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Lors d’un point-presse, le milieu marseillais Benoit Cheyrou a exprimé sa lassitude par rapport à la marginalisation dont sont victimes les footballeurs dans la société.

L’été 2012 aurait pu être celui de la réconciliation entre l’Equipe de France et le football français en général et tous ses admirateurs. Après le désastre de Knysna, qui a fait chuter au plus bas la cote d’amour de cette sélection, une réponse était attendue. Malheureusement, elle n’a fait que s’enfoncer encore plus avec les nouveaux écarts extra-sportifs qui ont surgi. Des dérapages qui n’ont fait qu’augmenter la désaffection de l’opinion publique à l’égard des footballeurs. Partout où ils passent, qu’ils soient internationaux ou pas, ces derniers sont aujourd’hui montrés du doigt et traités de tous les noms. Un épiphénomène contre lequel Benoit Cheyrou a décidé de se révolter.

« Il y a des bons et des cons partout »

Ce mercredi, trois jours après avoir inscrit le but de la victoire de son équipe de l’OM face à Reims (1-0) en ouverture de championnat, l’ancien Auxerrois a donc préféré s’attarder sur ce qui pourrit aujourd’hui le ballon rond français, plutôt que de parler de l’actualité de son équipe. Et son point de vue sur la question est pour le moins approfondi. « Il y a eu des comportements condamnables. Il faut les corriger. Mais beaucoup de personnes se sont emparées de ces histoires et ont fait beaucoup de démagogie et de politique. Ça m’ennuie aussi » a-t-il tonné, en précisant qu’il « est contre les généralités ». 

A 31 ans, Cheyrou fait aujourd’hui figure d’ancien en Ligue 1. Même s’il n’a connu aucune cape en sélection, il a donc été un peu témoin de la déflagration qu’a connue la sélection française. Il le regrette, mais ce qu’il regrette encore plus c’est le manque de discernement dont font preuve ceux qui permettent de juger les footballeurs. « Quand on t’arrête dans la rue, qu’on te dit les footballeurs sont comme ci, comme ça…. Il y a des bons et des cons partout, rappelle-t-il. Mais je n’ai pas envie de passer pour un mec qui ne respecte rien. Ce n’est pas cette image-là que j’ai envie de donner de moi, mais aussi du foot. Par rapport aux jeunes, aux éducateurs dans les quartiers,… On se doit de donner une bonne image. Pas seulement sur le terrain, mais aussi en dehors. On a valeur d’exemple, il ne faut pas l'oublier ».

En termes de valeurs, le football n’est aujourd’hui pas la meilleure vitrine du sport. Une réalité que Cheyrou n’a pas cherché à nier. Cela étant, il met surtout cela sur le compte de la médiatisation, dont les effets pervers sont incommensurables. Il en apporte la preuve par l'absurde : « Là, c’était les Jeux Olympiques. C’était fantastique. J’adore les J.O. car on y découvre beaucoup de sports. Mais on s’aperçoit qu’il y a aussi parfois des gestes anti-sportifs et anti-olympiques. Mais ça a été beaucoup moins mis en valeur que dans le football, a-t-il constaté. On a vu la Marseillaise qui n’était pas chantée par certains Français quelle que soit la discipline. On n’a rien dit. J’ai vu pas mal de choses pas très belles pour le sport et personne n’en a parlé. Dans le foot, on se focalise tout de suite dessus, et c’est amplifié. Il ne faut pas non plus abuser ».

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