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Le PSG qui retrouve sa place de leader, l'OM qui s'impose en faisant le minimum syndical... retrouvez les enseignements de la 18e journée de Ligue 1.

Le Top : Paris reprend sa place

Le PSG a repris, grâce à la différence de buts, la tête de la Ligue 1 en s'imposant face à une équipe de l'OL qui a tactiquement perdu la rencontre avec une défense à cinq. C'est Matuidi (45e), en fin de première période, qui a permis à son équipe de remporter sa 3e victoire consécutive en championnat alors que les Gones avaient bien démarré le match. En seconde période, le club de la capitale a bien contrôlé la rencontre et l'addition aurait pu être plus corsée pour la bande à Rémi Garde. Leader (avec 35 points comme l'OM et l'OL) avant de finir l'année à Brest, le PSG peut se féliciter d'avoir changé d'attitude après sa crise de novembre puisqu'il a également la meilleure attaque et la meilleure défense. " Il est important d'être en tête du championnat, mais le plus important est de finir en tête. Pour construire une maison solide, on a besoin de temps. Peut-être qu'on a pris beaucoup de temps, mais à la fin, la maison est bien faite", a concédé Ancelotti après la rencontre.

La déception : Toulouse, rien ne va plus

Rien ne va plus à Toulouse. Les hommes d'Alain Casanova ne parviennent plus à gagner, ni à marquer, et traversent une période difficile. C'est simple, en l'espace de quelques semaines, ils ont dégringolé de la 2e à la 12e place. Ils n'ont d'ailleurs plus remporté le moindre match depuis leur victoire (3-0) sur Lyon, seul succès lors des huit dernières rencontre. Un bilan assez catastrophique. Après la défaite contre l'OM, qui s'est imposé (1-0) en faisant le minimum syndical, le TFC manque clairement de réussite et le sort semble s'acharnait. A 11 contre 9 après les exclusions de Mbengue (27e) et Tabanou (44e), le club phocéen a déjoué avant que le revenant Gignac (68e) ne trompe finalement Ahamada. Le gardien toulousain, excellent durant quasiment tout le match, avait même repoussé un penalty d'Andre Ayew. Mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.... "C'est vraiment cruel par rapport à la débauche d'énergie, à la discipline et à la rigueur tactique mise en place par les joueurs. On gâche notre bon début de match avec une première expulsion. À dix, tout restait possible, mais à neuf c'est devenu mission impossible. Je suis déçu pour les joueurs. On est dans une période qui n'est pas facile", a confié Casanova. 

Le Flop : Lille ne s'en sort pas

Les choses se compliquent sérieusement pour Lille. L'avant-dernier champion de France a été accroché à Reims (1-1) par une équipe (17e) qui prend seulement son 4e point depuis la 9e journée. Du coup, sept points ne séparent plus que le dernier du 1er non-relégable, qui a mis fin à 699 minutes sans but. Les Lillois, eux, trébuchent encore et restent à une honteuse 11e place au classement après un match décevant. C'est simple, ils n'ont remporté qu'un seul de leurs six derniers matches. Rudi Garcia n'a pas caché sa déception.  « On avait plutôt l’impression qu’on jouait un match amical en première période. Aucune combativité, aucune agressivité. On était battu dans tous les duels. Heureusement qu’on a rectifié le tir en seconde période. C’est compliqué de gagner un match en ne jouant qu’une période. C’est assez inexplicable de voir cette première période quand on voit ce qu’on a fait à Sochaux et contre Toulouse, en termes d’investissement et d’agressivité. Même si je n’oublie pas qu’on a joué neuf matches en 27 jours. Pour certains, il y avait les jambes lourdes. J’ai décidé de sortir deux joueurs à la mi-temps mais j’aurais pu choisir n’importe lequel. On a trop peu cadré. On sait que c’est à force de séries de victoires qu’on reviendra. Si on ne gagne pas, on n’avance pas ».

Le chiffre : 4, comme le nombre de buts inscrits par Montpellier

Le carton du week-end, il est signé Montpellier. Le MHSC, qui remonte ainsi à la 9e place du championnat (26 points), a littéralement explosé Bastia (15e). Durant ce match, les hommes de René Girard ont absolument tout tenté et n'ont laissé aucune chance à leur adversaire corse. Ils ont mis la pression d'entrée et ont d'ailleurs frappé au but à 21 reprise (dont 12 tirs cadrés), leur meilleur totaux de la saison. "On a fait un match appliqué et très intéressant, dans la lignée de nos deux précédentes victoires. On languissait de venir dans cette première moitié de tableau, qui est notre place. C'est bien pour le moral, avant le match important qui nous attend à Lille. Quand les équipes de tête, qui ont fait un bon début de saison, possèdent dix ou douze points d'avance, c'est quasiment impossible d'aller les chercher. On fait notre parcours avec le début de saison que l'on sait. On essaie de se remettre dans une dynamique, amorcée depuis quelque temps", confiait René Girard après la rencontre.

On a adoré : Super Dario

L'OGC Nice réalise une superbe fin d'année, toute en discrétion. Grâce à leur victoire sur Evian (3-2) samedi, les azuréens se retrouvent à la 5e place du classement, à seulement 6 points du podium. Un homme, en particulier, n'est pas étranger à cette réussite. Dario Cvitanich, 28 ans, recruté l'été dernier à l'Ajax d'Amsterdam pour 400.000 euros, a rapidement pris ses marques.  Buteur lors de 6 des 7 dernières journées , l'Argentin a pris une cadence (42% de ses tirs font mouche) justifiant son surnom de "Super Dario". Grâce à son doublé face à Evian, Cvitanich est désormais le deuxième meilleur buteur du Championnat avec 10 réalisations (à égalité avec Bafétimbi Gomis) et n'a qu'une seule envie, faire encore trembler les filets adverses pour le plus grand bonheur des Niçois.

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