thumbnail Bonjour,

Cinquième au classement, Valenciennes est une des révélations de cette première partie de saison. Jusqu'où iront les hommes de Daniel Sanchez ?

Bastia, samedi. Vingt-deux heures. La raisonance d'une exaltation parcourt les couloirs du stade Armand-Cesari. Valenciennes a empoché un nouveau succès, son sixième de la saison, et son deuxième hors de ses bases. Solidement installés en haut de tableau, les hommes de Daniel Sanchez savourent leur réussite. Le fruit d'un travail en amont de plusieurs saisons. Analyse.

Humilité et continuité

Quelques chiffres viennent planter le décor du parcours valenciennois. Avec 26 buts incrits depuis le levé de rideau, la formation de Sanchez est la plus prolifique de Ligue 1, devant des poids lourds comme le Paris Saint-Germain, grandissime favori, l'Olympque de Marseille ou l'Olympique Lyonnais, outsiders déclarés. VA, c'est également treize buts marqués sur ses trois dernières rencontres à domicile contre Marseille (4-1), Lorient (6-1) et Sochaux (3-1) ! Dans cette liste de victimes impuissantes, les Phocéens, alors leaders, puis les Bretons s'étaient présentés au Stade du Hainaut dans un costume d'équipe invaincue. Avant de voler en éclat sous les assauts valenciennois... Cette incroyable dynamique pour un club aux moyens aussi limités s'explique donc par son projet de jeu, d'abord. Séduisant, léché, audacieux, le schéma de Daniel Sanchez croule sous les éloges et le doux surnom de "Barça du Nord". Il est basé sur un football de possession où le mouvement est permanent. Les profils des joueurs valenciennois sont idoines pour cette ambition. L'excellent Foued Kadir fait étalage de son aisance technique, le très altruiste Gaël Danic fait parler sa qualité de passe et le déroutant Mathieu Dossevi crée des différences individuelles. Ces trois hommes sont également au service de buteurs inspirés, les Pujol, Le Tallec ou Aboubakar.

Daniel Sanchez a donc l'embarras du choix pour son animation offensive. Et cette gestion d'effectif trouve son origine dans la continuité, l'autre grand atout du club nordiste. VA a très peu dépensé lors du dernier mercato estivale. Anthony Le Tallec est arrivé en provenance d'Auxerre, mais le profil de l'attaquant entrait dans les plans du projet de jeu valenciennois. Du travail bien fait. L'exemple le plus criant de cette stabilité reste le très polyvalent David Ducourtioux. Sorte d'OVNI dans le milieu, le natif de Limoges, 34 ans, ne cesse de clamer sa fidélité à un club dans lequel il a posé ses valises en 2007. Quand il ne s'exprime pas avec lucidité sur le monde du ballon rond, de ses dérives en passant par son propre niveau... C'est aussi ça, VA. Une histoire de partage. Et ce n'est pas Daniel Sanchez, entraîneur comblé, qui dira le contraire. "Il faut entretenir cette dynamique. On travaille sur l'aspect mental, éviter tout relâchement", expliquait le technicien avant le déplacement Bastia. "On dit qu’on veut jouer de manière offensive. Le fait d’être la meilleure attaque de Ligue 1 signifie qu’il y a des actes qui suivent le discours, confie l’entraîneur valenciennois. Il faut faire perdurer les choses. Nous sommes dans une période de réussite. Autant prendre de l’avance à tous les niveaux.", soulignait-il sur RMC. Le coach valenciennois doit certainement être rassuré. Ses troupes ne se prennent pas pour ce qu'elles ne sont pas. Et il est peut-être là, le secret de ce vent de fraicheur venu du Nord...

A lire également :

Toute l'actualité de la Ligue 1

Relatifs

From the web