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Après un début de championnat des plus encourageants, le club aquitain a lâché du lest. Son entraineur, Francis Gillot, a tiré la sonnette d’alarme.

A la lecture du classement de la Ligue 1 au bout dix journées disputées, Bordeaux parait être dans une situation confortable avec une huitième place occupée et un retard de quatre petits points sur le podium. Pour une formation qui était dans une position de reléguable, l’année dernière à la même époque, être placé dans le sillage des équipes de tête s’apparente même à une aubaine. Mais, il y a une autre vérité à prendre en compte pour dresser le bilan de l’entame de saison des Girondins. Celle de sa série en cours, qui est nettement moins reluisante. Sans victoire depuis six rencontres et ce succès heureux ramené de Lyon (7e journée de L1, 0-2) les Marine et Blanc donnent l’impression désormais d’avancer à reculons. A la question s’ils se sont trop vite reposés sur leurs lauriers, Francis Gillot, le coach de l’équipe, répond par l’affirmative et pas seulement pour les piquer dans leur orgueil.

Gillot tape du poing sur la table

Le technicien natif de Maubeuge est, certes, un adepte de déclarations fracassantes, mais les propos qu’il a tenus mercredi soir à la suite de la défaite essuyée contre Montpellier (0-1) en Coupe de la Ligue reflétaient assez bien sa frustration, en même temps qu’ils sanctionnaient la pâle copie livrée par ses hommes. « J’ai vu un match de DH » a-t-il lancé, en faisant part de sa préoccupation par rapport « au manque d’envie » qu’il y a eu. De l’extérieur, on aurait cru que Bordeaux avait fait le choix de négliger cette compétition, mais la thèse a été vite balayée par les dirigeants. Et quand on connait l’appétit qu’a le président du club, Jean-Louis Triaud, pour cette Coupe (deux finales disputées en 2009 et 2010), il est difficile d’imaginer qu’il y ait eu une quelconque consigne pour laisser filer ce match.
BORDEAUX EST TOMBÉ DANS  LE CONFORT

En terre héraultaise, Bordeaux a donc déjoué. On aurait pu évoquer un match sans ou un accident de parcours, mais le problème c’est que cette décevante prestation est dans la lignée des celles que réalise l’équipe depuis quelques temps en championnat. Face à Bastia, dimanche dernier, l’équipe girondine avait déjà affiché une attitude nonchalante. S’il s’est montré conciliant à ce moment-là, Gillot l’a été beaucoup moins après ce deuxième revers consécutif. « Ce que j'ai vu aujourd'hui (hier) est inexplicable et inadmissible, mais c'est courant (..). Après une bonne série, on retombe dans le confort, dans le tourisme total. Je suis désolé pour les 800 spectateurs payants » a-t-il lâché avec un ton pour le moins remonté. Et inutile de lui parler de la fatigue comme explication. « Arrêtez avec cela. Messi fait 60 ou 70 matches et il est toujours bon. D'autres font le même nombre de matches et ils ne se plaignent pas » a-t-il rétorqué.

Sans défaite pendant 13 matches entre la fin de la saison dernière et le début de celle en cours, Bordeaux a maintenant basculé sur une mauvaise pente. Il n’y a assurément pas encore de péril en la demeure, mais il est certain que Planus et ses partenaires n’empruntent pas le bon chemin. Celui qu’ils se sont fixés pour atteindre leurs objectifs. Gillot promet de veiller à ce que ces derniers s’en rendent compte rapidement. « On a mangé notre pain blanc, on va voir combien de temps on mange notre pain noir. J'ai demandé une réaction, on va voir si elle se produit » a-t-il tonné, en déplorant ensuite qu’il ait vraiment besoin d'intervenir pour que son équipe prenne enfin conscience de ses manquements : « Il faut arrêter une série de victoires pour se remettre en question. La Juve est invaincue depuis 42 matches. Elle n'a pas attendu 16 matches pour se remettre en question ». Rendez-vous dimanche et le derby contre Toulouse, pour voir si ce rappel à l’ordre a fonctionné.

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