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La 4e journée, qui a pris fin avec le succès du PSG à Lille (2-1), n’a pas été dénuée d’intérêt. Bien au contraire, il a livré et/ou confirmé certaines vérités du début de saison.

Une journée de Ligue 1 sans un 0-0, ça fait toujours plaisir. Celle qui s’est déroulée ce week-end a ainsi été belle à suivre, avec notamment une moyenne de buts supérieure à 3 réalisations par match, mais pas seulement. Elle a également été intéressante dans le sens où elle a pu confirmer certaines tendances entrevues depuis l’entame du championnat, et aussi, d’un autre côté, prouver que rien n’est encore établi. L’exemple parfait de ce contraste réside dans le sans-faute prolongé par l’Olympique de Marseille et le réveil impressionnant réalisé par le Paris SG.



Paris qui recolle

En grosse difficulté en début de championnat, le club de la capitale a envoyé un sérieux message à tous ses concurrents pour le titre de champion à l’occasion de son déplacement à Lille. Avec un Ibrahimovic époustouflant, et auteur du deuxième but le plus rapide de l’histoire de la Ligue 1, le club de la capitale a su imposer sa loi face au champion de France 2011. Au final, il a récolté avec beaucoup de mérite sa première victoire (2-1) de la saison. Ce matin, les protégés d’Ancelotti ne sont encore que huitièmes au classement, mais tous les signaux sont au vert pour que le PSG arrive désormais à tenir son rang de ténor du championnat.

Lyon et Marseille qui enchainent

Pendant que Paris rattrapait ses points perdus, Lyon et Marseille en engrangeaient chacun trois nouveaux qui leur permettent d’occuper les deux premières places au classement. L’OL avait été le premier à s’illustrer en dominant Valenciennes (3-2) samedi. Malgré un effectif complètement bouleversé par la fin du mercato, les Rhodaniens ont prouvé qu’ils avaient encore beaucoup d’atouts à faire valoir. Des atouts, l’OM n’en manque pas non plus. Dimanche, lors de la venue de Rennes au Vélodrome, les Phocéens d’Elie Baup ont fait preuve d’une belle détermination pour aller chercher un quatrième succès (3-1) en autant de matches. 12 points sur 12 possibles, il faut remonter à la période d’avant-guerre pour trouver trace d’un départ aussi canon des Olympiens en championnat.



Saint-Étienne qui fait forte impression

En perdant ses deux premiers matches de championnat, l’AS Saint-Étienne avait logiquement laissé naitre quelques inquiétudes auprès de ses supporters. Aujourd’hui, ils n’ont pratiquement plus lieu d’être. En deux rencontres, les Verts se sont complètement relancés. Après Brest, ce fut au tour de Bastia de subir leur sursaut (0-3). En terre corse, là ou personne n’avait pourtant gagné depuis 42 rencontres, les Foréziens ont tout simplement déroulé. Pour le coach de l’équipe, Christophe Galtier, les satisfactions résident aussi dans l’excellente forme de Pierre-Emerick Aubameyang et d’un changement de tactique (retour au 4-3-3) gagnant.

Lille qui peine dans son Grand Stade

La soirée de dimanche a vu Paris se ressaisir de belle manière, mais elle a aussi mis en exergue les peines que rencontre le LOSC à bien figurer dans son nouveau stade. Après s’être fait accrocher il y a deux semaines par Nancy (1-1), l’équipe nordiste a été incapable de réellement rivaliser face au favori du championnat (1-2), et ce malgré le soutien du public. Certes, Martin et cie avaient fourni beaucoup d’efforts en début de semaine pour se qualifier en Ligue des Champions, mais le constat selon lequel ils n’ont pas encore pris leurs marques dans leur nouvelle enceinte est bien là. S’ils ne veulent pas qu’un véritable syndrome ne s’installe, ils ont tout intérêt à vite changer la donne. Prochain essai   le 23 septembre contre l’Olympique Lyonnais. 



Evian qui s’enfonce

La 4e journée de Ligue 1 a été fatale à un entraineur, en la personne de Pablo Correa. Le coach uruguayen d’Evian est devenu le premier technicien à se faire débarquer de son poste à la suite de la troisième défaite des Savoyards, essuyée à Ajaccio (2-0). En Corse, ce n’est pas tant le résultat que la manière qui a causé la perte de l’ancien entraineur de Nancy. En huit mois passés à Evian, il n’a jamais su imposer sa patte et son bilan général est bien maigre, surtout lorsqu’on le compare à celui de son prédécesseur, Bernard Casoni. Nommé ce matin entraineur par intérim, Pascal Dupraz, l’ex-directeur sportif, a du pain sur la planche. S’il arrive à sauver l’équipe de la relégation en Ligue 2 ça serait déjà un bel accomplissement pour lui.

Ibra qui régale

Outre les performances collectives, il y a eu les prestations individuelles et celle qui a le plus marqué les esprits est, bien sûr, celle d’Ibrahimovic, dimanche soir à Lille. Le géant suédois était étiqueté comme le monsieur plus du Paris SG et c’est un statut qu’il n’a pas eu du mal à confirmer. Même les adversaires ont eu l’élégance de le reconnaitre, à l’instar d’Aurélien Chedjou qui a déclaré après la rencontre qu’il est, à lui seul, la moitié d’une équipe. L’ancien Milanais a accueilli les éloges avec beaucoup de recul, car ce n’est pas ce pourquoi il est venu en France. Sa mission première est de marquer des buts et avec déjà quatre réalisations réussies, il caracole logiquement en tête en classement des meilleurs buteurs. Sa carrière en terre hexagonale ne pouvait pas mieux démarrer.

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