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Le jeune milieu de l’OL a encore prouvé samedi, face à Montpellier, qu’il était bien plus qu’une doublure de Yoann Gourcuff. Du côté du Gerland, les cartes ont été rebattues.

Après 15 journées de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais est aujourd’hui solide leader au classement, avec une avance de cinq points premiers sur ses premiers poursuivants. Une situation qui s’explique par la force collective que dégage cette équipe rhodanienne depuis le début de la saison, mais aussi par l’éclosion de certaines de ses individualités, parmi lesquelles Clément Grenier. Ce dernier démontre depuis quelques semaines qu’il est un rouage essentiel de cette formation. Sa technique, sa vision de jeu et aussi la qualité de ses transmissions font même de lui un vrai cadre du côté du Rhône, au même titre que Malbranque, Gomis ou Lisandro. Chose dont ne peut, en revanche, pas se targuer Yoann Gourcuff, l’élément dont l’international espoir était chargé, à l’origine, de pallier les absences.

« Je ne m'enflamme pas »

Cela fait, en effet, plusieurs mois que Grenier est étiqueté comme une solution de rechange pour Rémi Garde en l’absence de l’ex Bordelais. Mais, aujourd’hui, force est de constater que ce costume est trop petit pour lui et que les rôles doivent plutôt être inversés. Par rapport à ce que le jeune milieu défensif fournit à chaque fois qu’il est titulaire, et aussi au regard de l’irrégularité qui caractérise l’international français. Une petite révolution, et dont on n’a pu juger la crédibilité cette semaine. Alors que Gourcuff soignait de nouveaux bobos à l’infirmerie, Grenier, lui, a sorti deux grands matches en championnat. A Marseille (4-1) mercredi, puis contre Montpellier (1-0) samedi, il a été l’un des principaux instigateurs des victoires convaincantes de son équipe. Des performances séduisantes qui ont contraint Garde à déroger, lors d’un point-presse, à l’habitude qu’il a de ne pas trop mettre les individualités en avant. « Il est bien en ce moment, a-t-il reconnu. Il revient bien après son absence. Avec Steed (Malbranque) et Maxime (Gonalons), il avait un rôle important à jouer ».

Comment, en effet, ne pas saluer la prestation de son jeune talent ? Même s’il a encore pas mal de choses à prouver, Grenier fait montre d’une maturité hors norme pour un joueur de son âge (21 ans) et cela se vérifie également dans les discours qu’il tient après les rencontres. « Face à Montpellier, j'ai joué comme à Marseille, dans les mêmes dispositions, a-t-il déclaré ce dimanche sur RMC. Avec Gonalons devant la défense, et Steed (Malbranque) et moi en relayeurs. Bafé (Gomis) avait besoin de monde autour de lui. J’ai essayé de l'épauler. Ce système nous convient, et j'arrive à faire la part des choses en venant aussi aider en bas ». Une connaissance tactique et un respect des consignes qu’il a su valoriser de la meilleure des manières. C’est lui qui, à la 26e minute, a lancé Gomis pour le seul but de la partie sur une merveille de passe en profondeur. Son troisième service décisif de la saison.

La progression de Grenier a de quoi surprendre pas mal de monde, mais l’intéressé, lui, ne s’en étonne pas vraiment. Parce qu’il fait tout dans cette optique et aussi pour s’imposer au plus haut niveau. « Je n’ai jamais lâché depuis le début de la saison. J’ai vraiment bossé pour cette place, explique-t-il en gardant également un certain détachement par rapport à l’évolution de sa situation. Après, le foot, ça va très vite. On peut être tout en haut et vite redescendre en bas. Je ne m'enflamme pas et je vais continuer à bosser pour pouvoir refaire ce genre de matches ». Pour cela, il peut notamment compter sur le soutien de son coach, Rémi Garde. Un soutien dont il a déjà pu mesurer l’ampleur en début de saison lorsque ce dernier s’est opposé fermement à son départ. « Il a tout de suite su montrer son intérêt et sa confiance en moi, se réjouit le joueur. Ça rassure et on peut travailler sereinement et sans arrière pensée. C’est toujours important de savoir que son entraineur est derrière soi ». Pourvu que ça dure. C’est ce que lui et tous ses coéquipiers doivent se dire. A l’exception peut-être de Gourcuff.

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