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Arrivé à Paris en janvier dernier avec la réputation d’un dur à cuire, le défenseur brésilien fait plus que justifier cette étiquette.

Lorsqu’au début de l’année, Alex Rodrigo Dias de Costa, dit « Alex » avait déposé ses valises à Paris, les médias français se sont empressés de le désigner comme un choix par défaut fait par Leonardo. Ou la preuve d'une volonté d’entourer avant tout le nouvel entraineur Carlo Ancelotti avec un joueur qu’il connait bien, fut-il son remplaçant à Chelsea (2009-2011). Au sein d’une formation francilienne où l’axe central était déjà bien fourni avec les présences de Mamadou Sakho et de Diego Lugano, ce puissant (90 kg) mais vieillissant arrière (30 ans) n’avait pas forcément toutes les cartes en main pour pouvoir relancer sa carrière. Il y est finalement parvenu avec beaucoup de conviction. En faisant parfaitement usage de ses qualités physiques, mais aussi son mental et son efficacité sur les coups de pied arrêtés.

Ancelotti n’arrive plus à se priver de lui

Après des débuts plus ou moins compliqués mais plutôt prévisibles en raison de manque de compétition, l’international brésilien (18 capes) a su monter progressivement en puissance jusqu’à réussir à conquérir une place de titulaire. Ce qui n’était pas du tout une tâche facile. « Lors que je jouais à Chelsea, je me suis beaucoup blessé et j’y ai connu ma plus grosse blessure au genou droit (…) Mais maintenant j’ai bien joué mes matches et aussi durant la pré-saison, donc je pense que je suis sur la bonne voie ». Des propos nullement exagérés, puisqu’avec six titularisations, toutes compétitions confondues, il fait partie des joueurs les plus utilisés par Carlo Ancelotti depuis le début de la saison. Dans une formation où les places sont devenues très chères, notamment avec l’arrivé de Thiago Silva, cela reflète avant tout une belle régularité.

Depuis qu’il est arrivé en Europe, en 2004 au PSV Eindhoven, Alex n’a jamais achevé un exercice avec un total d’au moins trente matches disputés. Ce chiffre apparait aujourd’hui à sa portée, surtout s’il continue à se montrer tout aussi efficace aux avant-postes qu’il ne l’est dans le registre défensif.  A Paris, il en est déjà à trois buts marqués. Des buts aussi importants que spectaculaires. En printemps dernier, c’est lui qui avait d’ailleurs offert la victoire aux siens lors du Clasico contre l’OM (2-1). Pour se faire adopter par les supporters, il n’y avait pas mieux comme idée. Il a récidivé lors du match contre Montpellier (2-2) et mardi dernier, il avait mis les siens sur la voie du succès face à Dynamo Kiev (4-1) en Ligue des Champions. Même s’il lui arrive, de temps à autre, de commettre quelques erreurs de jugement au niveau du marquage, il est clair que ces réalisations ont beaucoup fait monter sa cote.

Contrairement à grand nombre de ses partenaires, Alex n’est pas, proprement dit, un esthète de football. L’ex sociétaire de Santos sait, par contre, compenser par d’autres attributs, parmi lesquels figure également sa rage de vaincre et son ambition sans borne. Lorsqu’en aout dernier, il avait évoqué l’envie de remporter la Ligue des Champions dès cette année, il n’avait pas été pris très au sérieux. Mais c’était surtout sa façon de se motiver et motiver par la même occasion ses partenaires. Et il ne faut pas chercher plus loin pour trouver l’explication au fait qu’il soit aujourd’hui parmi les joueurs brésiliens les plus titrés dans les championnats européens (4 championnats et trois coupes nationales gagnées avec le PSV et Chelsea). Maintenant, il lui manque seulement un trophée avec le PSG, club où il se verrait d’ailleurs très bien achever sa carrière.



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