thumbnail Bonjour,

Le défenseur stéphanois Loïc Perrin se préparer avant d'affronter l'Olympique Lyonnais pour le grand derby.

oïc Perrin, c’est une histoire d’amour qui dure avec l’ASSE…
Je suis arrivé en 1997 et j'ai signé mon premier contrat pro en 2004. Ça fait déjà un moment que je suis ici, je connais donc bien le club. Je suis né à Saint-Etienne. Je ne sais pas si  je suis un vrai capitaine. Mais, en tout cas, je suis un vrai Stéphanois. J'ai fait toutes les catégories de jeunes. Je suis arrivé en moins de 13 ans et j'ai franchi les différentes étapes avant d’arriver en pro.

Vous affrontez Lyon dans un derby qui promet. Ça fait longtemps que cette rencontre n’a pas été aussi disputée…
Il y a une nette progression par rapport aux années précédentes, notamment dans le jeu. Nous avons quelque peu changé notre façon de jouer. Nous conservons davantage le ballon et nous nous créons plus d'occasions. Je pense que c'est ce qui nous correspond le mieux. Après, je ne pense pas qu'on soit favori. Lyon est premier au classement. Il sont peut-être moins forts qu'à une certaine époque, mais Lyon reste Lyon. Chaque année, ils sont devant.

C'est vrai qu'il y a cette fameuse malédiction depuis 1994 (ndlr : pas de victoire dans un derby à domicile)…
C'est vrai. Nous avons un peu tué cette malédiction en allant gagner à Gerland. Mais c'est vrai qu'à Geoffroy Guichard, c'est compliqué. Je pense que l'on a fait un complexe d'infériorité les années précédentes et j'espère que cette année ce ne sera pas le cas. Nous n'allons pas changer notre façon de jouer.

Défenseur central, c’est un poste que vous affectionnez ?
Oui. Cela me permet d'enchaîner les matchs. J'ai joué tous les matchs jusqu'à aujourd'hui. J'espère que cela va continuer


C'est une des premières fois où vous enchaînez autant de matchs ?           
Oui, c'est la première fois depuis très longtemps. Je pense que ce nouveau poste est fait pour moi. C'est un poste moins éprouvant. J'ai malgré tout mis du temps à m'adapter, même si j'avais évolué à ce poste plus jeune. Aujourd'hui, ça se passe bien donc tant mieux.

Retrouver l'Europe avec les Verts fait partie de vos objectif ?
Je l'ai joué il y a quelques années (2008-2009). On s'était qualifié avec Laurent Roussey. C'était vraiment une expérience extraordinaire, même si c'était la « petite » Coupe d'Europe. Evidemment, j'aimerais la rejouer.

Un petit mot sur Stéphane Ruffier ?
Il a son caractère bien à lui. Il est très attachant contrairement à l'impression assez froide qu'il peut laisser. Il a beaucoup d'humour et, en plus, il nous sort des matchs exceptionnels.

A l’image de l’équipe, a-t-il franchi un cap ?
Oui, mais ce qui fait véritablement notre force, c'est le collectif. C'est difficile de sortir quelqu'un du lot. Même si c'est  vrai que Ruffier sort des arrêts décisifs pratiquement à tous les matchs. Cela fait un moment qu'il est à ce niveau et j'espère qu'il sera bientôt récompensé à l'échelon national.