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S’ils ont livré une prestation énorme aux avant-postes, les Parisiens ont encore affiché de sérieuses faiblesses défensives, samedi face à Lyon (4-4).

Six buts encaissés en deux matches pour une équipe qui vise le titre en Ligue 1 (et rien d’autre), c’est assurément beaucoup. Le PSG et son coach Carlo Ancelotti doivent le savoir et c’est pourquoi ils n’ont pas vraiment de quoi jubiler à l’issue du « match de folie » vécu samedi à Gerland contre Lyon (4-4). Une fragilité nouvelle pour l’équipe qui possédait, il y a de cela 24 heures à peine, la meilleure défense du championnat. Et une fragilité qui n’a pas été sans conséquence, puisque le club de la capitale n’est plus le leader au classement général. Montpellier l’a doublé en l’emportant à Bordeaux (1-0). A 13 journées de la fin du championnat, le problème en question a de quoi etre préoccupant.

Sur les phases arrêtées, ça craint


« Si à chaque match, il faut qu’on en mette 4 ou 5 buts pour l’emporter, ça va devenir compliqué ». Le défenseur Christophe Jallet avait parfaitement résumé la situation à la sortie du Gerland. Son équipe, en dépit d’un réel potentiel offensif, prend trop de buts pour espérer rester au sommet. Alors, certes, elle demeure invaincue sur la scène nationale depuis son revers contre Marseille (3-0), mais cette donnée n’est pas vraiment de nature à rassurer les Franciliens. Et dans cette idée on peut être confrontés par le fait que contre Montpellier et Lyon, ce n’est que dans les arrêts de jeu qu’ils sont parvenus à éviter la défaite grâce à des réalisations salvatrices de Guillaume Hoarau. L’attaquant réunionnais a été doublement décisif, tout comme Salvatore Sirigu, qui a réalisé quelques arrêts importants.

Contrairement à un grand nombre des techniciens italiens, Ancelotti n’a jamais été adepte d’un jeu qui privilégie la défense. Toutefois, Carletto ne peut s’empêcher de constater que le secteur en question n’est en rien rassurant. Et c’est ce qu’il a fait publiquement, en pointant du doigt là où ça fait le plus mal à savoir la défense sur les phases arrêtées. « Il y a eu trois minutes incroyables au cours desquelles nous avons concédé trois buts sur un deuxième ballon après corner, a-t-il confié samedi. Nous n'avons pas été bons une nouvelle fois sur ce type de situation. Cela fait six fois sur les derniers matches ». A quoi est-ce dû ? Mamadou Sakho, le capitaine, pense détenir la réponse : « On encaisse des buts sur des manques d’attention ». Une excuse qui ne fait pas vraiment honneur à une arrière-garde où se côtoient des éléments tels que Maxwell, Lugano et Alex.

Face à l’OL, le seul défenseur parisien à avoir donné satisfaction est peut-être Cearà. Incorporé en fin de match, il a relancé la machine en marquant le but de 4-2 sur son premier ballon touché. Derrière, il a également fait du bon travail, faisan oublier la performance insuffisante de Christophe Jallet. Ce qui est étonnant c’est que le Brésilien jouait gros sur ce match. Mécontent du traitement qui lui est réservé par Ancelotti depuis le début de l'année, il s’est surpassé pour démontrer ses qualités. Avec le recul, on peut en déduire que c’est cette mentalité-là qui pourrait aider l’équipe à retrouver son meilleur rendement. « On est fautif, il va donc falloir resserrer les vis à ce niveau-là » a reconnu Hoarau. Une réponse est attendue dès la semaine prochaine au Parc face à Ajaccio.

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