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En cédant à 11 contre 9 face à Rennes (2-0), le PSG de Carlo Ancelotti a encore affiché ses limites. Une grosse remise en question ne serait pas de trop du côté du Camp des Loges.

Parti pour tout dévaster sur son passage cette saison en championnat, le PSG est très loin de maitriser son sujet. Si, par un heureux concours de circonstances, le club de la capitale occupe toujours la première place au classement, il est très loin de cette machine à gagner que l’on annonçait en début de saison. En deux piteuses sorties livrées à domicile, les Franciliens viennent plutôt de prouver qu’ils n’avaient rien d’un ogre et que, privés de leur attaquant vedette, en la personne de Zlatan Ibrahimovic, ils devenaient une équipe comme une autre. Face à Rennes (1-2), Blaise Matuidi et consorts ont même apporté la preuve qu’ils pouvaient essuyer un honteux accroc sur leurs terres un soir où tous les éléments sont pourtant de leur côté.

Ancelotti : « Ce n’est pas acceptable »

Il n’y aura certainement pas lieu de « parler pendant des années » de cette défaite, comme l’a suggéré le Rennais Jean-Armel Kana-Biyik, mais, les Parisiens seraient quand même bien inspirés à étudier soigneusement la décevante partition qu’ils ont proposé devant leur public, et ce pour la deuxième fois de suite. « Il faut s’arrêter un moment et se demander ce qui ne va pas » acquiesçait le gardien Salvatore Sirigu. Son partenaire, Matuidi a même milité pour une profonde « remise en question ». Sans omettre de préciser que la réussite n’était pas de leur côté, l’international français a reconnu que faire le dos rond s’impose, mais que le salut passe avant tout par « une remise au travail ». « Nous n’avons pas le temps de gamberger car nous avons un match mercredi » a-t-il ajouté.

Pas sûr, cependant, que son coach Carlo Ancelotti ait exactement le même cet avis. Le technicien italien, s’il a affirmé ne « pas être inquiet » pour les prochains matches, a tenu à ce que sa formation tire toutes les leçons nécessaires de cette contre-performance. Et il y en a pas mal. Au-delà des imperfections tactiques et techniques qu’il a décelées, l’ancien coach du Milan a ciblé un sérieux « problème mental », dont il ne comprend pas encore la nature. « Lors de nos prochaines sorties, il faudra changer des choses, dans l’attitude, dans le jeu. Réaliser un match comme celui de ce soir n’est pas possible » a-t-il tonné. Des carences psychologiques qui lui étaient donc difficiles à voir, et en particulier au Parc des Princes. « Surtout quand on joue à domicile, on doit avoir une attitude différente, un meilleur contrôle du match » a-t-il enchéri.

L’absence de Zlatan Ibrahimovic a certainement joué un rôle dans cette défaite parisienne, mais Ancelotti a refusé d’y voir un quelconque lien, rappelant que « sans lui, on a fait un très bon match contre l’OM (2-0, en Coupe de la Ligue) ». Soit, mais, depuis son PSG parait beaucoup souffrir et il est clair que ce n’est plus la même équipe en fonction de la présence ou pas de l’attaquant suédois. El Mister finira peut-être par l’avouer un de ses jours. Toutefois, ce qu’il reconnait d’ores et déjà c’est qu’il n’a « pas encore une équipe ». « Je suis là pour la construire » précise-t-il. Il ne faut, non plus, qu’il tarde trop car « s’il n’y a pas le feu, il faut, tout de même, réagir au plus vite » comme l’a fait remarquer son défenseur Zoumana Camara.



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