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Le PSG a le meilleur effectif de ligue 1 et pourtant, ne la domine pas comme on l’attendait. Une analyse sur l’attaque parisienne qui oscille entre le correct et l'abject.

Qualifié avec les félicitations du jury en Ligue des champions en terminant 1ers de son groupe avec le plus grand nombre de points des phases de poules, le PSG n’arrive pas a dominer la scène hexagonale.

Trop de choix tue le choix 

La capitale compte 7 victoires 5 nuls et 3 défaites en Ligue 1, siège nonchalamment à la 4e place du classement derrière l’AS Saint-Etienne et les deux Olympiques (Marseille et Lyon). Une situation cocasse pour un club qui a les moyens financiers pour rivaliser avec les plus grands d'Europe. En effet, l’effectif du PSG est pléthorique. Cependant, Carlo Ancelotti n’arrive pas à trouver la bonne formule. Nene, Pastore, Menez, Lavezzi encore Gameiro et Hoarau ont épaulé à tour de rôle l’inamovible Zlatan Ibrahimovic. Le suédois fait son travail mais on ne peut pas se satisfaire des statistiques des autres attaquants parisiens (Gameiro 3 buts, Lavezzi, Nene, Menez et Pastore tous à 1 buts).

Toutefois, l’ancien coach milanais a déjà sa colonne vertébrale, sa voie royale. L’axe parisien qui part de La Défense, en passant par l’Obélisque avant de faire la passe décisive au musée du Louvre. Vous l’aurez compris, il s’agit de Sirigu, Silva, Matuidi et Ibra. Le plus dur est donc fait, il suffit maintenant de trouver la meilleure disposition offensive. Mais pendant le temps de la réflexion, le club francilien se découvre à chaque match et montre une certaine fragilité contre les bonnes et petites équipes. Avec 1 victoire lors des cinq derniers matches du championnat, le PSG a frôlé la crise. Néanmoins son succès en Ligue des Champions a établi que Paris a bel et bien les ressources et les qualités individuelles pour dévorer son pain quotidien. Le public n’attend que ça !

Le jeu prend son temps 

Ezequiel Lavezzi, auteur du but victorieux lors de la victoire (2-1) face au FC Porto, est l’homme providentiel du PSG. Revenu sur la pointe des pieds après un début de saison mitigé, l’attaquant argentin se positionne en titulaire indiscutable au sein de l’attaque parisienne. Son entente grandissante avec Ibra est visible sur le terrain, ce dernier s’installe depuis sur le flanc gauche. Le côté droit revient de droit à Jeremy Menez. L’ailier tricolore compte à son effectif 1 but et 2 passes décisives en 11 matches. Malgré ses timides statistiques, il semblerait que l’ancien Sochalien dispose de la confiance d’Ancelotti bien que Nene (4 passes décisives et 1 but) s’est montré plus décisif en 9 matches disputés. En attendant l’arrivée d’un autre brésilien (Lucas Moura) en Janvier, l’ancien sochalien a intérêt à faire trembler les filets plus souvent.

Paris cherche son numéro 10. Javier Pastore à son arrivée au Parc des Princes avait bluffé la France puis rien du tout, il oscillait entre le mauvais et le génie sans jamais se montrer régulier. Son entraineur avait même fait savoir à la presse qu’il était « déçu » de sa star argentine. Une manière de le (dé)motiver, peut-être. Ce qui est sûr c’est que « El Flaco » a le profil pour évoluer derrière un numéro 9 comme à Paleme mais il s’est montré récemment plus intéressant sur les côtés. Pastore reste donc un meneur de jeu par défaut, en attendant d’éventuelles arrivées. Goal.com vous livrait ce matin la liste de Noel du PSG, et dans cette liste un milieu offensif (Hamsik ?) est désiré par les dirigeants. Un casse-tête à venir pour Carlo Ancelotti ! Le Paris Saint Germain a inscrit 24 buts en championnat, plus de la moitié sont l’œuvre du numéro 18 suédois (13). Plus qu’une dépendance, Ancelotti n’a pas encore trouvé son trio d’attaque et pire il n’a pas trouvé son «Kaka» parisien derrière «Shevchenko».

Le Paris Saint Germain accueille Evian Thonon Gaillard ce samedi pour le compte de la 16e journée de Ligue 1. Une occasion pour le PSG d’huiler leur automatisme en attaque face à un promu flirtant avec la zone de relégation.

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