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C’est un PSG made in Italy qui démarrera la saison 2012-2013 avec un entraineur et des stars estampillés Serie A.


Entraîneur italien, joueurs italiens, ou venant de grands clubs du Calcio, dont le dernier en date, la star suédoise Zlatan Ibrahimovic en provenance de l'AC Milan: le Paris SG est financé par les qataris mais vit à l'heure italienne.

Quand le PSG profite du déclin de la Serie A

Le décompte donne le vertige. L'entraîneur Carlo Ancelotti, le gardien Salvatore Sirigu (ex-Palerme), le milieu Thiago Motta (ex-Inter Milan) sont Italiens. Et le PSG a également fait son marché dans les clubs italiens pour s'offrir le Brésilien Thiago Silva (ex-AC Milan), le Malien Mohamed Sissoko (ex-Juventus), les Argentins Javier Pastore (ex-Palerme) et Ezequiel Lavezzi (ex-Naples) et même, un comble pour un club parisien, le Français Jérémy Menez (ex-AS Rome). Sans oublier les deux dernières recrues en date, "Ibra" arraché à l'AC Milan et le moins connu Marco Verratti, international espoir italien (ex-Pescara, club promu en Serie A italienne).


Voilà qui confirme que le championnat d'Italie est en déclin et doit trouver des solutions alternatives pour se relancer. Soit en découvrant des nouveaux joueurs en multipliant les recruteurs aux 4 coins du globe, soit en faisant confiance à ses propres jeunes. Car d’un point de vue purement financier, la bataille est perdue d’avance face aux grands d’Espagne, aux grosses cylindrées de Premier League et même face au PSG, dernier arrivé dans l’aréopage des clubs prestigieux.

Leonardo, « The italian job »

La Botte se consolera en constatant que ce PSG est finalement un de ses représentants.Mais si l'Italien devient la première langue du PSG, c'est grâce au Brésilien Leonardo, ancien joueur du PSG aujourd'hui directeur sportif du club parisien, qui fut joueur (AC Milan) et entraîneur (AC et Inter Milan) en Italie. L’ancien parisien n’a jamais coupé les ponts avec le Calcio et son carnet d’adresse est la clé de l'explication de ce PSG à la sauce italienne.

Lors de sa première saison parisienne, il avait enlevé Pastore à Palerme mais aussi à Chelsea, qui le convoitait. Il s'était ensuite cassé les dents sur les dossier Beckham et Pato, mais Leonardo, conscient des faiblesses pécuniaires du Milan, a su revenir à la charge au bon moment pour le dépouiller de ses meilleurs éléments.  Bonus compris, le coût total du recrutement des deux ex-Milanais est estimé entre 70 et 80 M EUR, argent qui fait du bien aux finances lombardes.

Vedettes en voie de disparition

Outre l'endettement de leurs clubs (le déficit cumulé des clubs professionnels italiens --les quatre premières divisions-- sur la saison 2010-2011 s'est aggravé de 23% à 428 millions d'euros), les Italiens, sur le plan sportif, ne font plus peur. L'Inter Milan a fait figure d'exception en remportant la Ligue des champions en 2010, mais cela ressemblait au chant du cygne.

Premier signe notable du déclin, l'Inter n'avait pas pu retenir Samuel Eto'o, séduit par le contrat mirobolant du club russe d'Anzhi Makhachkala (20,5 millions d'euros par saison). Il ne restait plus que deux joueurs de champ à l'aura de star en Italie, Ibrahimovic et Wesley Sneijder (Inter Milan). Il n'y en a plus qu'un.

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