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En ballotage favorable pour passer le premier tour avant son déplacement à Kiev, le Paris Saint-Germain a encore besoin de temps pour conquérir un vrai statut européen.

La lumière des projecteurs et la résonance d'un hymne frissonnant ne suffisent pas à cacher la dure réalité de la plus prestigieuse des compétitions. La Ligue des Champions, c'est avant tout un cahier des charges bien rempli. Pour son grand retour sur la scène européenne, le Paris Saint-Germain peut le confirmer. Le club de la capitale a soufflé le chaud et le froid au gré du calibre de ses adversaires. Alors que les huitièmes de finale se profilent à l'horizon, les hommes d'Ancelotti peuvent faire un premier bilan sur leurs certitudes et leurs limites. Analyse.

L'ADN Ligue des Champions

On ne vas pas se mentir. Concrètement, les sorties des Parisiens contre le Dynamo Kiev (4-1) et le Dinamo Zagreb (4-0) possèdent le dénominateur commun d'une faible opposition. Deux prestations spectaculaires qui apportent une photographie plutôt flatteuse à ce début de parcours. Car si Paris a multiplié les coups d'éclat dans ces deux rencontres au Parc, notamment sous l'impulsion d'un Ibrahimovic sensationnel (4 passes décisives face au club croate), les hommes d'Ancelotti n'ont pas montré une maîtrise collective à la hauteur de leurs talents individuels. Pour préciser, on conviendra que l'entrée en lice face à Kiev reste le match le plus encourageant sur ce point... Mais assurément, ce PSG-là n'a pas encore la fibre pour marquer les esprits au sommet de l'Europe. Pour le moment. Car ça pourrait changer avec une accumulation d'expérience, la confirmation d'un projet de jeu et un zeste de réussite indispensable à toute aventure.

En attendant, on est obligé de se pencher sur le revers à Porto pour approfondir cette idée. D'abord parce que le club lusitanien, grand habitué de la compétition, est l'écurie la plus redoutable que Paris ait affronté jusqu'à maintenant. Et surtout parce que les Portugais représentent l'exacte antithèse de ce Paris Saint-Germain. Une politique de recrutement plus ingénieuse qu'onéreuse qui s'inscrit dans la continuité d'une stratégie menée sur de longues années. Ce travail en amont s'applique également au projet de jeu de Porto, basé sur une identité collective très marquée, beaucoup plus forte en tout cas que de très belles individualités... Et Porto en possède, encore et toujours, avec des joueurs comme James Rodriguez, Jackson Martinez ou Varela... La continuité, on insiste, c'est donc ce qui caractérise le mieux l'expérience et la culture européenne nécessaire pour briller sur ce tableau.

Le contraste est bien présent. Et certains exemples viennent illustrer ce type de trajectoire. Le dernier en date est bien-sûr Manchester City et ses pétrodollars, dont l'analogie avec le PSG est évidente. Questions d'histoire récente, de moyens, de stratégie de développement... Mais si les Citizens sont parvenus à accrocher un premier titre de champion d'Angleterre après avoir bâti un effectif pléthorique, ils pourraient être éliminés de la C1 pour la deuxième saison consécutive. Un bilan qui interpelle, forcément. Comme celui de Chelsea pendant de nombreuses années, qui a dû attendre une décennie dans sa nouvelle ère pour remporter le précieux sésame. Paris sait donc ce qui lui reste à faire pour rejoindre le haut gratin européen. Les moyens conséquents ont posé le socle de cette nouvelle dimension. Il faudra désormais du temps pour posséder l'ADN Ligue des Champions, vertu essentielle de la Coupe aux grandes oreilles. Et le temps, ça ne s'achète pas.

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