne, on travaille dans la sérénité et dans la confiance. Pour moi c’est important.

Quel regard portez-vous sur Zlatan Ibrahimovic ?
C’est bien pour le football français qu’il soit là, mais il est incroyable. Ses partenaires ont tous peur de lui, ils lui donnent tous le ballon dès qu’il le demande. Si un joueur lui donne un mauvais ballon, il a intérêt de bien donner le deuxième, sinon ça va gueuler. Mais ça fait partie de son tempérament, c’est un grand joueur, il n’est pas payé autant pour faire des broutilles. Je ne fais pas le lèche-bottes mais c’est un joueur hors normes. Ça va ? C’est assez là, non ?

Dimanche vous espérez jouer combien de temps ?
Je ne sais pas, on va en discuter je pense. Déjà, je ne pensais avoir autant de temps de jeu mais le coach m’a demandé si je me sentais capable. J’avais très envie et je me sentais capable de jouer. En tout cas, je n’avais aucune appréhension.

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