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L'entraîneur lillois Rudy Garcia espère une victoire pour bien commencer dans le nouveau stade, vendredi, face à Nancy

Rudi Garcia, comment trouvez-vous le Grand Stade tel que vous l’avez découvert mardi ?
C’est positif, on est dans une belle enceinte. J’ai hâte de le voir tout rouge, rempli de supporters du LOSC. Tout ne sera pas parfait vendredi, car il y a encore énormément de travail, mais l’essentiel sera là, à savoir l’accueil du public et la qualité de la pelouse. Elle est bien, c’est une pelouse jeune, mais je n’étais pas inquiet car je savais que les personnes qui bossent à Luchin et au Stadium s’occupaient de cette pelouse. La particularité dans ce stade, c’est la boîte à spectacle et le toit amovible, donc on pouvait s’interroger sur le fait que la pelouse dispose de suffisamment de luminosité et de ventilation. La pelouse est de bonne qualité et c’est important si l’on veut développer du jeu d’avoir une pelouse de ce standing.

Pourquoi avez-vous tenu à effectuer une répétition grandeur nature dès mardi ?
C’était important de pouvoir prendre nos repères. Que ce soit au niveau des trajets à l’intérieur du stade ou le fait de fouler cette pelouse et de s’approprier les lieux.

Comment l’avez-vous vécue sur le moment ?
Bizarrement, on se sent déjà chez soi. Je dis bizarrement, car, sinon, ça ressemble plus à une veille de match de Coupe d’Europe à l’extérieur, car on pourrait avoir l’impression que ce n’est pas chez nous. Mais on était venu voir plusieurs fois et ça a aidé à s’imprégner des lieux.

Que vous inspire le fait d’être le premier entraîneur du LOSC à découvrir le Grand Stade ?
C’est une vraie fierté d’être le premier coach du LOSC à entrer dans cette enceinte. J’y tenais beaucoup et je suis ravi d’être là. Maintenant il faut y obtenir des victoires, à commencer par vendredi. Pour les joueurs, il faut que la priorité soit la compétition et le match face à Nancy. Nous devons montrer cette envie de la gagne, comme à Saint-Etienne. Je pense que ça devrait nous permettre de nous sublimer. On aura la réponse vendredi à la fin du match.

Quel est le risque pour votre équipe à l’occasion de ce match inaugural ?
Peut-être une excitation trop importante. C’est aussi pour ça que c’était bien de les voir évoluer mardi. Mais on voit qu’il y a beaucoup d’envie et de motivation. Maintenant, les internationaux étaient absents et c’est pour cette raison qu’on reviendra jeudi avec eux. Ce sera aussi l’opportunité de travailler avec tout le monde et de manière plus tactique et collective. On a des garçons qui ont maintenant l’habitude de ces grandes enceintes, de ces stades pleins et des grands matchs. C'est l'avantage d'entamé une quatrième saison de suite en Coupe d'Europe. La seule différence, c’est que maintenant, le Grand Stade, c’est chez nous. Donc il faudra être une grande équipe.

L’objectif maintenant est d’obtenir des résultats dans ce Grand Stade ?
Nous avons bien démarré à Saint-Etienne. C’est bien mais tout n’a pas été parfait, notamment sur le plan offensif. Donc il faut continuer à travailler. Tant qu’on n’aura pas de blessés, on devrait s’en sortir, mais il faut que tout le monde soit là, que tout le monde soit concentré. Pour certains, une série impressionnante de matchs d’affilée a commencé mercredi soir avec France-Uruguay. Tout cela arrive à une période de l’année où les organismes ne sont pas prêts à enchaîner des matchs tous les trois jours. Pourtant, nous n’aurons pas le choix. Ce qui est certain, c’est qu’on va être totalement concentré sur le match de vendredi et occulter le match qui suit. Je fais confiance aux garçons pour bien appréhender l’événement. Et encore une fois, je sais que je n’aurai pas besoin d’insister sur la motivation.

Vous attendiez-vous à un nombre aussi grand d’abonnés (ndlr : 30 000) avant même ce premier match face à Nancy ?
Oui, et je suis assez fier de moi car c’est ce que j’avais dit. C’est bien. Ça tord le coup à toutes les idées reçues, à tous ceux qui disaient que la jauge était trop grande et que nous n’aurions pas suffisamment de supporters dans cette enceinte. On a un public qui s’identifie bien maintenant à son équipe. On a très envie de leur donner du plaisir quand ils viennent au stade, et pour ça, il faut déjà en prendre nous-mêmes sur le terrain. C’est pour ça qu’on veut continuer dans ce qu’on fait ces derniers temps. Avec un état d’esprit irréprochable et un jeu porté vers l’attaque qui devrait nous permettre de continuer à marquer des buts et à gagner des matchs.

Pensez-vous que votre équipe va être encore plus difficile à battre dans le Grand Stade ?
On verra. Mais je pense que ça permettra d’influer certainement plus sur les événements. Quand l’équipe adverse va venir ici et qu’il y aura au moins 40 000 personnes dans les tribunes. Quoi qu’on en dise, ça en impose quand même. Donc oui, ça peut être un atout supplémentaire.

Comment abordez-vous ce match face à Nancy ?
On a l’habitude de jouer contre Nancy en début de saison. Ça se passe comme ça depuis quelques années. Mais cette fois-ci, ce sera chez nous. On sait que c’est une équipe très difficile à jouer et qui a gagné son premier match. C’est une équipe qui n’a pas connu beaucoup de changements par rapport à la saison dernière. Et on sait qu’en seconde partie de saison, elle avait été très performante. On sait à quoi s’attendre. Maintenant, on doit surfer sur la confiance de Saint-Etienne pour être capable de hisser encore plus notre niveau et tout faire pour prendre trois points.
 
Qu’avez-vous pensé de la prestation de Marvin Martin et Salomon Kalou face à Saint-Etienne ?
Un peu comme toute l’équipe, c’est bien jusqu’aux trente derniers mètres. Pour tout ce qui est de la phase de préparation, ces joueurs se sont bien fondus dans le collectif. Après, et ce n’est pas seulement valable pour Salomon et à Marvin, on a besoin d’être beaucoup plus précis dans la dernière passe et beaucoup plus efficace dans la finition. Ça nous a « suffi » pour gagner à Saint-Etienne, mais il y aura des matchs où on aura besoin certainement de beaucoup plus d’occasions pour marquer des buts. On a besoin de beaucoup plus travailler dans ce domaine-là, et il est logique que ces deux joueurs aient besoin d’un temps d’apprentissage des qualités de leurs coéquipiers. On ne joue pas avec Tulio De Melo comme on joue avec Nolan Roux. On ne jouait pas avec Eden (Hazard) comme on joue avec Dimitri (Payet). Il faut jouer avec les qualités de ses partenaires, c’est important. Mais l’intelligence du football est là chez Salomon et Marvin, donc ça devrait nous aider à bien figurer. On espère le plus vite possible.

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