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Méconnu du grand public mais plus pour longtemps, Romain Alessandrini pourrait être l'une des révélations de la saison 2012-2013 à Rennes qui défie le PSG ce week-end.

En seulement trois mois et pour sa première saison en L1, Romain Alessandrini, gaucher instinctif au parcours atypique, est devenu à force de passes décisives et de buts spectaculaires l'un des cadres de Rennes, à qui il apporte une fraîcheur et un grain de folie qui lui manquaient. A 23 ans, le jeune milieu de terrain qui dispute sa première saison parmi l'élite impressionne au sein du 9e du championnat, qui défie le PSG ce week-end.

Des buts zlatanesques

L’anti-star découvrira le Parc des Princes face au PSG samedi. Le passage à l'OM du « minot » a pourtant failli signifier la fin de son "rêve" de passer professionnel. Confronté à 15 ans à un entraîneur qui le faisait jouer "arrière gauche", il arrête le foot pendant quelques mois, avant un essai à Gueugnon. Après deux saisons (2008-2010) en National avec les "Forgerons", il file à Clermont où il explose les défenses de L2 et ses statistiques (24 buts et 11 passes décisives). Sollicité par "Saint-Etienne, Nice et Sochaux" à l'été 2011, il attendra un an de plus avant de découvrir la L1. Ce parcours atypique tel celui de Valbuena ou Ribéry, dont il regardait, en National, les statistiques quand ils évoluaient à ce même niveau, "pour se "donner un ordre d'idée", fait en partie sa force.

Et comme ses deux idoles, quand il marque, Romain Alessandrini est toujours très spectaculaire. En témoigne son dernier but face à Nancy, une incroyable reprise de volée du pied gauche venue se loger en pleine lucarne. Il ya un mois déjà, le milieu de terrain rennais inscrivait une magnifique réalisation contre Lille : un missile, du pied droit cette fois-ci, qui ne laissait a la Ligue d'une splendide talonnade dans les airs. Un « but Zlatan » comme le aucune chance à Mickaël Landreau. Mais son plus beau but restera sans doute celui marqué en Coupe de ouligne son coéquipier Jean-Armel Kana-Biyik. Ses réalisations, de la plus basique à la plus « zlatanesque », sont toujours saluées du même geste, main gauche sur la bouche et index droit sur la tempe, dont il refuse de révéler la signification,

L’inconnu face aux stars du PSG

A l'inverse de "certains joueurs qui sortent d'un centre de formation et qui sont parfois tristes à mourir, parce que peut-être on leur en a trop demandé entre 14 et 16 ans", Alessandrini a "une fraîcheur mentale" qui fait "un bien fou" au Stade Rennais, explique l'entraîneur Frédéric Antonetti.
Alors qu'il évoluait à l'étage inférieur l'année dernière, Alessandrini convoité par de nombreux clubs a finalement opté pour Rennes. De son côté, Clermont a eu dû mal à se séparer de sa pépite. Avec 2,5 millions d'euros déboursés, les Bretons semblent avoir misé juste. Après avoir fait partie à deux reprises du onze type de Ligue 2 des Trophées UNFP, le milieu de terrain pourrait dès cette année se faire un nom chez « les grands ».  Rennes, orphelin d'un gaucher précis sur coups de pied arrêtés depuis le départ de Sylvain Marveaux à l'été 2011, profite aussi de la qualité de centre du natif de Marseille, abonné au Vélodrome lorsqu'il était pensionnaire du centre de formation phocéen, qui va se jauger face à des joueurs complètement à son opposé au Parc des Princes. Une opposition de styles à ne surtout pas manquer.

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