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Contre Evian, ce samedi, le club héraultais a encore affiché de criantes insuffisances dans son jeu. Un faux-pas de plus qui fait sombrer les champions de France dans le doute.

Louis Nicollin va passer deux semaines très compliquées. L’homme fort du MHSC avait bon espoir ce samedi d’assister au rebond des siens lors de la 8e journée de Ligue 1, mais ces derniers n’ont fait que s’enliser encore plus, le confortant dans ses doutes et ses inquiétudes. En perdant face à Evian (2-3), l’équipe héraultaise a achevé son deuxième mois de compétition en championnat sans le moindre succès à domicile. C’est trop, surtout venant de la part d’une équipe championne en titre et dont l’affligeante méforme est sanctionné par une 15e place au classement. Depuis leur remontée en élite, en 2005, c’est assurément la période la plus sombre qu’ont eu à traverser les Pailladins. La question aujourd’hui est de savoir s’ils vont pouvoir s’en remettre.

L’espoir reste de mise

Le nul héroïque ramené de Schalke 04, mercredi en Ligue des Champions (2-2), n’était finalement qu’un feu de paille, et c’est ce René Girard a le plus regretté samedi à l’heure de disséquer la nouvelle contre-performance des siens. « On a joué il y a trois jours un match où on a laissé beaucoup d’énergie, a-t-il déclaré. On s’attendait à ce que le début de match soit compliqué mais on prend un but et ça n’est pas eux qui le marquent mais nous qui le marquons car on est absent complètement. Après, on est revenu dans le match mais on a manqué de rigueur ». Les joueurs ne sont pas dupes. Même les plus jeunes, à l’instar de Benjamin Stambouli, ont appuyé les propos de leur coach : « Je pense qu’on se relâche. A ce niveau la, on n’a pas le droit de laisser échapper la victoire. Si on veut des points, il va falloir être à fond de la 1e à la 90e minute ».

Involontairement, les Montpélliérains se seraient-ils reposé sur leurs lauriers après leur consécration du mai dernier ? Pour Girard, il n’y a presque plus aucun doute à ce sujet. Car sur une telle durée dans la médiocrité, il n’est plus vraiment opportun de brandir l’excuse du mauvais sort, le manque de physique ou une difficulté à faire face à la pression. « Quand on n’est pas sérieux, c’est un sport où on le paye comptant. On n’a manqué singulièrement de rigueur, tout simplement. On revient à des choses plus terre à terre, très moyennes. Si certains se croient champions du monde, ils déchantent… » Des propos forts qui vont certainement résonner dans les oreilles de ses protégés tout au long de la trêve internationale et jusqu’au prochain match, qui sera un déplacement périlleux à Rennes.

Du côté de la Paillade, les temps sont, sans conteste, durs en ce moment. Toutefois, dans leur chute, les Héraultais trouvent à quoi s’accrocher. Des points positifs qu’ils cherchent à mettre en avant pour ne pas abdiquer totalement. « Ca joue pas mal, il y a un bon état d’esprit, mais il va falloir monter plus d’engagement et d’agressivité devant les buts adverses. On a eu du mal à gérer l’apres-titre, mais je pense qu’on va se ressaisir » lâchait Stambouli. Des déclarations auxquelles Girard veut bien y croire, lui qui a aimé la débauche d’efforts consentie faits face à l’ETG, regrettant seulement qu’elle ne l’ait pas été à bon escient. « Certains garçons confondent un petit peu tout dans le football » a-t-il indiqué. Cofonderaient-ils aussi le haut du classement et le bas ? Si c’est le cas, l’ami Nicollin n’aura plus aucune raison de croire en un futur salut.

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