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Le PSG a battu (1-0) l’OL hier lors du choc de clôture de la 18e journée de Ligue 1. La capitale a pris les commandes de la ligue grâce à leur différence de buts.

Le Parc des Princes était sous pression hier. Plus de 2 millions de téléspectateurs, un stade complet, les peoples au rendez-vous et surtout le plus grand fan parisien dans les tribunes présidentielles, Nicolas Sarkozy. Tous les ingrédients furent réunis pour marquer les esprits une fois pour toutes. Ainsi cette victoire parisienne sur ce score de gentleman (1-0) face à un concurrent direct pour le titre, est un signe fort d’une passation de pouvoir amenée à durer.

Goal.com vous révélait que Carlo Ancelotti avait trouvé sa colonne vertébrale, l’axe névralgique, la ligne royale de son équipe mais doutait quant à son animation offensive. Son choix a été facilité par une énième insubordination de l’ancien milieu offensif de l’AS Monaco. « Si je dis que Nenê est blessé, c’est qu’il est blessé. Je vous dis la vérité. Qu’un joueur aille à la patinoire ce n’est pas mon problème. » a lancé le technicien parisien en conférence de presse. Nene a la mauvaise attitude selon le coach italien qui ne supporte plus les sauts d’humeur de l’ancienne star du PSG version 1.0, une version désormais obsolète (i-foot). Le malheur des uns fait le bonheur de Pastore et Lavezzi qui sont de nouveaux en odeur de sainteté au camp des Loges. Le quatuor Ibra-Menez-Lavezzi-Pastore enchaîna son troisième match consécutif avec à la clé trois victoires. Une formule qui semble plaire à l’entraîneur et aux joueurs. Les dévoreurs d’espaces profitent de la menace Ibra pour s’offrir des rush d’adrénaline, Pastore plus libéré retrouve son ballon et monte en puissance, la star suédoise sait se mettre en retrait et faire briller ses coéquipiers. Un agrégat d’individualités qui se métamorphose à un collectif solidaire.  

C’est plus facile de jouer avec un joueur simple qu’avec un visionnaire

L’homme du renouveau se nomme Thiago Motta. Le longiligne milieu de terrain brésilo-italien illumine l’entrejeu parisien. Un secteur de jeu peut-être pas encore assez sûr de soi pour titulariser le cadet Verratti en son sein, car trop fougueux, trop confiant, trop fort pour une équipe en construction. Le coach de la capitale préfère mettre au frontispice un joueur d’expérience, il se trouve aussi que la qualité de passe n’en serait altérée. La clef du succès collectif ? Ce serait prétentieux d’asserter cela mais pas plus que de dire que l’ex métronome de Pescara était démentiellement technique voire, un risque pour Sakho ou Alex derrière et Matuidi ou Chantome devant, qui n’arrivaient pas à jouer le même football que lui. C’est plus facile de jouer avec un joueur simple qu’avec un visionnaire. La position devant la défense de Verratti faisait donc peur à des joueurs moins doués techniquement que lui et entrainait le déséquilibre de l’équipe. En parlant d’équilibre, que dire de Blaise ? Le Haile Gebrselassie du foot, le serial ratisseur, le pied qui change tout, son abatage sur tout le terrain devient alarmant. On a peur pour sa santé.

Pendant la première mi-temps contre les Gones hier, l’international français a éteint Steed Malbranque. Il a empêché l’homme à tout faire lyonnais de prendre le jeu à son compte. Il a fait son « taf » et comme un bon flic hollywoodien il a sauvé la ville. Il a inscrit son troisième but de la saison en ligue 1. Il réalise vraisemblablement sa meilleure saison de sa carrière. Quatre buts toutes compétitions confondues c’est déjà un record pour le jeune milieu de terrain défensif français de 25 ans. Il est le symbole de la solidarité parisienne, contagieuse quand on voit Pastore venir défendre. Paris est sûr de sa force même si le portier italien prône la précaution : « On cherche à faire notre boulot. On est premier avec Lyon et Marseille, mais doit d’abord penser à nous et pas aux autres. C’est clair qu’aujourd’hui ça fait plaisir parce qu’on reprend la tête de la Ligue, mais il ne faut pas trop s’exalter», il est difficile de faire la fine bouche tant le niveau du PSG reste encore perfectible. Le Paris Saint Germain est en campagne. En baisse dans les sondages après un début de saison pas aussi champagne qu’attendu, Léonardo and co. collectionnent dorénavant les éloges des plus acariâtres cartésiens.

Cette victoire face à Lyon (1-0) conjuguée à la défaite de l’ASSE contre Lorient (0-2), permet au Paris Saint-Germain d’avoir la meilleure attaque (32 buts inscrits) et la meilleure défense de Ligue (12 encaissés). Effectivement, avec 35 points, c’est grâce à cette différence de buts (+21) que Paris occupe la première place de Ligue 1 devant Lyon (+13) et Marseille (+3).Le déplacement la semaine prochaine à Brest pourra confirmer la place de champion d’automne des Rouges et bleus. Ses concurrents auront la tâche plus ardue, affrontant respectivement l’OGC Nice et l’AS Saint-Etienne.

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