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Ligue 1, PSG - Un procès et des questions
Le Paris Saint-Germain fait l'actualité des gazettes juridiques au lieu de briller au sein de la sphère sportive. Accusé d'avoir floué l'URSSAF pour mieux payer ses joueurs, le club de la capitale, Nike France et de nombreux agents sont dans la mire de la justice. Mais au-delà des magouilles du club de la capitale, c'est tout un système qui est visé.
By Alexandre Walraevens
Depuis lundi le PSG fait parler de lui mais malheureusement pas forcément de la manière qui unierait à nouveau les supporters et ce malgré une nette victoire samedi face à Sochaux (4-1) dans un Parc des Princes déserté. Non le PSG est obligé de s'expliquer sur des transferts et des rémunérations frauduleuses de joueurs entre 1998 et 2003. Tout un système destiné à détourner de l'argent afin de payer moins de cotisations d'une part et de mieux payer les joueurs dans un second temps. Un procès au cours duquel les principaux béniéficiaires (hors mis les agents) seront absents ! Au-delà de constat c'est tout un système vicié qui est visé.
Des présidents mis en examen...mais qui ne savaient pas !
En vertu de la loi, toutes les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d'innoncence. Laurent Perpère et Francis Graille sont officiellement mis en examen dans cette affaire. Les deux ex-présidents sont accusés d'avoir cautionné le système qui consistait, avec l'aide de Nike, à verser des compléments de salaire aux joueurs afin de se soustraire à l'URSSAF, et donc par conséquent de bien mieux payer les joueurs en question. Le deuxième versant de l'affaire concerne les conventions qui liaient les agents au PSG. Pour la justice, elles seraient inexistantes...là aussi dans un but de flouer l'état. Il faudra attendre le 14 avril pour savoir si tous ces motifs seront retenus par la 11e chambre tu Tribunal Correctionnel de Paris. En attendant, agents, administratifs, ex-présidents et dirigeants de Nike France défilent à la barre.
"La famille du football" fonctionne à plein régime lorsqu'il s'agit de s'enrichir ou de flouer l'administration fiscale. Il se pourrait que certaines langues se délient si jamais les mises en causes étaient sévères. La réalité est que le football, via les transferts, génère des flux d'argent non contrôlés par les administrations fiscales nationales (l'Angleterre a un système plus transparent avec les agents que la France). N'ayons pas peur des mots, tout le monde se sucre à tous les étages. Le système est donc pourri de l'intérieur. L'opacité qui règne est telle que personne ne fera le moindre geste en faveur d'une transparence louable. Souvent invoqué, le fait d'être dans "une situation nouvelle", c'est à dire "de non droit", est un argument qui ressort au fur et à mesure des plaidoieries. La défense des mis en cause consiste à dire qu'ils ne savaient pas que ce montage fiscal était illégal. peu crédible. La réforme de la profession d'agent est encore sur la table des députés et des sénateurs, mais elle vise à stopper les abus bien connus mais malheureusement difficilement contrôlables. Voulue pas Jean Français Lamour, ce chantier est maintenant dévolu à Rama Yade.
Des joueurs bénéficiaires et non inquiétés !
L'ironie du sort. Les principaux bénéficiaires de ce procès ne seront pas inquités, tout du moins pour le moment. "La responsabilité pénale des joueurs ne peut être engagée pour la conclusion de conventions auxquelles ils n'ont pas personnellement participé et même s'ils sont destinataires de revenus non imposés", pouvait-on lire dans l'ordonnance de renvoi. Comment justifier que Madame Déhu puisse retirer 160 000 euros en espèce sur le compte de Pro Agency, sur la base d'un écrit de Ranko Stojic (l'agent) ? Pourtant la liste de joueurs bénéficiaires de ce régime est longue : Pauleta, Ronaldinho, Anelka, Heinze, Sorin, Pochettino, Déhu, Luccin, Leroy, Andre Luiz, Paulo Cesar ou Cristian.
"Ces packages ont été suggérés par le PSG à Nike", peut-on apprendre par Pierre Frelot, l'ancien directeur financier du club, "afin de garder les joueurs internationaux". Le même Frelot qui avait parlé de 25 millions d'euros de salaires versés de manière occulte, a semble-t-il, après deux jours de débat, été beaucoup moins prolixe. La pression doit être folle afin de ne pas mettre en péril ce système vicié. Car ce n'est pas le PSG qui est directement visé dans cette affaire, c'est le fonctionnement financier du football. Les joueurs, quant à eux, principaux bénéficiaires, ne sont pour le moment pas inquiétés. Un comble quand on sait que la signature d'un contrat ne repose que sur le montant net du salaire. Plus que jamais le football est écrasé par l'argent. Messieurs Blatter et Platini, il est temps de réagir.
Des présidents mis en examen...mais qui ne savaient pas !
En vertu de la loi, toutes les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d'innoncence. Laurent Perpère et Francis Graille sont officiellement mis en examen dans cette affaire. Les deux ex-présidents sont accusés d'avoir cautionné le système qui consistait, avec l'aide de Nike, à verser des compléments de salaire aux joueurs afin de se soustraire à l'URSSAF, et donc par conséquent de bien mieux payer les joueurs en question. Le deuxième versant de l'affaire concerne les conventions qui liaient les agents au PSG. Pour la justice, elles seraient inexistantes...là aussi dans un but de flouer l'état. Il faudra attendre le 14 avril pour savoir si tous ces motifs seront retenus par la 11e chambre tu Tribunal Correctionnel de Paris. En attendant, agents, administratifs, ex-présidents et dirigeants de Nike France défilent à la barre.
"La famille du football" fonctionne à plein régime lorsqu'il s'agit de s'enrichir ou de flouer l'administration fiscale. Il se pourrait que certaines langues se délient si jamais les mises en causes étaient sévères. La réalité est que le football, via les transferts, génère des flux d'argent non contrôlés par les administrations fiscales nationales (l'Angleterre a un système plus transparent avec les agents que la France). N'ayons pas peur des mots, tout le monde se sucre à tous les étages. Le système est donc pourri de l'intérieur. L'opacité qui règne est telle que personne ne fera le moindre geste en faveur d'une transparence louable. Souvent invoqué, le fait d'être dans "une situation nouvelle", c'est à dire "de non droit", est un argument qui ressort au fur et à mesure des plaidoieries. La défense des mis en cause consiste à dire qu'ils ne savaient pas que ce montage fiscal était illégal. peu crédible. La réforme de la profession d'agent est encore sur la table des députés et des sénateurs, mais elle vise à stopper les abus bien connus mais malheureusement difficilement contrôlables. Voulue pas Jean Français Lamour, ce chantier est maintenant dévolu à Rama Yade.
Des joueurs bénéficiaires et non inquiétés !
L'ironie du sort. Les principaux bénéficiaires de ce procès ne seront pas inquités, tout du moins pour le moment. "La responsabilité pénale des joueurs ne peut être engagée pour la conclusion de conventions auxquelles ils n'ont pas personnellement participé et même s'ils sont destinataires de revenus non imposés", pouvait-on lire dans l'ordonnance de renvoi. Comment justifier que Madame Déhu puisse retirer 160 000 euros en espèce sur le compte de Pro Agency, sur la base d'un écrit de Ranko Stojic (l'agent) ? Pourtant la liste de joueurs bénéficiaires de ce régime est longue : Pauleta, Ronaldinho, Anelka, Heinze, Sorin, Pochettino, Déhu, Luccin, Leroy, Andre Luiz, Paulo Cesar ou Cristian.
"Ces packages ont été suggérés par le PSG à Nike", peut-on apprendre par Pierre Frelot, l'ancien directeur financier du club, "afin de garder les joueurs internationaux". Le même Frelot qui avait parlé de 25 millions d'euros de salaires versés de manière occulte, a semble-t-il, après deux jours de débat, été beaucoup moins prolixe. La pression doit être folle afin de ne pas mettre en péril ce système vicié. Car ce n'est pas le PSG qui est directement visé dans cette affaire, c'est le fonctionnement financier du football. Les joueurs, quant à eux, principaux bénéficiaires, ne sont pour le moment pas inquiétés. Un comble quand on sait que la signature d'un contrat ne repose que sur le montant net du salaire. Plus que jamais le football est écrasé par l'argent. Messieurs Blatter et Platini, il est temps de réagir.
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