Ligue 1 - Geoffrey Dernis : "Montpellier, le bon choix" (EXCLU)

A 28 ans, Geoffrey Dernis a fait un pas de plus vers le Sud après des étapes à Lille puis à Saint-Etienne. Pour ce Nordiste pur jus, venir à Montpellier est une révélation. De surcroît à la lecture des premiers résultats du club, invaincu après trois journées de championnat.

25 août 2009 22:41:08

Geoffrey Dernis (Montpellier)
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Geoffrey Dernis (Montpellier)

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Geoffrey Dernis est un homme heureux. Heureux qui comme Montpellier caracole fièrement dans la première partie du classement de la Ligue 1. Arrivé dans l’Hérault cet été en provenance de Saint-Etienne, Dernis l’homme du Nord découvre avec plaisir les particularités du Sud, son environnement mais aussi… « sa chaleur. » « Je suis comblé » dit-il alors que tous les signaux sont actuellement au vert au MHSC. Un enthousiasme que Dernis partage tout à la fois sur le terrain mais aussi dans le vestiaire dont il fait partie des cadres de René Girard.

Après les trois premières journées de Ligue 1, Montpellier est toujours invaincu et campe même sur un premier succès (2-0) contre Sochaux. Ces débuts du promu vous surprennent-ils ?

Surpris oui et non. On savait que le début de saison serait primordial pour la suite. On a beaucoup travaillé cet été pour être prêt le jour J. Contre Paris on livre un bon match avec un nul que je qualifie de logique. A Lorient, par contre, on est peut-être tombé dans l’excès de confiance alors que les trois points nous tendaient les bras. On les a pris finalement face à Sochaux. Je crois, compte tenu de tous ces éléments, que notre début de championnat est plutôt conforme à nos attentes.

Peut-on dire que votre saison est lancée après ce succès sur les Doubistes ?


Après trois journées il était important de gagner enfin. Ce premier succès est un soulagement pour tous. C’est le premierd de Montpellier depuis son retour en Ligue 1. Ça fait cinq ans que les supporters attendent cela.

Loulou Nicollin, le fidèle président de La Paillade disait de votre équipe qu’elle pourrait  surprendre cette saison et viser mieux que le maintien. Est-ce aussi votre avis ?

Il y a de la qualité dans ce groupe et ce bon début de championnat nous donne forcément confiance. Aujourd’hui on est dans les dix après trois journées, à nous d’être aussi régulier tout au long de la saison. Nous avons les moyens dans ce groupe de tirer notre épingle du jeu. Mais je sais aussi d’expérience que tout peut aller très vitre dans les deux sens.

Vous parlez d’expérience,  Montpellier a justement axé son recrutement estival sur des joueurs ayant déjà pas mal bourlingué. Qui sont les leaders dans le vestiaire ?

Les leaders sont naturels. On essaie tous de partager nos acquis et notre expérience avec les jeunes de l’équipe. Ce groupe est prometteur, nous, nous faisons en sorte de le tirer vers le haut en évitant que personne ne s’éparpille.

En bout de chaine, quel est le discours de René Girard à votre encontre ?

Un discours relativement classique. Il fait partie des entraineurs qui officiaient dans les années 90 qui insistent beaucoup sur la simplicité et l’envie. De nous, il attend un maximum d’engagement. Offensivement il nous offre pas mal de latitude. Mais défensivement il est intraitable et exige la rigueur de tous.

A Montpellier la réussite du moment est aussi celle du Bosniaque Emir Spahic. Parlez nous de ce joueur que le grand public découvre avec étonnement…

Je ne le connaissais pas non plus. Au bout du compte, j’ai découvert un excellent joueur, très costaud dans les duels et redoutable sur coup de pied arrêté. C’est d’ailleurs la force de l’équipe que sa solidité sur les phases arrêtées.

Le 19 septembre prochain, Montpellier se rendra au Vélodrome pour disputer le derby contre l’OM. Y a-t-il un engouement particulier autour de cette rencontre ?

De mon côté je dirai que non car je le considère comme un match comme un autre. Mais je mesure qu'ici, ce match soulève lenthousiasme. Durant les cinq saisons de Montpellier en Ligue 2, certains supporters se sont tournés vers Marseille. Aujourd’hui leur cœur balance.

On vous sent pleinement épanoui dans cette équipe de Montpellier.  Est-ce réellement le cas ?


Je suis un homme heureux, comblé sportivement et familialement.

Aucun regret d’avoir signé à Montpellier ?

Absolument aucun. Au contraire…

Au départ, qu’est-ce qui a motivé votre choix ?


Ça c’est fait très vite. Des clubs sont venus se renseigner mais Montpellier fut le premier à entrer dans le débat. Je marche à la confiance. Avec les dirigeants, le discours est bien passé, le feeling était bon. En 15 jours, l’affaire était bouclée.

Qu’elles ont été vos premières impressions ?

Qu’il fait chaud. Très chaud (rire). Cela demande une certaine acclimatation. Hormis ce détail, je découvre chaque jour une région sympa dans un environnement propre au Sud avec énormément d’engouement pour le club.

Chaque étape de votre carrière vous pousse, vous l’homme du Nord, à descendre un peu plus au Sud. Jusqu'où comptez-vous aller ?


(Rire) Je ne sais pas mais je ne suis pas certain de descendre plus bas. Je suis déjà assez loin de mes origines nordistes.  Et puis comme je l’ai déjà dit, je suis persuadé d’avoir fait le bon choix en venant ici, à Montpellier.


Entretien réalisé par Thomas FILHOL
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