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Ligue 1 - Ibra vs Obra, duel au sommet

Ludovic Obraniak est entré au fil de ses performances dans la sphère des joueurs qui comptent en L1, un statut à confirmer dimanche au Parc du nouveau prince parisien Ibrahimovic

Carlo Ancelotti a expliqué samedi qu'il espérait que son équipe serait "dépendante d'Ibrahimovic", soulignant ses qualités de buteur et de compétiteur. "J'espère que le PSG sera dépendant de lui. C'est naturel, ça voudra dire qu'il a marqué beaucoup de buts", a déclaré le technicien italien, interrogé en conférence de presse sur les risques d'une éventuelle "Ibra-dépendance". "Il a la qualité pour marquer beaucoup de buts. Il a aussi un caractère fantastique, c'est un gagneur", a-t-il ajouté.  Ancelotti n'a pas dit si Ibrahimovic, blessé à une cheville lors du premier match du championnat contre Lorient (2-2), serait aligné dimanche au Parc des Princes contre Bordeaux (3e journée). Une chose est sûre, Obra, lui, sera bien là.

Gagneur contre tueur

L’international polonais, 27 ans, joueur confirmé de L1 (241 matches, 26 buts inscrits), ne sera jamais une méga star internationale comme peut l'être "Ibra". Et à vrai dire, cela ne semble pas poser problème au Girondin, co-meilleur buteur après deux journées, entre autres, avec l'attaquant suédois. En 18 matches cette année, le meneur bordelais a inscrit six buts, délivré quatre passes décisives et marche à s'y méprendre sur les traces d'un certain Yoann Gourcuff (12 buts et huit passes en 37 matches en 2008-2009), homme déterminant du dernier titre girondin.

Sa vision s’étend au-delà du terrain, puisqu’il a eu l’inspiration de partir de Lille au bon moment la saison dernière. Obraniak, voué à un rôle de joker au LOSC avec l'éclosion et la confirmation d’Eden Hazard, et qui, pour ne pas voir son Euro à domicile lui filer sous le nez, entreprit de casser un certain confort en janvier pour rejoindre Bordeaux. Ses coéquipiers et son coach sont enchantés par son adaptation rapide et son profil. Michaël Ciani et Marc Planus notamment : "C'est un poison", pour le Guadeloupéen, "il a un côté tueur", selon Planus. "il s'adapte à tous les postes", confirme Francis Gillot. Au Parc, un stade à part dans son parcours avec le titre de champion obtenu sur cette pelouse par Lille au printemps 2011, Obra tentera d’éclipser Ibra. Y parviendra-t-il ?


 

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