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L'entraîneur nancéien Jean Fernandez, actuellement 19e de Ligue 1, examine la mauvaise passe de son équipe en conférence de presse.

«Le nul (1-1) ramené de Lyon, qui vous permet de ne plus être dernier au classement de L1, est-il un bon résultat ?
Non. Si on est milieu de tableau, on est content de ramener un point de Lyon. Je pense que c'était le soir ou jamais pour les prendre avec les suspendus et les blessés dans leurs rangs. On avait fait le plus difficile en menant 1-0 mais après, on revient toujours à nos problèmes : on encaisse un but à chaque match. C'est difficile de gagner. Pour moi, quitter la dernière place est anecdotique. Il suffit de faire nul contre Bordeaux, que Troyes gagne et on est à nouveau dernier. Pour nous, ce qui est important, c'est de sortir de la zone de relégation. Et ce n'est pas en multipliant les nuls qu'on va y arriver. Malgré les bonnes prestations, car on est un peu plus solide, on a toujours les mêmes problèmes : on encaisse des buts et on ne marque pas.

Que faire pour résoudre ces problèmes ?
Les solutions, on ne les a pas dans le groupe. On a tout tenté : quatre ou cinq défenseurs, trois milieux, trois attaquants... Mon espoir, c'est de gagner un match pour créer une dynamique. Mais on n'y parvient pas. Les vingt minutes de la deuxième période contre Valenciennes (1-1), quand on n'arrive pas à marquer ce deuxième but, ont montré nos lacunes sur le plan offensif. Il n'y avait pas la bonne passe, ni le bon déplacement au bon moment. Là, il faut prendre des points. Le premier bilan, on le fera à la trêve. Le président l'a dit, il faudra 14 points. A 14 unités, on peut rêver. Moins, cela paraît difficile. Ensuite, il y a un mercato. Si on garde le groupe, il sera difficile de le renforcer, mais si on peut faire partir un ou deux joueurs, on aura un peu d'argent pour recruter et changer la physionomie de l'équipe. Par expérience, je sais qu'on peut le faire. Je sais ce qu'il manque à l'équipe et je le sais depuis le début de la saison : un milieu et un attaquant.

Vous n'êtes jamais descendu avec les équipes que vous avez eu sous vos ordres. Est-ce que cela peut jouer dans les têtes ?
Passons à autre chose. Je pars du principe qu'un entraîneur sans les joueurs n'est rien du tout. La seule chose que j'ai, c'est l'expérience de 500 matches de L1. Je sais ce que sont les périodes difficiles et comment on peut faire pour s'en sortir. Mais on est tributaire des joueurs. J'ai tout tenté et j'en suis arrivé à la conclusion que la solution serait de recruter. Après, ce sont les opportunités du marché. Mais des éléments qui ne jouent pas, j'en connais quelques-uns qui pourraient nous être très utiles. Mais il faut déjà qu'il y ait des joueurs qui partent.»

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