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Large vainqueur de Troyes (4-0), samedi, le PSG a su apaiser le climat de tension qui pesait du côté du Camp des Loges. L’idée maintenant est de confirmer ce rebond.

Ce n’est pas qu’on s’en inquiétait, mais en alignant trois matches sans victoire en championnat, Paris a dégagé l’apparence d’une équipe beaucoup plus fragile que son statut nouveau ne le laissait supposer. Et il fallait bien une victoire comme celle récoltée contre Troyes (4-0) ce samedi pour que les Franciliens arrivent à rassurer tout leur entourage. Une démonstration de force, qui a balayé pas mal de doutes, mais pas tous. De l’avis de Carlo Ancelotti, lui-même, cette équipe n’est pas encore suffisamment solide. Une thèse parfaitement justifiée, surtout au regard de la dépendance envers Zlatan Ibrahimovic qui s’est révélée être encore très évidente ce samedi.

Ancelotti ne s’emballe pas

De retour dans le onze de départ après avoir manqué les trois derniers matches de championnat, le Suédois a insufflé un nouvel élan au sein de son groupe. Il a inscrit deux buts, délivré une passe décisive, mais a également eu une énorme influence au niveau mental sur ses partenaires. Lorsqu’il n’était pas inspiré, le PSG pataugeait, et lorsqu’il a décidé de sortir de sa boite c’est toute l’équipe qui est devenu subitement plus conquérante. Et l’excuse d’une quelconque coïncidence ne tient plus. « C’est quelqu’un d’hyper important pour nous. Il nous fait beaucoup de bien et c’est une évidence » reconnaissait Salvatore Sirigu, ajoutant : « c’est normal que quand il joue, on le cherche beaucoup. C’est un vrai pilier. Mais cela ne doit pas justifier le fait qu’on ne joue pas bien lorsqu’il n’est pas là ».

En effet, et le portier italien a eu raison de le préciser, Paris doit aujourd’hui se pencher sur la question de sa rentabilité en l’absence de sa vedette scandinave. Car, jusque-là, il n’est pas parvenu à se faire respecter dans ce cas de figure-là. Pour Ancelotti, l’entraineur, cela constitue d’ailleurs l’une des principales problématiques à régler afin d’espérer franchir un nouveau pallier. Le technicien transalpin s’il a admis avoir « aimé la réaction » de ses hommes cette semaine, n’a pas manqué de relever que pour être plus constante dans les résultats son équipe doit « gagner en solidité ». Par ailleurs, il a refusé de voir dès maintenant en ce succès le début d’une nouvelle série. « Il faut attendre encore un peu. Il faut savoir que quand tu construis une équipe, tu peux perdre quelques matches ». Preuve qu’il n’est pas encore totalement convaincu par tout ce qu’il voit, et qu’il lui manque encore des garanties pour avoir entièrement foi en sa formation.

On en conviendra tous ; le PSG demeure donc perfectible. Néanmoins, dans l’immédiat, cette équipe peut au moins profiter d’un climat confortable pour continuer à avancer. Nasser Al-Khelaifi, le président du club, l’a certifié à ceux qui pouvaient en douter encore. «Il n’y a pas de crise. Je suis sûr que c’est un nouveau départ et je garde une totale confiance en cette équipe et en leur entraineur » a-t-il clamé après la démonstration contre l’ESTAC. Une déclaration qui a trouvé écho chez Sirigu, qui a invité les journalistes à réduire leur niveau d’exigence par rapport à ce club. « On gagne 4-0 et on veut toujours trouver des choses qui ne vont pas, a-t-il déploré. Quand on gagne, on a quand même mal joué, et si on perd, on est onze cons sur le terrain. Il faut avoir de l’équilibre dans le jugement. On a eu des difficultés, on les a bien gérées ». En colère, l’ancien Palermitain ? Pas vraiment, car « il reconnait que la pression des médias est un jeu ». Une partie de plus que lui et ses partenaires vont devoir gagner.

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