thumbnail Bonjour,

Victorieux de Lille (2-1), l’OL a démontré samedi soir qu’il savait faire face à ses responsabilités lorsqu’il se retrouvait dos au mur. Rassurant pour la fin de la saison.

Voir les spectateurs du Gerland passer d’une attitude boudeuse à celle qu’on leur aime, celle du 12e homme, en l’espace d’un seul match cela n’a pas du arriver souvent ces derniers temps. Et cela dit sur la métamorphose qu’ont réalisé les Gones entre leur match de Nicosie, mercredi dernier, et celui de ce samedi face à Lille. Parfaitement conscients de l’obligation qu’ils avaient de se rebiffer, les Rhodaniens ont réussi un match quasi parfait en terme de maitrise. Efficaces durant leur période forte et solides durant les moments faibles, ils ont cueilli un succès d’une grande importance. Celui qui leur permet de continuer à croire en une 13e participation consécutive à la Ligue des Champions. A la fin de la rencontre, il était même difficile de penser que c’était la même équipe qui a joué il y a trois jours en Chypre.

Le message d’Aulas a fait son effet

« Je me suis aussi posé la question » a confié le capitaine Cris ce dimanche sur les ondes du RMC, « je me demandais pourquoi on n’a pas réussi contre l’APOEL la même période qu’on a fait contre Lille ». L’interrogation demeurera assurément sans réponse, mais l’heure n’est maintenant plus aux regrets. La formation rhodanienne peut surtout se féliciter du travail qu’elle a accompli face à un rival direct du haut de tableau et alors que tout indiquait qu’elle allait échouer. C’est là, l’illustration que ces Gones-là sont encore capables de très grosses performances même lorsqu’ils sont décriés de partout. « Il fallait retrouver notre état d’esprit, témoigne Jimmy Briand. Ce soir (hier) on l’a fait. Il faut continuer ainsi. Tout n’était pas parfait ce soir, nous étions face à nos responsabilités  et nous avons fait une bonne entame de match. De plus nous avons fini par remporter ce match à dix, il faut que cela continue ».

L’état d’esprit, c’est ce qui a donc fait principalement la différence dans cette rencontre. En tant qu’entraineur, Remi Garde ne pouvait que s’en féliciter. Lui qui n’avait pas hésité à pointer du doigt avant la rencontre certaines individualités (sans les nommer) pour leur manque d’investissement. Bluffé, il l’a donc également été et plutôt deux fois qu’une. « Ce que les joueurs ont fait, c'était très beau dans le jeu en première période comme au plan de l'état d'esprit, a-t-il admis. Et de ressources qu'ils sont allés chercher pour tenir le résultat ». Le coach a surtout aimé la solidarité dans les siens ont fait preuve quand les jambes ont commencé à se faire « plus lourdes ». « Il y avait des consignes un peu particulières par rapport à la fatigue, nos possibilités du moment et la façon dont nous pouvions nous rassurer. Ce qui a été travaillé et mis en place a été très bien exécuté » a-t-il ajouté. De quoi être encore plus content.

Outre l’entraineur, le président Jean-Michel Aulas avait, lui aussi, toutes les raisons d’être satisfait après ce choc remporté. Absent à cause d’un voyage d’affaire, l’homme fort de la maison rhodanienne pouvait se féliciter d’avoir laissé un mot à ses joueurs juste après la défaite subie en Ligue des Champions. Une petite lettre que chaque joueur a reçu, et qui s’apparentait à un mélange entre un rappel à l’ordre et un renouvellement de confiance envers tout le groupe. « Il nous a dit sa déception, mais il n’a aussi motivé pour la suite, nous certifiant qu’il ne nous lâchera pas » a dévoilé Cris. Une démarche de JMA qui a porté ses fruits, et qui n’est pas sans rappeler celle qu’il a tenue il y a 8 ans après une élimination en quarts de la C1 face au PSV. Après la partie, il a consoler les siens en introduisant des petits fours et du champagne dans le vestiaire, tout en profitant pour rappeler à chacun ses responsabilités. Le résultat qui a suivi : une victoire importante face à Strasbourg en championnat et la conquete du titre national deux mois plus tard.

A lire aussi :

Tout sur la Ligue 1

Relatifs

From the web