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Attraction surprise d'un mercato niçois dicté par les contraintes, le nouvel entraîneur de Nice Claude Puel retrouve la Côte d'Azur avec pour mission de réveiller Nice.

Le Castrais de 50 ans, joueur puis entraîneur de Monaco de 1979 à 2001, a beau être reconnu comme un bâtisseur, son "coup de coeur" pour l'OGCN a résonné comme un coup de tonnerre en L1, lui qui a entraîné des clubs plus huppés comme Lille et Lyon. Regonflé par une année sabbatique, Puel remet les mains dans le cambouis pour trois saisons. Comme Michel Seydoux au Losc en 2002, le président Jean-Pierre Rivère lui a transmis les clés "avec plaisir et soulagement", à défaut d'une carte bancaire prête à chauffer.

Une méthode de champion de France

Tout en gardant dans un coin de la tête l'équipe de France, Puel a annoncé dès son retour sur les bords de la Méditerranée sa volonté de "retrouver la Ligue des champions". Sans pour autant escamoter les difficultés ni les étapes à franchir pour déjà faire grandir la maison niçoise. Un peu plus de 130 millions d'euros dépensés à Lyon (2008-2011), et pas un centime déboursé pour l'instant par le Gym, qui a attiré quatre recrues libres (Bauthéac, Delle, Kolodziejczczak et Genevois), en attendant l'arrivée de l'attaquant argentino-croate Cvitanich (Ajax) pour moins d'un million d'euros. Le club, sous surveillance de la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG) depuis 2008, mise sur l'expérience du technicien pour développer patiemment le potentiel des jeunes, dont sa prometteuse classe "Gambardella".

Avec un effectif de nouveau très remanié (10 départs l'été dernier, autant cette saison dont des cadres), encore amoindri devant (Mounier, Mouloungui et Gonçalvès sont partis) et rajeuni (24 ans de moyenne d'âge), le successeur de René Marsiglia (2011-juin 2012), néophyte parvenu à arracher le maintien dans des conditions 'rock and roll', n'est pas effrayé par l'ampleur de la tâche. La méthode du champion de France (deux titres comme joueur, un en tant qu'entraîneur avec Monaco) et demi-finaliste de la C1 (2009-2010 avec Lyon) a visiblement séduit. Et a tordu le cou à quelques idées reçues. "On m'avait parlé d'un homme froid et dur. C'est faux. Il est même très drôle. Il aime le travail physique mais insiste sur la technique et la tactique", confie le défenseur Romain Genevois (ex-Tours, L2).

Les clichés ont la vie dure et oui, ça m'agace d'être étiqueté entraîneur défensif, relève l'intéressé. J'aime que mes joueurs aillent de l'avant et s'éclatent. Je veux un jeu plus ambitieux avec des prises de risque plus importantes. Les longs ballons devant, ce n'est pas mon truc." "Ce n'est pas évident à mettre en place, surtout avec une formation qui bataille depuis si longtemps pour le maintien et qui a inscrit 44% de ses 39 buts sur phases arrêtées. Là aussi, il faudra de la patience et de la constance", assure l'entraîneur, assez détendu et souriant, malgré un mercato languissant, à l'approche de la reprise en L1 avec la réception d'Ajaccio, le 11 août

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