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Montpellier qui s'affirme en leader, Paris qui réagit en groupe, la concurrence qui se resserre et le bas de tableau qui se dessine. Retrouvez les enseignements de la 25e journée !

1. Montpellier a les épaules plus larges qu'il le fait croire

Tout le monde à Montpellier s'en défend : le titre, c'est loin et surtout, ce n'est pas un objectif. Et pourtant, il faut bien ouvrir les yeux : les Héraultais sont bien plus que des joueurs qui sont là par hasard et continuent de surfer sur la vague en attendant qu'elle retombe. Le week-end dernier, ils ont fait mieux que tenir la dragée haute au PSG (2-2) au Parc des Princes. Un autre gros morceau les attendait, cette fois à domicile : Bordeaux. Les Girondins n'ont peut-être pas toujours montré un superbe visage depuis le début de la saison, mais en 2012, ils étaient invaincus et presque toujours convaincants. D'ailleurs, ils ont confirmé cet état de forme samedi soir, en livrant l'une de leur meilleure prestation de la saison. Malgré tout, Montpellier a eu de la réussite et a surtout eu le comportement du champion en s'imposant sans être forcément toujours génial. Le voilà premier du championnat, seul devant le PSG. La pression est désormais sur ses épaules.


2. Paris perd la tête, mais gagne un groupe

Du point de vue purement mathématique, le point du nul obtenu à Gerland (4-4) n'est vraiment pas une bonne opération. Parce qu'il intervient après un autre nul, une semaine avant, au Parc des Princes face au MHSC (2-2), mais surtout parce qu'il permet à Montpellier de passer devant au classement, avec une longueur d'avance. Malgré tout, cette rencontre spectaculaire a de quoi satisfaire les Parisiens et leur entraîneur. "L'important est de garder la confiance et de développer notre jeu. Nous avions besoin d'obtenir une belle performance à Lyon et nous l'avons fait contre un adversaire de qualité. C'est un bon résultat. Remonter un score de 4-2 en notre défaveur n'était pas facile. Nous avons montré beaucoup de caractère et de personnalité", confirmait Carlo Ancelotti après la rencontre. La défense du club de la capitale inquiète, comme les trous noirs de l'équipe par moments, ou le jeu par encore tout à fait en place. Mais c'est collectivement que le PSG est revenu au score. Sans oublier l'apport plus qu'indispensable de Guillaume Hoarau, qui joue les sauveurs ces dernières semaines.


3. Marseille n'est pas infaillible

On avait presque oublié que l'Olympique de Marseille était faillible et pouvait perdre. Cela faisait 16 matchs consécutifs, toutes compétitions confondues, que l'OM n'avait plus connu les tristesses de la défaite. Cette semaine encore, alors que l'Inter Milan les a bousculés, les Phocéens ont tenu et ont fini par l'emporter (1-0). Face à Brest, cela n'a pas été la même chose. Les hommes de Didier Deschamps n'ont pas démérité puisqu'ils ont tout de même tiré 22 fois au but et ont globalement dominé la rencontre. Mais ils ont toujours ces problèmes d'efficacité... Cette défaite à Brest (0-1) pourrait ne pas être un gros problème, sauf qu'elle relègue l'équipe à la 8e place, à 7 longueurs de la troisième place lilloise, 4 de Saint-Etienne et une du trio Lyon-Rennes-Toulouse. Autant dire qu'il va falloir vite réagir du côté de l'OM !


4. La guerre du haut de tableau est déclarée !

Si Montpellier et le PSG sont un cran au-dessus et se livre une bataille à deux, un autre championnat se joue derrière. Lille avait l'occasion de se mêler d'un peu plus près à cette lutte ce week-end. Jusqu'à la 90e minute de jeu, et malgré un début de match difficile, les Nordistes y ont cru. Menant 1-0, les hommes de Rudi Garcia allaient se rapprocher à 5 points de Montpellier, 4 du PSG. Mais un but de Mevlut Erding en toute fin de rencontre a ruiné ces espoirs (1-1). Résultat des courses, le LOSC reste troisième, mais à distance respectable du duo de tête et avec seulement trois longueurs d'avance sur l'ASSE.


Les Verts s'habituent d'ailleurs au top 5 et restent même dans la course au podium, malgré leur nul à Auxerre (0-0). Les autres résultats de la 25e journée leur ont été finalement assez favorable, à commencer par le nul de l'Olympique Lyonnais face à Paris (4-4). Ce dernier a du mal puisqu'il reste sur deux défaites et un nul en championnat... Comme on le disait plus haut, Rennes n'a pas forcément réussi une belle opération mathématique de son côté, mais a eu le mérite de revenir face à Lille (1-1). Enfin, s'il y a bien un club qui a gagné son pain ce week-end, c'est Toulouse. Grâce à sa victoire sur Sochaux (2-0), les Haut-Garonnais remontent à égalité de points avec l'OL et Rennes et peuvent de nouveau avoir des ambitions.


5. Lorient peut s'inquiéter, Ajaccio et Nice remontent

Les semaines passent et Lorient peine. Ses matchs ne sont pas toujours de mauvaise facture, loin de là, mais la réussite ne vient pas... tout comme les résultats.  A la fin de la 15e journée, les Bretons étaient 7e du classement. Après 10 journées de plus et aucune victoire (6 défaites, 4 nuls), les voilà redescendus à la 14e place. Surtout ils n'ont plus que quatre longueurs d'avance sur la zone de relégation... et peuvent craindre la suite du championnat. Heureusement pour eux, Dijon et Nancy ont été battus. D'un autre côté, ils voient revenir Ajaccio à leurs trousses. Les Corses ont renoué avec la victoire, face à un concurrent direct, Dijon (2-1). Nice s'est, de son côté, sorti de la zone rouge grâce à sa courte victoire sur Caen (1-0), repassant devant Nancy, tombé à Annecy (0-2) et Auxerre, qui a tenu le nul face à l'ASSE (0-0).




6. Sochaux, cas désespéré ?

Les semaines passent et Sochaux continue de s'enfoncer un peu plus. Après la rencontre à Toulouse (0-2), Mehmet Bazdarevic regrettait même le comportement de ses joueurs, indigne d'une équipe qui joue le maintien. Il faut dire que les Franc-Comtois ont enchaîné leur 12e match sans victoire (9 défaites, 3 nuls), passant de la 11e à la 20e place, n'arrivent pas à marquer et encaissent bon nombre de buts. Ils semblent tout simplement ne pas avoir les moyens de redresser la barre et s'enfoncent journées après journées. Heureusement pour eux, les clubs devant eux ne font pas beaucoup mieux et la 17e place, en dehors de la zone de relégation n'est qu'à trois points. Au-dessus, ça commence à s'échapper, même si finalement, la 12e place éviannaise n'est qu'à sept points. Mais pour s'en sortir, il va falloir réagir rapidement !

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