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Le gardien de Toulouse, Ali Ahamada, a vécu une soirée magique, samedi, à l’occasion de ce qui a été sa 53e apparition en Ligue 1.

Grégory Wimbée a enfin trouvé son successeur. Non pas comme dernier rempart des équipes où il a évolué, ça c’était fait depuis des années maintenant, mais comme gardien buteur en Ligue 1. Presque seize ans après avoir fait la une de tous les journaux en France en inscrivant un but avec son équipe de Nancy, ce dernier a vu enfin un de ses compères imiter son exploit, en la personne d’Ali Ahamada. A 21 ans, soit quatre de moins que l’ex portier lorrain lorsqu’il avait réussi sa prouesse, le natif de Martigues s’est donc offert un moment de gloire samedi au Stadium en signant la réalisation de l’égalisation lors du match contre Rennes (2-2). Un coup de tête salvateur qui l’a envoyé, ainsi que tous ses partenaires, au paradis.

« Pas un héros »

A chaud, Ahamada a eu du mal à décrire ses sentiments. Aux micros de BeIn Sport, il a d’abord parlé de ce « match incroyable » qu’a vécu toute l’équipe du Téfécé. Mais, après avoir réalisé la portée de sa performance, il a bien voulu s’attarder, et non sans avec un certain plaisir non dissimulé, sur cette idée qu’il a eu à la 94e minute du match et le geste victorieux qui s’en est suivi : « Sur cette dernière offensive, je ne me suis pas posé de questions. Je suis monté avec détermination et rage de vaincre ». Des propos nullement exagérés, et qui se sont parfaitement vérifiés à travers cette remarquable tête plongeante, digne des plus grands attaquants. Et la cerise sur le gâteau c’est qu’il a offert un point précieux aux siens.

Malgré sa maigre expérience de la Ligue 1 -il n’en est qu’à sa troisième saison chez les pros- Ahamada a fait montre d’une conviction hors pair pour aller inscrire ce but. Surprenant ? Pas pour l’intéressé, qui à partir du moment où son équipe était menée 2-1 (65e) s’était vu en libérateur. « Au fur et à mesure que le match avançait, j'avais cette détermination de revenir au score. J'ai eu un flash que j'allais marquer » raconte-t-il. Une vision prémonitoire, alliée au rendement son faille qu’il a eu sur sa ligne, en dépit des deux buts encaissés. Au final, le terme héros n’était pas vraiment galvaudé pour ce Pitchoun. Avec l’humilité qui le caractérise, il a cherché à s’en défaire : « Si je suis un héros ? Je ne pense pas. J'ai essayé de faire mon boulot pendant toute la rencontre. C’était une soirée exceptionnelle pour ma part ».

Des soirées comme-ça, il se peut qu’il n’en connaisse plus durant son parcours professionnel. Quoi que…Lorsqu’en conférence de presse d’après-match, il a été invité à parler de son nouveau joueur-vedette, Alain Casanova, l’entraineur, a eu la bonne idée de lui lancer un défi. « Il est encore loin de mon record, moi j’en ai mis trois. Et pas de la tête, mais des ciseaux retournés ». Une exigence qui oscille également avec une certaine fierté, puisque c’est lui qui a eu le nez creux en lançant ce gardien dans le grand bain de l’élite. C’était un soir de 20 février 2011 et c’était déjà au Stadium contre Rennes (1-2). « Il est sur un nuage, et il prouve surtout qu’on a eu raison de lui faire confiance ». Une confiance qui n’est certainement pas prête de s’estomper.



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