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Frédéric Antonetti, l'entraîneur de Rennes, a évoqué la rencontre face à Quevilly (Nat) en demi-finale de la Coupe de France.

Frédéric Antonetti, l'entraîneur de Rennes, a évoqué la rencontre face à Quevilly (Nat) en demi-finale de la Coupe de France. Une bonne occasion de donner au Stade Rennais, dans l'attente d'un trophée depuis 1971, "un succès" qu'il "mérite" pour "le travail accompli depuis des années.

Ce match est très important pour Rennes, qui n'a rien rien gagné depuis 41 ans et une Coupe de France...
Oui, ce club a besoin de se mettre en valeur, d'un peu de lumière. Cela fait quelques années qu'il est sur le devant de la scène, fait des campagnes européennes mais ne remporte pas de trophée. Cela peut être une occasion. Elles n'arrivent pas très souvent, donc il faut les saisir. Ce club mérite un succès pour le travail effectué depuis des années, son sérieux. Mais il faut aller le chercher.

Vous avez beaucoup fait tourner samedi à Evian-TG en Championnat (victoire 3-1). Etait-ce en vue de cette échéance importante ?
Non, je n'ai pas fait tourner pour faire tourner, je n'en avais pas besoin car il y a trois jours pleins entre les deux matches. Mais vu l'investissement, la qualité des entraînements, je dois faire vivre le groupe. Je sens que depuis un mois les joueurs ont accepté la concurrence. Certains m'ont dit que j'étais juste, ce qui est pour moi le plus beau des compliments.

Ressentez-vous au sein du groupe cette envie d'aller au bout ?
Depuis le début on a été très présent, avec des matches difficiles à Nice (en 16e de finale, ndlr) et Valenciennes (en quart de finale, ndlr). On est proche du but, il est évident qu'on a envie d'aller au bout. Mais ce sont des mots, après il y a le terrain. Le football fiction, ce n'est pas trop mon truc, d'ailleurs je ne joue pas au Loto sportif. Il faut qu'on soit concentré sur notre style de jeu et notre projet sportif. C'est le plus important. On est favori, c'est logique, et il faut assumer ce rôle.

Quevilly, qui vous avait éliminés en 8e de finale en 2010, n'est pas un bon souvenir pour Rennes...
La meilleure façon de durer dans ce métier est de préparer le prochain match. Il faut se servir des bonnes et mauvaises expériences passées car on apprend plus dans l'échec que dans la réussite, mais ce qui est important, c'est de se projeter dans l'avenir et pas de ressasser ce qui s'est passé. Tout le monde a connu des échecs et des réussites.

Il n'y a donc aucune leçon à tirer de cette élimination ?
Evidemment qu'il y a toujours des leçons à tirer, mais c'est un autre contexte, un autre match. Je me sers de tout, de ce match d'il y a deux ans comme de l'expérience accumulée. Et les leçons de mes expériences, c'est d'arriver humble et d'être présent sur le terrain.

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