thumbnail Bonjour,

Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG, s'est exprimé en exclusivité dans les colonnes de l'Equipe. En voici quelques extraits.

Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG, s'est exprimé en exclusivité dans les colonnes de l'Equipe. En voici quelques extraits.

"Paris n'est pas encore la Juventus, l’Inter Milan ou Barcelone"

Avec Zlatan Ibrahimovic, le PSG prend corps. L'international suédois, qui a déjà inscrit 5 des 6 buts du club parisien en championnat, n'est pas seulement un finisseur, mais aussi un relayeur sur lequel toute l'équipe s'appuie et qu'elle cherche invariablement. L'attaquant confie ses secrets. «Pour bien jouer, j'ai besoin d'être fou. (...) Si je commence à me détendre, ce ne sera pas bon. Quand vous êtes satisfait de vous-même, vous vous endormez. Pour être bon, il faut se sentir en colère. J'ai besoin d'avoir une rage en moi pour être bon sur le terrain.» Mais il n'y a pas seulement son jeu qui fait la UNE des médias, sa réputation fait également couler beaucoup d'encre. Dans les colonnes de l'Equipe, Ibracadabra avoue se moquer complètement des critiques que la presse peut faire sur lui. «Les gens parlent de ce qu'ils veulent. Ils me jugent sans même me connaître. Mais ça fait partie du folklore, j'aime ça. Plus ils écrivent de conneries, mieux c'est. Parce que ça me donne plus d'énergie et plus d'adrénaline pour faire encore mieux sur le terrain. Je ne cherche pas à être parfait. Je n'aime pas, d'ailleurs, l'idée de perfection. Pour moi, personne n'est parfait. Celui qui se dit parfait, c'est la plus grosse merde... ».

Actuel quatrième du championnat, derrière l'OM, l'OL et Lorient, le PSG n'a qu'une ambition : s'asseoir rapidement sur le trône de Ligue 1. Car Zlatan Ibrahimovic l'affirme, le championnat est la priorité numéro un du club de la capitale. Rien n'est plus important ! « Attention, attention, je veux gagner la Ligue des champions ! Mais prenons les choses match après match, étape après étape. Nous ne sommes pas encore la Juventus, l'Inter Milan ou le Barcelone. Ce qui manque à Paris, c'est cette habitude de gagner des titres. Quand City a été sorti au premier tour l'année dernière, ça ne voulait pas dire que ce n'était pas une bonne équipe. Il leur manquait simplement l'expérience de cette compétition (...) À mes yeux, il ne faut pas forcément se focaliser sur la Ligue des champions. Le plus important, ce qui est capital même, c'est de remporter le Championnat. Quand vous asseyez votre domination dans votre propre pays, après vous pouvez penser à l'exporter en Europe », a-t-il expliqué à l'Equipe.



Ibra tacle Montpellier

Cet été, durant le mercato estival, le PSG a investi la bagatelle de 150 millions d'euros. Une somme énorme qui peut paraître démesuré pour certains. Du coup, les critiques fusent. Selon l'international Suédois, beaucoup aimerait assister à l'échec de ces nouveaux riches. "Dans les yeux des gens, je ne dis pas des footballeurs, mais des gens autour, je sens comme un désir très fort de faire tomber ce Paris-là, qui suscite tant de commentaires. Les gens ne veulent pas voir Paris tout rafler, ils veulent qu'il échoue. Chelsea a suscité ces sentiments quand Abramovitch est arrivé; Les gens doivent se rendre compte que le PSG est en train de donner une dimension internationale à la Ligue 1", assure-t-il pour l'Equipe. Et Ibra en profite au passage pour tacler gentiment les champions de France en titre ! "Si ce n'est pas ce club qui va y parvenir ? Montpellier ?"

Quand à son salaire - démesuré (14 millions nets par an)  ? Zlatan ne comprend pas la polémique. "Pour avoir de la qualité, il faut mettre le prix, non ? La qualité n’est pas gratuite. Et puis, pourquoi toutes ces critiques ? Après tout, cet argent va générer plus d’impôts pour la France. Donc les politiques devraient plutôt être contents, non ? C’est très étrange, tout ça… Vous savez, l’argent, j’en avais déjà beaucoup gagné avant de venir ici. Je suis venu à Paris pour le défi proposé. Après, c’est vrai, il y a un marché. Vous, en tant que journaliste, vous ne quitterez pas L’Équipe pour aller gagner 500 € de moins dans un autre journal. C’est pareil dans le football. Quand vous partez, c’est pour gagner au moins autant. Thiago Silva, il gagne ici ce qu’il aurait gagné à Milan. C’est donc que c’est le challenge sportif qui l’a attiré. Pour moi, c’est pareil. Je ne cours pas après l’argent. Même si j’arrêtais ma carrière aujourd’hui, je pourrais très bien vivre jusqu’à la fin de mes jours".

Relatifs

From the web